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OBSERVATION III

«Celui-là était complètement athée, du moinsille ditetille croit. Sa femme et ses enfants, très religieux au contraire, ne cessaient de prier pour lui. Chaque soir il entendait ses deux petites filles dire : «Mon Dieu ! convertissez notre père ». Cela lui portait sur les nerfs et plus d’une fois il le leur a rudement montré. Un dimanche soir, comme il se promenait dans une rue de Pontypridd, il entend la musique qui part d'une chapelle voisine. La

musique lui semble belle. Il entre, se met à chanter avec la con-

grégation. L’hymne est répété à plusieurs reprises et l’ «athée » littéralement empoigné sent un bouleversement dans tout son

être. Son « athéisme » s’évanouit, l’ho:reur de sa vie passée lui!

apparaît ; il s’agenouille et reste là priant et pleurant jusqu à ce qu’il ait la certitude que Christ lui a pardonné (1). »

OBSERVATION IV

X... parents alcooliques, apprend à boire dès la première enfance. À 45 ans, setrouve dans un état d'ivresse ininterrompue, de dépravation, faiblesse, stupeur continuelle, constituant un état de dégradation inconnu même des peuples les plus barbares. N'a plus figure humaine, vêtu de haillons, dégageant une odeur suffoquante. Habitait avec sa femme, maigre et décharnée, presque entièrement vêtue de toile à sac, et un petit enfant dans une seule pièce, véritable tanière que partageaient aussi de nombreux animaux. Une évangéliste de l'Armée du Salut tâcha de gagner leur confiance et de les amener à ses réunions. Mais ils ne comprenaient pas un mot de ce qu’on leur disait, leur détresse morale était un moindre obstacle que leur stupidité.

Néanmoins ils assistèrent tous deux à une réunion où des convertis racontèrent leurs souffrances passées, la fange où ils se débattaientet leur vie maintenant propre et joyeuse. Puis l'Evangile fut présenté dans toute sa simplicité. On montra que le plus vil, le plus abandonné, le plus misérable pouvait devenir un honnête homme, paisible et joyeux... il suflisait de demander à Dieu le pardon, et l'orateur montrait les hommes qui étaient sur l’estrade comme les preuves vivantes de ses assertions. L'ivrogne ému et pleurant avoue son besoin de ressembler à ces hommes : « J'ai senti tout à coup, dit-il, que j'étais décidé à aller vers Dieu, vraiment décidé, j'ai senti l'Esprit de Dieu des-

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