‹ La Psychothérapie ReligieuseChapitre 18 sur 93 · Ibid, p · texte numérisé non relu

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Renire à Lyon, objet d'inquiétude pour sa femme, d'effroi pour

son enfant.

« Mes nuits (1), agitées et fiévreuses, se passaient tantôt dans d’effrayants cauchemars qui me réveillaient en sursaut, baigné d'une sueur froide ; tantôt dans de fatigantes insomnies, pendant lesquelles mes yeux fixes, égarés, apercevaient à travers les ténèbres mille fantômes grimaçants. »

Fait alors usage de grogs à l’éther, diminue progressivement le volume d’eau qu’il y ajoutait, et bientôt remplace l’eau par du mauvais rhum.

Ecœuré de lui-même il se promet de renoncer au vin, aux liqueurs. de ne plus boire que de l’eau. Mais sa volonté anéantie ne lui permet pas de tenir plus de dix jours cet engagement d'abstinence.

Réussit encore à s’occuper dans une verrerie, mais pendant les grandes chaleurs sedésaltère avec de l’eau aromatisée de quelques gouttes d’absinthe — diminue peu à peula quantité d’eau et arrive à ne plus diluer l’absinthe que de moitié jusqu’à ce qu’on le ramène chez lui ivre-mort.

Fait dix emplois successifs, abandonne plusieurs fois sa femme, perd son quarante-septième et dernier emploi d'homme de peine dans une imprimerie,

Agé de cinquante ans mais singulièrement vieilli, surnommé l'ivrogne, mène une viede plus enplus irrégulière, pratique toutes sortes de petits métiers. « Les tavernes espagnoles (2) avaientle don de m'’attirer tout particulièrement, j'aimais à respirer les chaudes émanations qui se dégageaient de la lourde atmosphère de ces salles humides, basses, mal éclairées…., je restais là jusqu’à la fermeture et comme, à mon avis, il était encore trop tôt pour rentrer chez moi, j'allais frapper à la porte d’un bouge nocturne, sentine du vice, où je finissais mes soirées en absorbant soit de mauvaise eau-de-vie, soit du rhum infect. » À

Devient furieux, tente de tuer sa femme. Pense à se suicider; et pendant qu'il müûrit cetteidée dans sa chambre,ses yeux se fixent sur une gravure que lui avait donnée un ami chrétien qui s'était intéressé à lui. Cette gravure représentait l'enfant prodigue tombant dans les bras de son père.Loiseau s'approche de la gravure

et y voit les paroles que prononce, dans la parabole, l'enfant pro-

digue : « Mon père j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils 6). ».

Une lutte terrible s’engage en lui : il veut s’humilier, s’amender,

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