‹ La Psychothérapie ReligieuseChapitre 27 sur 93 · bid., p · texte numérisé non relu

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Notons encore l’activité féconde d’Elisabeth Fry. Cette femme

de l'aristocratie anglaise chercha surtout à améliorer le sort matériel des prisonniers, mais s’occupa aussi d'œuvre morale, spécialement dans La prison pour femmes de Newgate. Un Américain écrivait d’elle : « Il y a deux jours que j'ai vu la plus grande curiosité de Londres, oui, sans doute, mais aussi de l’Angleterre ; Westminster-Abbey, la Tour, Somerset-House, le British Museum et le Parlement lui-même, tombent au rang de choses sans importance, si on les compare au spectacle que j'ai vu: j'ai vu Elisabeth Fry à Newgate et je puis témoigner des effets miraculeux d’un christianisme. vrai sur les plus dépravés des êtres humains » (1).

Un chiffre montrera les bienfaisants résultats de son travail: de 1818 à 1822, dans la prison de Newgate, le nombre des récidivistes diminua de 40 oo et celui des criminelles de 7 à x (2).

Le 27 février 1818 on put répondre à une enquête, dirigée par

une Commission déléguée par la Chambre des communes :

« Non seulement l'état des détenues s’est considérablement amélioré, mais encore, et d'après l'opinion du gouvernement et du pasteur de la maison pénitentiaire, les femmes placées sous notre direction, se conduisent tout autrément que celles qui viennent d’autres maisons que Newgate. Les nôtres, au moment de leur départ pour Botany-Bay, ont excité l'étonnement par

l'ordre et le calme qui les ont distinguées ; au lieu de déchirer

ou de brûler les objets qu’elles ne devaient pas emporter, elles les ont laissés avec la plus grande tranquillité. Une preuve convaincante des effets de l'instruction morale et religieuse,c’est que les prisonnières qui ne devaient pas s’'embarquer ont désiré que la petite somme, produit de leur travail, et que nous conservons pour elles, fut donnée à celles qui s’en allaient (3). »

OBSERVATION V (4

R. H..., éducation religieuse, s'engage à quatorze ans comme enfant de troupe, à seize ans part pour les Indes ; bon soldat quoique irascible, assiste aux assemblées religieuses, mais sans

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