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ass
politique et le foyer de l’idolâtrie. Là se célébraient les fêtes Carnavalesques de l’oisiveté, de l’iniquité, de la cruauté et du crime. Les habitants avaient l'esprit hébété par l'ignorance, leur conscience était cautérisée, Continuellement en contact avec ces brutes, il semblait que le missionnaire John Williams (ägé de vingt et un ans, c'était en 1817), dut subir en quelque mesure leur influence avilissante ; mais bien loin de descendre à leur niveau, il les amena au sien. Il les instruisit, avec la religion vint la civilisation. Les sauvages, naguère nus, s’assirent vêtus et dans leur bon sens. Dans cé pays, qui la veille encore, était un désert parsemé de misérables cahutes, on pouvait voir s'étendre, sur près de cinq kilomètres, une rangée de « cottages » avenants. Partout : des métiers utiles, des arts mécaniques, un commerce prospère; tant et si bien qu'à Samoa les cinq sixièmes d’une population de soixante mille âmes se pressaient autour de John Williams pour écouter ses enseignements. Et tout ceci, sans aucun secours du pouvoir civil.
OBSERVATION VI (1
William Duncan arriva à Fort-Simpson en 1856, il rencontra sur le rivage un rassemblement d’Indiens, occupés à déchirer un
-Corps humain qu’ils mangèrent ensuite.
Il constata bientôt l'existence de deux partis distincts : les
mangeurs d'hommes et les mangeurs de chiens. Simpson put
bientôt lire une allocution à des auditoires de cinquante à deux cents personnes. Il ouvrit sa première école dans la maison d’un chef nommé Légiac. Il s'attaqua aux rites impies, aux superstitions paiïennes et eut. dans les commencements, à soutenir des conflits tels, que sa vie fut souvent en danger. Mais il persévéra, enseignant, prêchant, visitant les malades.
L'influence de l'Evangile se fit bientôt sentir d'une manière manifeste. Les visages peints et les costumes de plumes firent place à un extérieur décent. En 1863 Duncan se retira à vingt
milles de distance sur les bords d'une baie solitaire afin d'y éta-
blir un Etat modèle, exempt d'ivrognerie et d’autres vices qui ruinaient continuellement son œuvre à Fort-Simpson. Six semaines plus tard, trois cents autres Indiens le rejoignaient. Signant le pacte sur lequel reposait son établissement, ils renonçaient aux pratiques païennes et aux coutumes vicieuses. Un village chrétien se forma avec une rapidité étonnante ; construit avec une grande régularité, l'ordre extérieur n’y était qu'un faible reflet