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de l'ordre moral. On vit le chef Legiac, sauvage féroce et vindicatif transformé en un charpentier paisible. Il fut l'aide principal de Duncan. Les Indiens devinrent non seulement des marchands industrieux, mais de vrais artistes en bois, en pierre, en. ivoire, et même des joailliers. L’immoralité, l'usage du whisky était bannis de la communauté. Le Metlakahtla (1) passa bientôt en proverbe comme un spécimen des fruits les plus bienfaisants du christianisme, et fit honte par les beaux exemples qu'il offrait de la puissance de l'Evangile, aux communautés les plus anciennes et les mieux gouvernées des pays chrétiens.
Les récits de ce genre abondent. Nous avons sous les yeux des rapports des missionnaires des Indes, de la Jamaïque, du Calabar (Golfe de Guinée), du Congo, des Iles Hawaï ; et dans toutes ces contrées, la puissance transformatrice du christianisme s'est exercée d’une façon incontestable.
Aux INDES (2) on vit disparaître de monstrueuses iniquités telles que : Meurtres des parenis et des enfants : ;
Parents brûlés, abandonnés sur le bord des rivières ou enterrés vifs. Enfants voués au Gange, où ils étaient dévorés par les crocodiles.
Sacrifices humains.
Suicides :
De dévots se faisant écraser par les chars des idoles, se noyant dans les rivières, se jetant dans les précipices, de veuves se jetant dans les puits.
Tortures volontaires :
Balancements au crochet, cuisses percées, dents arrachées, exercices qui consistent à se jeter sur des couteaux.
Tortures non volontaires :
Exécutions barbares, mutilalions des criminels, application de la question pour obtenir des révélations, ablation du nez aux femmes.
Esclavag'e.
A Ja JAMAÏQUE, au moment de l'abolition de lesclavage en 1838, et malgré la longue servitude et les terribles injustices qu'ils avaient subies, les esclaves libérés ne se livrèrent à aucune violence, ni rapine, ni à aucun meurtre sur leurs anciens dominateurs. La sorcellerie, l'ignorance et la superstition ont disparu de jiiîle.
Au vieux CALABAR, les cruautés étaient incessantes. Quelqu'un mourait-il, quelqu'un d'autre devait être responsable,