‹ La Psychothérapie ReligieuseChapitre 40 sur 93 · D' Brunet, op, cit., p · texte numérisé non relu

D' Brunet, op, cit., p

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La drogue, par son action élective sur le système nerveux, atteint très-vite la puissance volontaire et l’affaiblit constamment.

Prostituées

La prostituée répond au même type psychopathologique. Chez elle aussi la perte de la volonté est le signe distinctif de l’état morbide.

D'après le D" Simonot, la prostituée présente une impuis- — sance, une instabilité mentale, coïncidant avec l'épuisement physique et cérébral, c’est l’atrophie de l'attention des psychologues.

« On remarque chez elles une fatigue visuelle très rapide, qui se traduit par la fugacité du regard, incapable de se fixer ; une asthénie cérébrale ; leur mémoire est très déficiente, leurs distractions perpétuelles, tout reste flottant, indécis autour d'elles. L’attention volontaire, facteur premier du tra- . vail n'existe point. L'impuissance de leur volonté se montre bien dans cette réponse qu'elles font souvent à ceux qui les engagent à travailler : «Nous voulons bien, votre conseil est bon, maïs nous ne poupons pius travailler, nous en avons perdu l'habitude. »

« Au bout de quelques années, la prostituée est adaptée à son métier, elle ne peut plus changer. Il est en effet exceptionnel, au moins dans nos pays, qu'une fille qui a pris l’habitude de son métier ait le courage d’en changer. En effet, ici comme partout, le caractère se modifie, s'adapte à la profession » (1).

La prostituée est incapable de volition, elle est la proie de l'instinct, renforcé par la torpeur et la mollesse due à l'asthénie générale dont elle est atteinte. Cette aboulie est analogue à celle des intoxiqués par l’opium. Ce type, d'après le D: Simonoi, est celui de 8 o/o des femmes examinées à Saint- Lazare ; 2.000 examinées par nous, dit-il, rentrent dans la description psychologique que nous venons de faire.

1. D'F. Regnault, L’Evolution de la prostitution, p. 117-118.

184 = Criminels

Les criminels présentent une faiblesse ou une abolition de la volonté des plus manifestes.

« Le crime est presque toujours le résultat d'un état pathologique de la volonté, défaut d’impulsion chez les uns, excès d'impulsion chez les autres...» |

Que cette impuissance volitionnelle tienne à un affaiblissement des centres moteurs ; ou bien à l’action éphémère des incitations qu’ils reçoivent, qui, trop faibles, ne peuvent plus exercer d'influence sur la volonté... ou à un épuisement parésique du système nerveux moteur,... la chose importe peu, mais ce qui est indéniable, c'est que chez nombre de criminels, il y a parésie de la volonté qui ne peut plus lutter contre la paresse etles mauvais instincts. Il y a chez les criminels une véritable ataxie mentale qui amène un état complet d’anarchie morale.

« La volonté est chez les criminels une faculté rudimentaire anatrophiée par une sorte de paralysie psychique.

« Certains criminels sont des natures lâches et paresseuses, des volontés impuissantes. Il y a chez eux une sorte d’aboulie qui les rend incapables de travailler et de lutter.

« Tels sont les mendiants, les vagabonds et certaines catégories de voleurs. Il y a, chez eux, à côté d'un état de débilité intellectuelle, un état de débilité volitionnelle qui les met dans un état d'infériorité notoire. Prenez, par exemple, un de ces vagabonds qui peuplent les prisons : travailleur peu habile et peu courageux, mal armé pour la lutte de la vie, il vivait misérablement sans essayer d'augmenter son bien-être. 11 le voudrait bien, mais il n’a pas assez d'énergie pour faire un effort moral suffisant, et il reste éternellement dans le même état de médiocrité. Cet homme, un beau jour, pris de concupiscence ou de gourmandise, vole ce que son travail n'a pu lui donner ; on le chasse, alors il va dans la rue et il y reste. Il ne cherchera pas à se relever, à trouver une autre situation, à remonter dans les sphères du travail régu- { lier. il ne peut pas parce qu’il n’a pas assez de volonté. Et

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il s’en va au hasard, mendiant ou volant quand il a faim (r) ».

Peuplades barbares

La faiblesse de la volonté est encore un des traits du

Caractère des peuplades barbares. On peut dire que ce sont

des peuples enfants — en donnant à ce terme son sens le plus complet — ils ne sont pas formés. La volonté, ils ne

l'ont pas perdue, ils né l’ont jamais eue, et personne dans

leur lignée ancestrale ne l’a jamais possédée avant eux.

IL est extrêmement difficile d'obtenir de ces individus des actes définis, voulus. Ces êtres inférieurs ont la passion de la chasse, de la guerre, du jeu, formes variées du hasard. L’imprévu, l'inconnu, leur font rechercher des actions en rapport avec ces phénomènes, mais le travail dont la manifestation exige un effort soutenu, réclamant l'attention volontaire, est ignoré du sauvage; le travail est détesté de lui, car il dépense son infime énergie.

Si le travail est à ce point impossible, parce que sa notion même n'existe pas, que serait-ce pour des actes qui seront en contradiction avec les instincts; des actes tels que le renoncement à la polygamie, au mensonge, au vol systématique, à la sorcellerie et à tous les crimes qui les accompagnent ?

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