‹ La Psychothérapie ReligieuseChapitre 46 sur 93 · M EE · texte numérisé non relu

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sonnalité se manifestent à la conscience d’une façon soudaine, explosive, sans trahir leur origine, laissant au sujet l'illusion qu'elles sont le produit de forces étrangères à son propre moi...

« L'homme se moque, mais son esprit enregistre. Le travail inconscient s'accélère. Le système des idées religieuses s organise dans son moi subliminal. Vientun moment où tout est prêt. Il ne manque plus que l’étincelle qui déterminera - l'explosion, ruinera l’échafaudage fragile d'idées impies qui jusque-là dominait sa vie, faisant apparaître le nouveau moi moral religieux dont les matériaux se sont amassés et groupés lentement dans l’ombre (1) ».

Le processus des guérisons religieuses a encore été ramené à la liquidation morale, —

Charcot, dans ses leçons de 1884-1885, montra que dans quelques cas où une paralysie hystérique s'était développée après un accident, l'émotion momentanée déterminée par l'accident n'était pas la seule cause de la maladie, mais qu'il fallait faire jouer un rôle aux souvenirs, aux préoccupations que le malade conservait à propos de l'accident.

Pierre Janet confirma (1886 à 1892) cette notion, et l’étendit des blessures matérielles aux émotions morales. L’événement a créé une situation à laquelle il faut s'adapter et la non adaptation est la cause des troubles observés (2).

Freud a cru trouver l’étiologie de toutes les névroses dans des phénomènes de subconscience de ce genre, mais interprétés selon sa théorie du refoulement. D’après lui, les réminiscences se présentent à l’esprit du sujet d’une manière fort pénible : heurtant ses idées morales. Le sujet mécontent, fait de grands efforts pour s’en débarrasser, lutte contre ces idées de toutes ses forces. Que ces phénomènes se présentent à sa conscience, il ne leur permet pas de se développer, il s'efforce de ne pas les apercevoir, de les oublier. « Le refoulement, disait M. Maeder (3), fait partie du système

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