Op. cit., II
2. J. Déjerine et E. Gauckler, les Manifestations fonctionnelles des psycho-néeroses, p. 430.
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Les principes essentiels de la pénitence ne sont-ils pas l'aveu, la reconnaissance du mal commis, que les théologiens nomment repentance ; et l'oubli conséquence du pardon ?
&Ils étaient, dit Dejérine (r}), de profonds psychologues, ceux qui instituérent la confession comme une pratique religieuse essentielle. On dit communément qu'une faute avouée est à moitié pardonnée. Nous dirions volontiers qu'on se pardonne la faute qu’on a avouée. Et c’est cette action libératrice que le médecin doit avant tout rechercher. » &
Pourla psychanalyse, lathérapeutique consistera à retrouver dans tout symptôme névropathique un souvenir plus ou moins déformé. Une fois les souvenirs découverts et interprétés, il faut opérer la désinfection mentale par la dissociation de ces souvenirs traumatiques, puis mettre le sujet au clair sur les puissances affectives détenues dans les complexes subconscients, et lui enseigner enfin à faire usage de ses forces pour l’accomplissement de sa tâche personnelle.
Et certains psychanalystes (2) tâchent de nous montrer .« que l’analogie profonde de la méthode de guérison de l'Église chrétienne avec celle de Frend réside dans la prise en considération, non seulement des symptômes isolés mais des conflits profonds qui déchirent la personnalité morale ».
« En présence du paralytique (Mathieu 1x) Jésus se préoccupe d’un fait intérieur qui semble n’avoir rien à faire avec” la maladie elle-même. Il va droit au conflit religieux et moral qui trouble l’âme. Le psychanalyste n’en agit pas autrement : il recherche dans la profondeur le point douloureux et aide l’âme à se décharger de ce qui l’oppresse (3)...
« C’est aussi en psychanalyste que Jésus prend position en face des exigences de la loi juive (4).
« Si nous étudions la lutte que Jésus a livrée au pharisaïsme, nous serons surpris de voir l’analogie qu’il y a entre son attitude et celle des psychanalystes (5). »