‹ La Psychothérapie ReligieuseChapitre 49 sur 93 · EN · texte numérisé non relu

EN

Les guérisons religieuses pourraient aussi être produites

par l'excitation, — médication qui fait appel au courage et à 22 Q . La ? S

l'énergie humaine, aux ressources cachées de l'esprit (donc

encore au subconscient) qu'il faut mettre en valeur par

l'effort et par la volonté.

William James s’est fait l’a pôtre de cette méthode, et a cru pouvoir ae par elle les guérisons religieuses.

Pour lui, le phénomène de l’excitation explique ces conversions rapides avec sentiment d’euphorie et métamorphose de toute la personnalité au cours de grandes réunions religieuses ; les sujets passent rapidement, sinon du vice à la vertu, du moins d’une vie plate et triste à une vie plus saine et plus courageuse (1). Et P. Janet (2) croit que les

. prétendus convertis dont parle W. James « étaient tout sim-

plement des déprimés méconnus qui, au cours de cérémonies religieuses, sous des influences quelconques, présentaient des phénomènes d’excitation, plus ou moins durables, et des sentiments de joie ineffable. »

Les cures religieuses sont aussi considérées comme analogues à la direction morale, — c'est-à-dire à l’action personnelle du médecin ou du prêtre sur le malade.

« Il (le traitement par direction morale) représente une

\ ch : : ë partie importante des anciens traitements par la moralisa-

tion, par l'influence religieuse (3). »

Déjerine l’exprime non moins clairement : « Pour moi le fondement, la base unique sur laquelle repose la psychothérapie c’est l'influence bienfaisante d’un être sur un autre ; on ne change pas l’état mental par des raisonnements, par des

pouvons dans le domaine religieux et spiriluel reconnaître qu’un abime nous sépare de Jésus, mais nous n’oublierons pas pour cela que nous disposons de ressoures scientifiques que Jésus ne connaissait pas et qui ne lui étaient pas nécessaires. La psychanalyse est un instrument d'investigation scientifique qui, du témoignage de ceux qui s’en sont rendus les maîtres, rachète en quelque mesure l’infériorité quiest la nôtre, si on compare nos possibilités, dans le domaine de la cure d'âme avec celles de Jésus et de ses apôtres ».

Page 1