Op. cit.. p
a. Op. cit., p. 149.
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« Pour nous, qui avons senti jusqu'à en pleurer, notre misère, nous savons bien que ce n’est pas de nous que nous sont venues la force et la paix — comme le tout petit enfant se rend déjà compte, à sa manière, pour s'être trouvé parfois dans l'obscurité, les yeux ouverts, que ce ne sont pas ses yeux qui font le soleil, et que ce n’est pas de ses prunelles, à elles toutes seules, sans rien dehors que jaillit la resplendissante et bienfaisante lumière. » (1)
La liquidation morale n’a été appliquée qu'au traitement de paralysie, de contractures, de crises convulsives et délirantes, d’anorexies, de dysesthésies, de délires de possession (2). :
Dans ce traitement, il y a un obstacle qu'il faut faire franchir au malade, un aveu ou un oubli qu'il faut lui faire faire.
En présence de souvenirs dont l'influence est encore nocive, il faut éliminer ces souvenirs.
« S'y faire, oublier, pardonner, renoncer, prendre son parti, se résigner » semblent des phénomènes assez simples. « En réalité ces expressions désignent un ensemble compliqué d'actions réelles, d'actes qu'il faut faire, d'autres actes qu'il faut supprimer, d’attitudes nouvelles à adopter, et ce sont toutes ces actions qui liquident la situation et qui font qu'on S'y résigne...
« Ce traitement par le travail d'assimilation n’a été appliqué nettement que dans un petit nombre de cas, il me semble
avoir amené la guérison dans une dizaine d'observations. Il
est quelquefois long et il présente bien des difficultés (3). »
La psychanalyse, qui est avant tout une technique de diagnostic et un art de guérir, qui veut être tout ensemble, hygiène, prophylaxie mentale, pédagogie, morale... ne s’est pas attaquée aux malades de notre catégorie.
Nous ne trouvons dans la littérature psychanalytique que des cas d’obsessions, d'idées fixes, d'idées de suicides
1. H. Bois, La Valeur de l'expérience religieuse, p. 93-96. 2. P. Janet, op. cit., IX, p. 205.