‹ La Psychothérapie ReligieuseChapitre 81 sur 93 · OUR · texte numérisé non relu

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ment végétative. Boudha a détourné ses yeux des soucis de la vie. Il a voulu que les hommes s’évadent de l'existence par une sorte d'entraînement intellectuel. Le boudhisme ne peut rien pour l’ignorant et pour l'enfant, il ne promet l’espérance et la délivrance qu’au sage et au fort, et encore au prix des plus grandes subtilités métaphysiques.

Aussi la beauté de la morale boudhique nous paraït-elle bien théorique, et si elle dépasse en élévation les autres religions antiques, si elle fait, en bien des points, pressentir le Christianisme, elle ne s’en est pas moins montrée incapable de réaliser aucune des cures thérapeutiques analogues à celles de nos premiers chapitres. Le boudhisme, religion de la Chine, a-t-il relevé un seul fumeur d'opium ? (1)

Là où l'islamisme et le boudhisme ne se sont pas montrés dangereux, ils n’ont cependant rien fait pour améliorer le sort de l'humanité, et des malades en particulier, ils n'ont jamais créé de nouvelles personnalités.

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