‹ La Ptose de l'Estomac et du DuodénumChapitre 21 sur 61 · TT ER · texte numérisé non relu

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ne pourrait-elle être reprise pour expliquer la formation

d’une lésion organique chez des malades atteints de ptose accentuée, partant de stase ? s

En ce qui concerne l’ulcus juxtapylorique au delà du sphincter aux limites extrêmes duodénales, Chilaïditi y avait déjà songé.

Prenant comme point de départ les recherches de Bayliss et Starling, de Pawlow, de von Mehring, de Cohnheim, résumées par Arthus dans les termes suivants :

« Si l’action de l'acide sur la muqueuse de l’antre pylorique provoque le relèchement du pylore, l’action du même acide sur la muqueuse duodénale supérieure détermine une contraction du pylore » (Arthus : Précis de physiologie), Chilaïditi, disons-nous, arrive à conclure ceci :

« 1l faut pour le fonctionnement du pylore en dehors d’autres conditions acidification en amont, alcalinisation en aval du sphincter.

« Dans les cas normaux cette alcalinisation est assez rapide ; dans les cas d’abaissement de la portion pylorique de l'estomac avec fixité de l'angle sous-hépatique l’alcalinisation se fait très lentement; en conséquence fermeture prolongée du pylore, et ralentissement de l'évacuation. Cette stase du chyme acide peut contribuer à expliquer l’ulcus. »

On comprend donc ainsi comment peut se produire le spasme qui amène la stagnation intragastrique.

On comprend également tout l'intérêt quis’attache à cette différenciation de symptômes d'apparence identiques, en réalité due à des causes variées. On comprend aussi comment la ptose gastrique à forme pylorique simulera l’ulcus juxtapylorique révélé seulement par la forme moyenne du syndrome de Reichmann. ;

On comprend enfin l’importance dans des cas de ce genre de l'examen radioscopique précoce puisqu'il contribue tant à l'étude des phénomènes mécaniques de l'estomac, et c’est parce qu’on néglige de se servir de cette ressource où qu’on est incrédule, qu’un chirurgien a pu écrire récemment à propos de l’ulcère :

« Combien d'opérations gastriques faites à tort sur des névropathes ou des ptosiques ont compromis la chirurgie gastrique » (Pauchet, in Presse médicale, 11 avril 1918).

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