II. — SIGNES FONCTIONNELS
Nous n’envisagerons donc dans la description des symptômes cliniques que ceux qui pourraient: être confondus avec la forme moyenne du ‘syndrome de Reichmann laquelle, ainsi qu’on l’a vu, correspond à l'existence d’un uleus juxtapylorique. Les hématémèses, parfois même les vomissements n’ont point encore paru. 2
À) Doureurs. — La crise pyloro- -épasinodique caractéristique répond au 2° stade du « cycle douloureux » décrit par
Ramond. Comme nous avons pu le constater en effet il existe
une première phase survenant quelques instants après le repas au cours de laquelle le malade se plaint d’une sensation de gêne abdominale, de gonflement, de pesanteur; les symptômes généraux éloignés sont moins marqués: il n’éprouve pas de sommolence, ni de paresse intellectuelle.
Vient ensuite au cours d’une deuxième phase une douleur aiguë ; ce n’est plus une sensibilité diffuse, mais localisée, pouvant causer une véritable souffrance. Le malade désigne | avec précision le point douloureux : c’est au creux épigastrique sur la ligne médiane; il décrit la douleur soit comme une brülure, soit comme un pincement, soit comme une torsion ou un tiraillement. Ayant un siège déterminé, ces sensations peuvent diffuser au delà du creux épigastrique, comme dans l’ulcus en arrière au niveau de la colonne vertébrale; en ceinture, autour des lombes au thorax dans la région costo-diaphragmatique. Chez les personnes nerveuses les irradiations sont imprécises, inconstantes.
L'horaire est irrégulier : le plus souvent ces douleurs surviennent 2 à 3 heures après les repas; elles peuvent être plus tardives, ou plus précoces. Si le malade accuse nettement le maximum de souffrance 3 à 4 heures après le repas, on seräit en droit de penser à l’ulcus; mais l’on sait quelle difficulté réside dans l'interprétation de ce phénomène (douleur tardive) et combien sa valeur est diminuée, s’il n’est accompagné d'aucun autre signe pathognomonique.
On peut alors faire pratiquer au malade l'épreuve de l’acidité; car l’algie ptosique se manifeste plus suivant la quantité. Le malade saura parfaitement reconnaitre lui- même