‹ La Ptose de l'Estomac et du DuodénumChapitre 24 sur 61 · III. — SIGNES PHYSIQUES · texte numérisé non relu

III. — SIGNES PHYSIQUES

A) Examen du malade.— C'est, comme en cas de ptose à forme gastralgique, on se trouve devant un individu constitutionnellement asthénique ou affaibli par la fatigue chronique ou en état de dénutrition par suite de la restriction

cs

alimentaire progressive : car le malade mange peu dé crainte de souffrir. De nombreuses causes interviennent donc; il faudra dépister celle qui influencera le plus sur l'organisme.

La physionomie est altérée; le teint est terreux, pâle, les yeux sont cernés. <:

B) Examen de l'abdomen. — L’abdomen peut être dis-

tendu, le ventre procident, on remarque moins à l' inspection les sillons formés par la limite inférieure de l'estomac et par les côlons.

Les muscles de la sangle abdominale sont mous à la palpation ; la défense musculaire est relativement faible sauf chez les personnes nerveuses, ou lorsqu'on approche du creux épigastrique. |

La percussion n’apporte que des renseignements peu précis excepté dans le cas où l’estomäc très atone ne pourrait en position couchée faire refluerles gaz sous la cou-

pole diaphragmatique : on a alors des zones de submatité .

et de sonorité tympanique.

La recherche du clapotage a la même valeur clinique que.

précédemment : elle aide à la confirmation de l’hypothèse d’une ptose en délimitant le pôle inférieur de la cavité gastrique ; il sera nécessaire en outre de marquer sur la peau

l'endroit déterminé par cette épreuve pour le contrôler

aux rayons X..

C) Recherche du point doulour eux. — Le malade éloignera

ses mains; il ne désignera pas lui-même l’endroitouil souf-

fre au maximum. Les yeux clos, l'abdomen relâché, le malade nous dira la place exacte où la pression faible ou forte réveillent la sensibilité et évoquent dans sa mémoire le point douloureux au cours d’une crise passée.

Contrairement à la forme décrite en premier lieu, l’hypo-.

chondre gauche est peu ou pas hyperesthésié dans son ensemble; l’irradiation douloureuse empiète sur ce territoire, mais le point maximum est au niveau de la ligne on biliéo -xyphoïdienne, sur une ligne horizontale qui coupe la précédente à trois à quatre travers de doigt de l’appendice sternal. Le point de Chauffard et Desjardins (cholédocopancréatique) peut être aussi sensible. La pression pourra être également mesurée par l’esthésiomètre de Mathieu ; mais il y a un tel « coeflicient personnel de névropathie » que

Re

ne

l'étude du rapport entre le degré de la pression et la douleur

sera peu concluante.

Bien plus de valeur réside dans la « douleur-signal » de Leven. On sait que ce procédé repose sur la conception de « l‘hyperesthésie du plexus solaire due aux tiraillements de ses filets nerveux par un estomac, dilaté et allongé » ; que cette hyperesthésie prend fin dès que l’estomacest Flers et que la tractionest supprimée.

La douleur épigastrique est donc don ou disparaît complètement si on relève les régions déclives de l’addomen; elle réapparaît dès que la pression cesse, dès que le viscère retombe. Cette manœuvre peut être avec plus de profit exécutée sous le contrôle des rayons X. En cas d’ulcus, la douleur persiste pendant le soulèvement de l'estomac ; en cas de ptose, elle is patart,

< | IV.— SIGNES RADIOLOGIQUES

Le malade est examiné dans les mêmes conditions. Nous cherchons alors en position debout les renseignements objectifs : au thorax, par l'observation de la clarté du champ pulmonaire, de l'ombre cardiaque ; à l'abdomen : s’il existe une poche à air sous-diaphragmatique et quelle est sa forme, si du liquide résiduel de stase est visible dans l’estomac. Les quelques gorgées de liquide ensuite ingérées franchis-

sent normalement le cardia, puis glissent le long de la paroi

gastrique et s’arrétent à un niveau qui sera tracé sur l'écran en même temps que les points de repère osseux. Puis tout le liquide est avalé : on peut apercevoir la forme générale de la cavité gastrique.

1° Forme générale. — L'estomac se présente sous deux aspects différents : à) distendu au minimum, encore assez tonique pour adapter le contenu à ses parois; b) ou dilaté, frappé d’atonie marquée. Dans le premier cas, le moins fréquent, on a l’image de l'estomac en « pipe bavaroise », le bas-fond étant très bas par rapport au segment pyloroduodénal. Dans le second cas leliquide remplit le « fundus » seulement, comme il remplirait une cavité inérte. On n’entrevoit les bords de la grande courbure que par des traces

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