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de bismuth gommé adhérentes encore aux parois; l’ombre
opaque a la forme d’un croissant de lune. Dans ces deux cas-
cependant la ptose est visible d’emblée par la limite inférieure de l’estomac au niveau du pubis ou un peu au-dessus de cet os. Lorsque l'estomac est visible en entier (1”° image}, on peut voir le pylore fixé, et le coude formé par l'angle de la petite courbure. Au contraire, si le bas-fond seul paraît -rempli (2° image), il faut pour reconnaître la hauteur du ‘pylore et sa direction exercer un soulèvement transabdominal : l’opacité s'étendra alors jusqu'au sphincter. T ée Le déplacement latéral est plus ou moins accentué : habituellement, si la-ptose est exagérée, l'estomac semble occuper une position médiane si bienquele point le plus déclive
de la grande courbure parait toucher la symphyse jubienne.
Si l'on désire examiner l’estomac à l’état de réplétion, il
faudra donner au malade une nouvelle dose de bouillie bis-.
muthée (200 à 400 grammes), à cette condition le pylore pourra être visible, lorsqu'il y a une dilatation assez considérable, on verra dans ce cas le phénomène de la fausse biloculation qu'il ne faudra pas confondre avec un spasme, ni avec une « encoche » médiogastrique, signe de l’ulcus de la petite courbure. an | ;
128 Pylore. — Il est important de reconnaître ensuite la
situation exacte du pylore, de l’antre et de la première portion du duodénum. La traction continue exercée par le basfond ptosé, considérable surtout en position debout, donne à ce segment l’apparence d’un tube allongé. Il est parallèle, après un angle aigu, avec le bord de la petite courbure au lieu de lui être perpendiculaire après un angle droit. Le plus souvent il est abaissé (8 fois sur 10 cas) surtout si c’est au pubis que s'arrête la chute de l'estomac, au niveau de la crête iliaque, parfois descend plus bas; l’angle soushépatique demeurant fixé par ses attaches ligamentaires, à cet abaissement seront consécutifs : l'allongement et la distension. :
Le déplacement sera aussi latéral dans le plus grand nombre de cas ; le pylore sera franchement médian, parfois passera dé l’autre côté de la colonne vertébrale. |
3° Contractions. — Plus la gastroptose est accentuée, plus
les contractions ont un caractère anormal; elles sont peu
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ie très espacées, irrégulières, à peine réveillées par le palper, puisque à ce degré de gastroptose correspond un
degré avancé de faiblesse musculaire des parois; au bout de
peu de temps l'estomac semble fatigué des efforts vains après s'être contracté en boules, et l’on attendra un long temps avant qu'une nouvelle série d’ondes vienne à se produire. On peut apercevoir de véritables crispations des parois dont l'effet sera nul, aucune traversée pylorique ne s’étant simultanément produite. Il va sans dire que, si l’on découvre une contraction spasmodique, une « encoche » persistante on peut penser à un ulcus jusqu’à preuve contraire apportée par l’épreuve à la belladone ou à l’atropine. De même, si on aperçoit l’image d’une « niche » ou d’un diverticule, signes radioscopiques indéniables d’un ulcus ancien comme l'ont montré Haudek et Béclère. |
Mode d'évacuation. — Tout l'intérêt de l'examen radioscopique réside en ce phénomène et dans ses variations. Le segment formé par l’antre et le pylore à forme tubulaire
verticale, sera franchi difficilement par le liquide qui est
poussé’ de très bas vers l’orifice élevé; il faudra un effort violent, spasmodique de l’antre, rendu nettement visible par une série de contractions prépyloriques. Le sphincter s’est ouvert, une partie du bismuth s’est échappé en un rapide espace de temps au travers du tunnel pylorique,
puis s’est répandu dans la première portion du duodénum. Aussitôt la valvule se ferme et ce phénomène est perçu par
la scission qui s'opère entre la face supérieure de l’antre, et le bord inférieur du segment duodénal ; il y a une ligne de séparation de 2 à 4 millimètres d'épaisseur au milieu de laquelle on peut apercevoir un mince filet grisâtre, incomplètement opaque, formé par les vestiges de bismuth
adhérent aux-parois du sphincter. La valvule s’est fermée
et elle ne se rouvrira point sous une nouvelle poussée, tant
- que le liquide intraduodénal n'aura pas franchi la coudure
de l’angle sous-hépatique.
On se trouve donc en présence de deux spasmes : le
premier, prépylorique; le second, pylorique, valvulaire.
En cas d’ulcus, ces deux spasmes sont également perceptibles et nous avons dit qu’ils étaient à la base du syndrome de Reichmann, c'est-à-dire de l’ulcus juxtapylorique.