III. — SIGNES RADIOLOGIQUES
L'examen radiologique devra porter d’abord sur la forme générale de lestomac, sur ses contractions, sur le mode d'évacuation du liquide bismuthé, sur son déplacement 2 vertical et sa mobilité générale. | ; La duodénoptose accompagne la gastroptose; mais, comme 2 nous l'avons brièvement indiqué au début de cette étude, = comme Holzknecht, Haudek, Chilaïditi l'avaient auparavant | observé, la première portion (le bulbe) seule est en situation verticale, tiraillée en haut par le ligament épiploïque, en |. bas par le poids du contenu de lestomac abaissé.
Es - On voit donc la nécessité d'étudier la forme radiologique | : de l'estomac en premier lieu, puis de reconnaître la direction de la portion pyloro-duodénale qui sera parallèle à la colonne vertébrale et.à la petite courbure de, l’estomac, ensuite le mode de remplissage du bulbe, la forme de celui-ci révélée pendant Parrêt du chyme; la localisation de la douleur, la mobilité de ce segment, le mode d'évacuation -en position debout et couchée, | LT RAS ER 1° Mode de remplissage. — Les ondes péristaltiques, les contractions plus violentes qu'à l'ordinaire, plus espacées, ont amené parfois, après un ou deux échecs, une portion de ait bismuthé. gommé jusqu’à la valvule pylorique qui est franchie, celle-ci se ferme instantanément, spasmodiÿ quement,. forçant le liquide à refluer vers le bas-fond de
— 80 — la cavité gastrique. Si le segment était normal, c’est-à-dire en direction horizontale, la traversée de la coudure de l’angle sous-hépatique se ferait après quelques secondes d'arrêt; là au contraire on peut à loisir examiner la forme spéciale que prend la première portion du duodénum.
2° Forme du bulbe.— Cen'est plus le «capuchon » de Cole, le «bonnet» de Mayo qui apparaissent avec leur base trian- - gulaire, leurs deux versants coniques; certes l'élargissement de la base persiste, mais la pointe du sommet a disparu, laissant place à une limite supérieure aplatie, ce qui donne au « bulbe » aspect d’un « boudinet » serré à ses deux extrémités duodénale moyenne supérieure et pyloriqueinférieure. La stase souvent renouvelée a provoqué de la distension des parois sur toute leur surface, ce qui explique cette forme cylindrique; mais elle n’a pu aboutir à ce degré qu'après plusieurs mois, voire même plusieurs années de troubles d’origine mécanique. ù FATe Il se peut donc que si les phénomènes douloureux surviennent au début de l’évolution de la maladie, cette image décrite n’apparaisse pas, le duodénum n’est pas encore suflisamment distendu, ni frappé d’atonie ; on verra alors le bulbe classique, triangulaire, ou si allongé qu’il paraîtra très rétréci. ÿ | 3° Point douloureux. — Il est essentiel de rechercher si le : point douloureux révélé par le malade, marqué sur la surface cutanée au cours de l’examen clinique est précisément celui qui correspond à la réalité objective sous Pécran fluoroscopique. Son doigt indique sinon tout à fait la première partie du duodénum, du moins l’angle sous-hépatique ou le pylore et surtout l'espace qui borde le côté droit du bulbe. D’autres fois le malade trace une ligne qui passe par l’aire délimitée par Piorry, c’est le témoignage net de l’hyperesthésie solaire, inorganique, due à des tiraillements, à dés tractions pesantes. En position couchée, la douleur suit le duodénum, le pylore; le malade indique encore ces deux organes remontés. ie La « douleur-signal » sera également recherchée, cesigne sera positif et sa valeur iñcontestable sera ainsi démontrée une fois de plus; car s’il y avait « duodénite » la souffrance persisterait pendant le soulèvement de la cavité gastrique.
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bp