‹ La Ptose de l'Estomac et du DuodénumChapitre 44 sur 61 · T'ES · texte numérisé non relu

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Si la douleur était toujours tardive, à horaire fixe, le doute.

ne serait pas possible. On sait maintenant qu il n’en est pas toujours ainsi.

Les opinions classiques ne sont plus celles admises aujourd’hui, ce qui ajoute à l'embarras. Caillé l’écritdans sa

remarquable thèse :« Le caractère tardif de la douleur de l’ulcus ne permet pas de différencier l’ulcus duodénal de

l’ulcus juxtapylorique.»

Donc chez un malade évoquant ces deux particularités

symptomatiques : douleurs continues ou paroxystiques à:

siège paramédian, à horaire irrégulier, peut-on ne songer dès l'abord qu’à l’ulcus duodénal ? Le passé gastrique du malade, les irradiations douloureuses vers l’hypochondre gauche,

peuvent faire pencher la balance en faveur d’uneautre affection. IlLest doñc absolument nécessaire de rechercher par les

propres indications du sujet, par les examens coprologiques, par la réaction dè Meyer si cette manifestation fréquente

de l'ulcus duodénal : l’hémorragie mélaenique, s’est.

produite. | ;

Toutefois cet élément de diagnostic est également dis-

cuté, surtout en ce qui concérneses rapports avec une ulcération du duodénum ou du pylore. Contrairement à l'opinion

de Bucquoy et des classiques’qui faisaient de l’hémorragie

intestinale un signe de l’ulcus duodénal, on sait maintenant combien il faut rester sceptique en ce qui concerne sa valeur séméiologique au point de vue d’une localisation duodénale (Caillé in Thèse). Dans le cas qui nous concerne, il n’y a pas d’hémorragies occultes. 7e

B) PHÉNOMÈNES DiGESsTiFs. — Un maître symptôme de l’ulcus duodénal pour Bucquoy était l’absence complète de troubles gastriques; ce qui met en valeur la théorie française de l’ulcus juxtapylorique puisque dans ce dernier il ya stase, hypersécrétion par spasme du pylore comme on l’a vu au sujet du syndrome de Reichmann. Il n’y a donc pas de liquide le matin à jeun. Caillé ajoute même que l’estomac

ne présente aucun signe de dilatation, qu’on ne voit jamais

de contraction péristllique. Cette affirmation peut paraître excessive : à l’ulcus duodénal ne correspond pas toujours une hypertonie marquée et certains auteurs (Gaultier) notent au contraire à un certain degré des phénomènes digestifs,

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