OBSERVATIONS
OBSERVATION n°À.— Type de ptose à forme gastralgique, — Symp-
tômes saso-moteurs accentués. — Aux rayons X : Dilatation, puis abaissement de l'estomac dans la fosse iliaque. — Amélioration par la thérapeutique de gymnastique abdominale,
d. G..., 28 ans, étudiant.
Se plaint depuis plusieurs années (12 ans), d’une gêne douloureuse
de l'estomac, survenue insensiblement, N’a aucun antécédent pathologique héréditaire ou personnel. Bonne santé apparente. Musculature
peu développée par l'hygiène physique.
En 1910; accentuation de la gêne douloureuse abdominale, se plaint de congestion de la face, de bouffées de chaleur, d’un point sénsible au creux épigastrique, de tachycardie, de dyspnée d’effort. Réduit son alimentation sans constater une amélioration.
Surtout est déprimé par la céphalée postprandiale, l'affaiblissement déla mémoire, la sensation de brisement, la somnolence, survenant ‘après les repas, empêchant tout effort intolloenel.
Le docteur Aubourg fait un premier examen radiologique e: en position debout et constate une dilatation assez marquée eltune diminution des contractions gastriques. De
La thérapeutique améliore a nn la gêne douloureuse abdominale, mais ne supprime pas les symptômes nervo-moteurs ; l’asthénie nerveuse subsiste.
— En1915 ceux-ci s’accentuant et le point épigastrique devenant plus
sensible, un nouvel examen est pratiqué par nous;en voici le résultat : LS È - | ;
Ptose moyenne; en position debout, le point le plus déélive de la grande courbure descend à 5 travers de doigt au-dessous de la crête iliaque. Le pylore est peu abaissé, l'évacuation se fait lentement, mais elle est de durée normale. La position couchée, la rétraction du ventre, le relèvement manuel de l’estomac facilitent le transit stomacal. Iln’y a pas de point pylorique douloureux nettement marqué. Les deux clichés comparés (celui du docteur Aubourg et le nôtre) montrent une
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— 102 — / différence entre booter de l'estomac reconnue en 1910 et celle reconnue en 1915. L'abaissement vertical s’est accentué.
La gymnastique abdominale est prescrite au malade, en même Lits qu’un régime alimentaire et l'hygiène physique: ;
Nous revoyons, en 1917, le malade qui eést sensiblement amélioré, dont la sangle abdominale, dure, solide, comparable presque à celle d’un boxeur, remonte les viscères abdominaux. La radioscopie montre un estomac sensiblement surélevé au repos, très surélevé pendant les :
mouvements de rétraction du ventre et dont latonicité musculaire est augmentée, les ondes péristaltiques. étant plus régulières, plus serrées.
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OBSERVATION n°9: — Type de ptose à forme gastralgique. Symptômes vaso-moteurs prédominants. Point douloureux pylorique. Anémie palustre. Aux rayons X : Pitose moyenne.
J. R..., 28 ans, sculpteur.
Aucun ru. personnel, ni héréditaire. Santé bonne jusqu'en 1915.-N'avait avant cette date ressenti aucun trouble digestif, a toujours mené une vie sobre, mais sans hygiène alimentaire ou physique, prenait ses repas à des heures irrégulières. À contracté le « Paludisme » peu de temps après son arrivée en Orient, a ressenti les premiers symptômes gastriques au moment de sa convalescence. :
Gêne douloureuse abdominale caractérisée par de la pesanteur, du gonflement, et parfois une douleur aiguë au creux épigastrique.Tachycardie. Oppression post-prandiale. Congestion de la face. Bouffées de chaleur; somnolence indomptable. Au réveil, pâleur exagérée ajoutée à celle produite par l’anémie palustre. Yeux cernés profondément. Fatigue générale, surtout affaiblissement intellectuel qui le déprimait, lui interdisant tout travail artistique qu'il lui aurait été possible d'exécuter en dehors des occupations régulières, malgré son grand désir et des projets élaborés au moment du « bien être » LR heures après le repas).
Aux rayons X nous trouvons une ptose moyenne de lestouiée ac compagnée d’atonie. La cavité gastrique adapte bien encore ses parois au contenu bismuthé, néanmoins les contractions sont faibles, espa- - cées, le transit stomacal sefait lentement en position debout, d’ailleurs le pylore est entraîné et on note une coudure à l’angle sous-hépatique du duodénum. En position couchée la traversée pylorique se fait plus aisément.
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Le ventre relâché se rétracte mal, l'estomac remonte peu parla . "4
manœuvre de Chilaïditi : nous prescrivons une ceinture, la seule. à
thérapeutique possible avec la gymnastique abdominale dans des À
moments, dans des pays où les soins et PR alimentaire sont inexistants.
Le malade, actuellement en Bohême, est amélioré mais insuffisamment, à cause des accès palustres récidivants.. £ 3 g OBSERVATION n°3. — Type de ptose à forme gastralgique. Symp- A fe À y . .
. 1ômes vaso-moteurs très accentués, Douleur au creux épigastrique. Syn- ‘drome neurasthénique. Anémie et amaigrissement palustres.
M. D. D..., 30 ans, commerçant. é
-En 1914, a ressenti les premières douleurs à l’estomac, par intermittence : pesanteur, gonflement. Souvent de la céphalée POSE pfane diale, de la somnolence, de l’asthénie.
En 1915, en Orient, contracte le paludisme. Anémie et amaigrissement consécutifs. Au milieu de la convalescence lorsque le malade
reprend de l'appétit, réapparaissent les symptômes vaso-moteurs de
l’année précédente plus marqués. Douleur au creux épigastrique et à l'hypochondre gauche, après le repas, d'une durée de 2 à 3 heures, cessant vers le milieu de l'après-midi. Dépression nerveuse marquée, affaiblissement général, perte de la mémoire, idées noires, indolence.
Examen radioscopique. — Ptose gastrique moyenne. Contractions faibles. Légère dilatation en largeur ; passage intra-pylorique irrégulier. Mobilité de la grande courbure normale. Point douloureux souspylorique. Zone douloureuse gastrique. PRE positive. Manœuvre de Chilaïditi positive. :
En position couchée. — Evacuation intrapylorique normale, AE régulière.
Durée d'évacuation normale.
Revu en 1916. Le malade était rentré en France en 1915, amaigri, anémié, a pu se soigner. Son état général est meilleur, il y a une amélioration sérieuse des symptômes vaso-moteurs et gastriques pro= voquée par la thérapeutique.
OBSERVATION n° 4. — Type de ptose. à forme pylorique simulant l’ulcus Juerapylertque. Prose et dilatation. Mobilité normale.
‘Raoul R. DONS — Se plaint depuis le début de la guerre de douleurs au creux épigastrique, qui surviennent deux heures après les repas. Pendant quelque temps cette sensation douloureuse a été très ; violente avec des irradiations dans le dos, telles que le médecin consulté a porté le diagnostic d’ulcus. En outre bouffées de chaleur postprandiales, congestion de la face, parfois somnolence. N’a jamais eu de vomissement ni d’hématémèses. Selles régulières. Amaigrissement surtout depuis l'arrivée en Orient, n’a paseu de paludisme. Faiblesse générale. Abdomen légèrement dite clapotage sous-ombilical, creux épigastrique douloureux au palper TNT sensible au paper FL Nvse Corde colique facilement perceptible.
Examen radioscopique.— Forme générale d’un estomac dont la grande courbure est allongée, dont le bas-fond est tombé dans la fosse iliaque gauche, dont l’antre pylorique est au niveau du sacrum. Pyloré surélevé. Contractions du début violentes. Repos assez long, puis nouvelles contractions fortes. Le passage intrapylorique ne s'effectue pas chaque fois, Quand le chyme a franchi la valvule, il stagne un certain temps dans la première portion du duodénum. Si on soulève le basfond de l’estomac, le transit s'effectue parfaitement. Le point douloureux est sus-pylorique, il n’y a aucune localisation du côté de la petite courbure, Ts Fe
En position couchée : le passage au travers du pylore s'exécute bien sans pression abdominale. On ne constate aucun spasme prépylorique. ni de la valvule. Nous conseillons la gymnastique abdominale, un régime alimentaire. ;
Le malade revu deux ans après n’a eu aucune aggravation des symptômes : l'amélioration a été au début très nette ; mais les difficultés d'une alimentation saine et régulière ont empêché qu’elle persiste, Les douleurs toutefois ont à peu près disparu malgré l'absence de traitement médicamenteux. $
OBSERVATION n° 5, — Piose à forme pylorique simulant l’uleus Juxtapylorique, Amaigrissement considérable. Douleurs tardives. Vomissements intermittents. Asthénie marquée.
C7° L..., malade depuis plusieurs années, a eu une appendicite en 1914. Toux, expectoration légère, persistante, Etat psychique nerveux, a mené une vie sédentaire, sans hygiène, se sent fatigué actuellement au moindre effort, très amaigri, yeux cernés, teint terreux.
Atonie de la musculature générale. Thorax étroit à la base. Scoliose
légère. (Type asthénie constitutionnelle de Stiller.) — Somnolence postprandiale. Paresse intellectuelle après le repas. ’ Abdomen relâché, distendu, flasque. Clapotage sous-ombilical. Sonorité exagérée des côlons. Point douloureux épigastrique, deux travers de doigt au-dessus de l’ombilic. LLET As Der . 1 Examen aux rayons X. — Bas-fond de l'estomac à quatre travers de doigt au-dessus du pubis.: Mode de remplissage normal. Contractions répétées, fortes; passage rapide après une violente poussée du bismuth à travers le pylore surélevé. Légère dilatation du bulbe duodénal. Evacuation de durée normale. Point douloureux épigastrique suspylorique, au niveau de la coudure de l'angle sous-hépatique, Ptose gastrique. Pyloroptose. Pas d’ulcus juxtapylorique. 2° Examen, — Après traitement belladoné : même image, contrac-
tions moins fortes, point douloureux : id, On conseille le port d’une ceinture, ‘ : ie