‹ La Ptose de l'Estomac et du DuodénumChapitre 54 sur 61 · AO · texte numérisé non relu

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3° Examen. — Diarrhée persistante. te état général, amélioration des douleurs tardives. Ë L° Examen, un an et demi après. — Fatigue générale persistante,

amaigrissement malgré un séjour dans une station balnéaire et un repos prolongé. |

À l’écran : l’estomac est bien soulevé par la pelote élastique, mais les contractions de la grande courbure sont toujours violentes. Le pas-

sage intrapylorique s’effectue normalement, malgré que le pylore ne: - Soit pas complètement horizontal. Point douloureux sus-pylorique

persistant. Le diagnostic d’ulcus auparavant établi est écarté. OBSERVATION n° 6. — Piose gastrique decentuée à forme pylorique.

Douleurs du creux .épigastrique. Vomissements postprandiaux. Fatigue

générale.

Mme ho 37 ans. — Souffre depuis 1908 de points douloureux au creux épigastrique, avecirradiations dans le dos, parfois sur le côté gauche de l’'hypochondre. Douleurs non continues, tardives après les repas. Crises paroxystiques à peu près une fois par semaine d’une durée d’une heure, cessant brusquement; a subi un traitement symptomatique. En 1915, les crises se renouvellent plus violentes trois à quatre fois par semaine; nausées, vomissements avant ou après les crises douloureuses, puis bien-être. Constipation opiniâtre. Pas d’albumine; amaigrissement très marqué. Dernière crise le 5 février, de 2 à 5heures dusoir.

Antécédents personnels : Pneumonie à 16 ans. — 8 enfants, 2 faussescouches. Antécédents héréditaires : père mort fluxion de poitrine.

Examen radioscopique le 8 février. — Abaissement du bas-fond au niveau du pubis; 400 cm* de liquide bismuthé laissent apparaître la forme de l’estomac, allongé en pipe bavaroise. Contractions du début violentes, puis repos prolongé. Mode d'évacuation pyloro- -duodénal rendu difficile par la présence du bismuth dans le bulbe duodénal. La manœuvre de Chilaïditi aide au soulèvement du bas-fond de l'estomac. La douleur-signal est positive : la souffrance cesse la cavité gastrique étant relevée. |

En position couchée : suppression du spasme prépylorique et sphinctérien, L évacuation transpylorique se fait mieux en décubitus abdominal qu’en décubitus dorsal. — Même traitement.

En 1917, nous revoyons la malade qui a beaucoup moins souffert

même quand elle quitte h ceinture. Etat général bien meilleur.

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OBSERVATION n° 7,— Prose gastrique à fie Le Douleurs au

creux pires Tachycardie, dyspnée posiprandiales.

‘Mlle S..., 20 ans, — Souffre depuis un an. de douleurs gastriques survenués subitement, mais ne restant pas localisées à l hypochondre, crises au creux épigastrique. Oppression, tachycardie postprandialés, pas de vomissements, pas de diarrhée. Traitée par le bromure et les alcalins. Disparition des symptômes douloureux pendant quatre mois. Réapparition brusque, accompagnée de symptômes nervo-moteurs, de dysménorrhée, amaigrissement, sueurs nocturnes, maux de tête. Aucun antécédent personnel ni’héréditaire.

Examen radioscopiqueè. — Ptose du bas-fond très bas dans la fosse iliaque gauche. Fixité de l’angle sous-hépatique du duodénum. Abaissement du pylore, point douloureux zone pyloro- -duodénale. Evacuation ralentie, Stase six heures après l’ingestion du bismuth.

2e Examen. — Même image, mais diminution notable de la stase, par

le décubitus dorsal (3 heures). Douleur-signal positive. Point dou-

loureux suspylorique en position couchée et évacuation facile, La malade qui devait être opérée pour un‘ulcus n’a jamais eu d’hématémèses ni d’ hémorragies occultes. Nous l'avons revue deux ans après, encore asthéniée; mais pan mieux au pos de vue A NOPMRSES

ni

OBSERVATION n° 8. — Prose gastrique à forme pylorique. Douleurs au creux épigastrique continues. Fatigue générale. Diminution de l’appétit.

A.C..., 30 ans. — Souffre depuis six ans de douleurs au creux épi-

gastrique, survenant déux heures après les repas, parfois par crises

paroxystiques.Symptômes nervo-moteurs; puis, le syndrome s’accentuant, le malade devient neurasthénique, triste, nerveux. Consulte plusieurs médecins qui ordonnent les alcalins et des reconstituants. Aucune

amélioration. Le malade croit avoir une ulcération, à tel point sex

douleurs deviennént intolérables.

Amaigrissement, teint terreux, yeux cernés, malgré ae » . le x d'une bonne constitution, la musculature est insuffisante. Abdomeñ,.

relâché.

1* Examen radioscopique. — Ptose de l'estomac au niveau de la fosse iliaque. Pylore tiraillé, ‘angle sous-hépatique fixé, Contractions fai-

bles. Mode d’évacuation transpylorique défectueux, irrégulier. Stase

“cinq heures après le repas.

En position couchée ou en surélevant l'estomac le passage se fait de façon normale.

2° Examen radioscopique, — Même image, és mode d'évacuation, retard de £ h. 1/2. Le malade n’a pu suivre aucun traitement d’ Re

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\ ' oualimentaire. Les douleurs ont persisté. L'examen du liquide de stase ne révèle aucune hyperchlorhydrie et celui du suc gastrique aucun trouble sécrétoire. Pas de sang dans les fèces. Nous insistons auprès du malade, qui croit toujours à un ulcère, pour qu'il suive un traitement spécial (gymnastique, repos âprès Le repas, etc.).

.3° Examen. — Le malade a suivi fidèlement les prescriptions, ayant remarqué que les douleurs diminuaientnettement en position horizontale. Rp TE

Un nouvel examen radioscopique montre en éd bibi l'évacuation plus rapide du bismuth et la disparition de la stase (trois heures après,

aucune trace de enad) par sarsive du lit.

OBSERVATION n° 9.— ns foie de l'estomac. Douleurs tardives aiguës au creux épigastrique. Vomissements fréquents. Amaïgris= sement. Mauvais état général, on D re co

Mlle P.:,25 ans.— Se Pb ne ansde douleurs aucreux épi- gastrique, de tiraillements, de pesanteur dans l'hypochondre. À suivi un traitement symptomatique sans résultat, et porte une ceinture hypogastrique. Amélioration peu nette des crises douloureuses. La malade abandonne son régime : reprise des douleurs aiguës trois heures après, parfois vomissements postprandiaux, puis sensation de bienêtre. Etat général déficient, amaigrissement, neurasthénie. ,

Examen radioscopique. — Ptose moyenne, trois travers de doigt au-dessous de la crête iliaque. Contractions espacées, violentes sans transit intrapylorique consécutif; point douloureux pylorique. Spasme pylorique persistant en position couchée. Passage du bismuth dans le bulbe duodénal, irrégulier en décubitus abdominal.

Nous portons le diagnostic d’ulcus Juxtapylorique. La recherche du sang dans les selles et dans les ingesta est positive.

OBSERVATION n° 10. — Piose accentuée, Douleurs au creux épigastrique très violentes. Amaigrissement considérable. Paludisme réci-

divant. De SENS 2

Mme C..., 45 ans.

Se plaint de douleurs depuis 5 ans, survenues brusquement après des accès de paludisme, souffrance persistante au creux épigastrique,

vomissements intermittents, très mauvais état général, asthénie pro-

gressive, pâleur accentuée, lèvres décolorées, dyspnée, tachyÿcardie, palpitations, pas d’hématémèses, ni de selles mélaéniques.

Examen radioscopique. — Pratiqué après un accès palustre, malade très anémiée, très asthéniée. Ptose très accentuée, quasi irréductible, atonie très marquée, contractions faibles espacées. Aadpéristtiénes

En position debout aucun passage intrapylorique pErAentl le temps de

l'examen. - = En position couchée, décubitus abdominal, passage facilité, mais peu fréquent par suite de l'atonie. FEES :

Après six heures, stase gastrique accentuée, Après huit heures, stase persistante.

Le traitement est celui de la ptose. 6

2° Examen, six mois après, — La malade qui a suivi un traitement hygiénique, gymnastique alimentaire et reconstituant, a eu une amélioration notable. Au début de l’été nouvel accès palustre, amaigris-

sement, réapparition des douleurs. À l’écran apparaît la même image de l'estomac remonté par la ceinture hypogastrique, abaïssé dès qu'on l’enlève. Contractions plus fortes. Passage plus facile. Points douloureux au niveau de la zone pyloro-duodénale. s En position couchée le bismuth passe normalement dans le pylore, dans le duodénum malgré l’élongation du segment pyloro- -duodénal La ptose ne s’est donc pas accentuée, l’atonie est moindre; nous - posons le même diagnostic de ptose gastrique à forme pylorique.

OBSERVATION n°11. — Ptose gastrique à one intestinale. Dou-

leurs au creux épigastrique. Constipation chronique.

J. P. d’[..., 30 ans. — Asthénie constitutionnelle. — A toujours été

maigre, réaction myœdémateuse exagérée, pâleur accentuée, yeux

cernés, se plaint depuis de longues années d’une constipation rebelle à tous Le traitements, en même temps aéprouvé des douleurs intermit tentes au creux épigastrique, peu violentes, survenant aprèsles repas,

a été très asthénié après quelques mois de séjour en Orient.

Examen radioscopique: — Ptose de l'estomac, chute du bas-fond à 4 travers de doigt au-dessus du pubis, évacuation transpylorique irrégulière, contractions faibles, durée d'évacuation retardée. En position couchée ou l'estomac soulevé le liquide bismuthé pans au travers du pylore sans provoquer de spasmes.

Vingt heures après, l'examen de liptdti révèle une ptose du transverse. L’angle splénique et} angle hépatique sont demeurés fixés, la portion moyenne au transverse est tombée au niveau du pubis formant un angle aigu, une pointe. Nous rendons du bismuth au malade, qui montre le point déclive de la grande courbure juste au-dessus de l'angle du transverse. La chute de l'estomac a entraîné celle de ce segment intestinal et provoqué des coudures telles que les scybales ne peuvent s’y frayer un chemin. Les manœuvres de relèvement du bas-fond montrent l'extrême mobilité de l’ estomac; mais, à ce degré d’entéro-gastroptose, un résultat excellent de la thérapeutique

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ficdicale n'est pas à espérer : nous conseillons au malade, dès son retour, une intervention chirurgicale. :

OBSERVATION no 12. — Prose gastrique à forme entéritique, Amai-

grissement notable, Entérite Mmuco— membraneuse. Douleurs gastriques.

Anorerie. Asthénie progressive.

M. Ve ans. — À depuis cinq ans des alternatives de diarrhée et de constipation, seplaint en même temps de douleurs vagues à l' hypochondre gauche survenant après les repas ; pesanteur, gonflement, accompagnées de bouffées de chaleur, de somnolence, de tachycardie en position couchée. Pas de vomissements, ni d’hématémèses. Selles diarrhéiques muco-membraneuses, glaireuses, abondantes parfois, mauvais état général, amaigrissement, asthénie marquée, teint terreux. =

Ant. personnels : néant. — Ant. Dénéditairen( : néant.

Examen radioscopique. — Ptose moyenne de l'estomac. Pylore

légèrement abaissé. Passage intrapylorique cependant très rapide sous l’effet de contractions très violentes au début, Puis période de repos.

qui provoque la stase prolongée dans le bas-fond de l'estomac. Ces intermittences doivent amener des troubles de sécrétion intestinale.

Avec le traitement, malgré quelques rares alternatives de constipation et de diarrhée, le malade est amélioré notablement. Nous le retrouvons deux ans après en meilleur état posa et moral, :

OBSERVATION n° 13. — Prose gastrique à forme nerveuse (syndrome - douloureux, syndrome neurasthénique), asthénie générale. Observation personnelle in Bulletin Soc. méd. de Radio. de Paris.

Mme P..., 32 ans. — Pas d’antécédents de famille, celle-ci vit à la campagne. La malade a vécu en ville très jeune une vie assez agitée, opérée pour salpingite double, d’hystérectomie vaginale, a souffert de troubles d'estomac ayant amené progressivementune dénutrition générale trés marquée, en même temps que l’amaigrissement augmentait le

- nervosisme. — Mme P... a suivi depuis quatre ans des traitements

divers et régimes variés, mais se rapportanttous aux indications don- nées par son système nerveux et son estomac. Résultats peu appréciables, signes d'anémie, amaigrissement, asthénie générale, malaises allant jusqu'aux nausées, si la station debout se prolonge {la position couchée soulage la malade). Douleurs localisées à la région para-ombili- - eale à point de départ sous-xyphoïdien, constipation opiniâtre. ‘Examen radioscopique. — L’estomac rempli descend au niveau de la fosse iliaque gauche, des contractions paraissent diminuées. Pylore au

niveau de.la limite inférieure de la deuxième lombaire {tuyau de pipe

- allemande), manœuvre de Chilaïditi permet le soulèvement de l'estomac

nn.

de quelques centimètres. L'examen de la-traversée intestinale révéla une ptose vraie du côlon transverse, etc. ;

Le traitement de Glénard amène une amélioration parfaite, d'autant que la malade connaît la cause deses douleurs et des troubles nerveux et qu’elle se soigne avec régularité. '

OBSERVATION n° 1e Piose moyenne de l'estomac et de l'intestin. Asihénie marquée. Constipation opiniâtre. — (1d., page 4954)

— se = A AE Élroa ss per .

Mile J...,35ans, couturière.— Pas d'antécédents héréditaires, nt per-

sonnels. L obligation de sa profession de changer la nature, la qualité et la préparation des aliments tousles jours au gré des familles où elle travaillait a troublé progressivement les fonctions digestives et intestinales. Digestions lourdes, narcolepsie, constipation opiniâtre, à un certain embonpoint fit. de un amaigrissement considérable quasi squelettique d’où asthénie générale, douleurs irradiées à point de départ sous-xyphoïdien dans la région para-ombilicale. Difficulté de se tenir debout, uneceinture abdominale très serrée lui facilite cette posiiion et la marche. L'examen des organes était négatif à l'estomac, un léger clapotenient.

Examen aux rayons X. — Bord inférieur de la cavité gastrique some” à trois travers de doigt au-dessus de la crête iliaque gauche. Estomac dilaté ptosé. Pylore surélevé au niveau de la troisième lombaire. Contractions violentes avec une période de repos assez longue.

Intestintransverse ptosé, caecum dilaté La malade qui a suivi le traitementrégulièrement a été améliorée, puis l’a suspendu, à ce moment ont réapparu les symptômes. D'ailleurs ceux-ci s 'accentuaient à mesure que l’asthénie survenaiten progressant.

OBSERVATION ne 15. — Prose moyenne de l'estomac à forme gastral-"

gique avec accentuation des sympiômes nerveux, — (Id., page 235):

-MmeF...,25ans.—Lesantécédents héréditaires sont chez cette malade

très chargés au point de vue nerveux:les frères, les sœurs présentent des caractères bien nets de dégénérescence, microcéphalie, facies : adénoïdien, gracilité des membres, frigidité. Asthénie nerveuse, crises de spasmes preens crampes d'estomac dès us de liquides. ;

Se plaint de digestions lentes, douleurs, tiraillements, sensations de brûlures dans la région para- Lsrmbitiegies Pen plusieurs heures couchée sur une chaise longue après chaque repas, prétend ne pouvoir être debout, ou marcher sans ressentir de malaises ; sielle insiste, un état syncopal oblige à s ’étendre. Constipation tenace. L'examen des organes ne présente rien FRERE save ces signes qui dépendent de l’état général déficient.

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