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)< .VOUS mettez de la pommade SOT ros joues?
« —Jamais je n'ai falsifié ma peau , maden moiselle. — Cest singalier, vous arez Viu
■ d'un homme de cire ! — Tous êtes trop
■ bonne , mademoiselle. ■
On rentre ; Virginie mange arec appétitj Baisemon boit comme quatre , et mademoi- . selle BellaToioe pense qu'en effet la promenade est une chose salutaipe.
Le lendemain , Virginie emmène Baisemon et le &it promener encore plus longtemps ; elle ne rencontre pas Auguste, et le gros régisseur est obligé de changer de chemise en rentrant ; mais ta jeune fille lui a dit qu'elle aimait beaucoup à se promener avec Ini, qu'elle lui trouTait l'air d'un grotesque , et Baisemon pense qu'on peut bien suer un peu pour s'entendre dire de ces choses-là.
Pour la troisième promenade , Vii^nîe a dirigé ses pas vers un petit bois qui domine une riante prairie ; Baisf^on a commencé un discours sur les beautés de la nature et les plaisirs de la cfimpagoe , lorsqoe
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sa jeane compagne lui dit vir«Diedt ;
■ CIiutL... Taisez- TOUS f.l.. et aneyons^ » nous là..,. — Gommait, ibademoiselle ?
a — Je TOUS dis que je veux m'asseoir .là. -
Cette proposition est loin de déplaire à Baisemon j il est seulement surpris que Virginie désire se reposer ; il n'a pas aperça nn jeune homme qui est assis au pied d'un arbre , h trente pas plus loin ; Tii^nic a tu et reconnu Auguste , qui est plongé daus ses réflexions et ne semble pas remarquer qu'il y a du' monde prés de lui ; Yirginie se laisse allerau pied d'un bouquet de cbébes; Baisemon en fait autant , il s'adosse à un arbre, et se trouve placé de manière à ne point voir Auguste, tandis que Tiiginie ne le perd pas de vue.
■ Qu'on «st bien ici I » dit la jeûne fille en se couchant à demi sur l'herbe.
e — Mais oui, mademoiselle, oh'&'est « pas trop mal.... Cependant, je me suis
■ un peu luxé le genou en m'asteyàot... — » Que c'est gentil de s'étendre sur, te g»-
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■ Eoo !•■• — Non^Éeulemeot c'est gnitîl,
■ iiuii3«Dcore c'eèt.... ça.... est-ce qae cela
■ ne TOUS donne pee.... mille jolies idées, » madéDQoiseUe? — Çs me donne eiirie de n dormir!... — Si cela tous est agréable, je p ne Tcis pas pourquoi tous tous refoseriez > oe-f^iBir. -f Mais tous me tiendrez cdmp pagnie, monsieur Baisemon 7 -r-Je m'en
■ ferai un deroir, mademoifelle. »
Aussitôt Virginie ferme les yeux et feïnt
de se laisser «Uer^au sommeil; Baisemon {ionne les yeux aussi , maia il n'a pas besoin de feindre, ses lourds esprits soi^ bient&t engourdiâ. Lorsque Virginie lest certaine que son compagnon est «ndormi, elle se lâreetTa s'asseoir un penpius loin; Auguste «Bt toujours lÏTré à ses pens^ ; il n'a pat tourné la tète du càté de la jeune fille, q«i s'impatiente , et n'ose faire du broU de crainte d'éreiller Baisembni.
«Ce n'est pourtant pas & moi à l'aller « trouver, « se dit Virginie, ■ maïss'il ne
■ meVoitpati..'. Noos resterons donc ainsi -«jSai^noaS'parler... Ahl tantpisK.. Baise-
nt, „..G.k,^I.
, M ntLCTILLt. 8% '
» mon a le soaiineil dur... il ne s'éveillera
• pas. »
Et Virginie poQsse no petit cri comme' si elle Tenait d'apercevoir nne béte Téaimeuse.
Ce cri e^ entendu d'Aa^ste ; il se lève, s'approche, et sount en reconnaissant mademoiselle Troupeau, qui rougit de plaisir d'avoir réussi à faire venir le jeune homme prés d'elle.
■ Que vous eSt-il arrivé, mademoiselle?...
11 J'ai entendu comme on cri de frayeur....
H etje oesavaîs pas étresi prés de vous..., n — 'Ah! iponsieur! j'ai eu bien peurl....
» je suis encore toute tremblante...— Qu'ait vei-Tons doncvn„. est-ce une coulenvre?... » — Obt non, grâce auciel...maisc'est une ■ chenille ;... une énormechenilie qni était
• sur moi!.... et j'ai une peor terrible des » chenilles I — Ahl ah!...ceQ'estquecda!...
» me voilà plus tranquille!... — Cela vous ■ a fait rire parce que j'ai de l'aversion pour » les chenilles t . . . mais an moins ne riez pas » si haut;... vous pomriez réveiller mon » gardien.... — Comment! vous avez un
Il gftrdiea?... — Sans doute;. ..^na tante ne
■ m'aurait pas laissée sortir seule... c'est son » régisseur qui m'accompagne partout; et
■ tenez, le Toyez-Touaaupied decet arbre?
■ — Ce gros homme qui ronfle là-bas?... —
■ C'est M. Baisemon , l'homme en qui ma
■ tante a le plus de confiance. — Je toû ,
■ mademoiselle, que votre gardien ena aussi
■ beaucoup en tous, car il dort bien paisî- > blement ! me permettez-vous de tous te- » nir un moment compagnie?... >
Virginie aè répond pasj elle se «onteote de sourire et de faire signe à Auguste de s'asseoir prés d'elle sur le gazon.
, On est trés-bieu sur l'herbe pour causer; d'ailleurs on est. bien partout avec une jolie femme; mais l'ombrage, la verdure et la solitude ajoutent aux charmes que l'on goûte près d'elle. Le petit bois était déjà couvert , l'herbe était épaisse , et comme Baisemon n'était ii que pour ronfler , on pouvait se croire sans témcûns.
Cepêndantlaconversationestlanguissante entre Virginie et Auguste ; celui-ei est ré-
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vear et diitnit; la jeune fille est toute surprise du trouble de son ame, et presque attristée de ses nouvelles seneatioos. Elle lève parfois les yeux sur son toisia , mais rarement ses regards rencoatreat ceux du jeune homme, qui cooten^le des fleurs qu'il éparpille dans ses doigts. Ils échangent seulement quelques mots de loin à loin.
« Vous pouvez donc sortir à présent , ma- » demoiselle? — Oui, monsieur; on me » permet d'aller me promener avec H. Baî- ■ semon , j'en profite... je sors tous les ma- » tins, £t vous aussi , monsieur? — Moi?...
'• oui, je mepi-oménesouvent... C'est ce qu'on Il a de mieux à faire â la campagne... Et jus- 11 qu'à ce que je retourneà Paris... — Est-ce n que vous pensez déjà à retourner à Paris?
» — Mais... peut-être;,., je ne sais... Bien ». ne me presse, au fait ] •>
Un long silence succède. Les traits de Virginie ont pris une expression de tristesse qui ne leur est pas habituelle. Auguste est retombé dans sa rêverie ; il semble avoir oublié que quelqu'un est près de lui: C'est