‹ La pucelle de Belleville (volume 2)Chapitre 2 sur 28 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Il est doux de tenir tes sermens que Ton a faits h une maîtresse adorée , car il est doux de lui être agréable., de lui plaire , et de veir que l'oo possède tout son amour.

Oui , vraiment, c'est un grand bonheur de s'aimer tendrement, et de s'être fidèle. Que de gens n'en chercheraient pas d'autre, s'ils avaient goûté ce bonheur-là ! . ., Vous me direz : •> C'est aussi celui-là qu'ils cherchent, mais ils ne le trouvent pas. '•

Auguste , heureux de posséder l'amour d'Àdrienne , de posséder son cceur, de posséder... tout ce qu'un amant désire, a tenu la promesse qu'il lui a faite; il n'est pas

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retoamé chez H. Troupeaa; il s'est contenté de lui eaToyef sa carte. Le jeune homme aurait bien eu quelque envie de revoir isa- . demoiselle Vii^oie; il n'a pas oublié la manière singulière dont elle faisait aller ses i[Heds BOUS ta table ; mais il résiste à son désir, afin de ne point tourmenter Adrienne; celle^ se trtHiTe si heureuse d'être aimée , qu'elle ne se reproche pas sa faute , car elle pense que cette fiiute même lui attache son amant, et elle se livre au bonheur d'aimer, fans penser à l'avenir, ni aux suites que » faiblesse peut amener; cependant mille àrconstances devraient déjà lui ouvrir les j yeux; mais, au milieu d'un beau jour, on n'est pas pressé d'apercevoir un orage.

Chez M. Troupeau , on se félicite de ne plus revoir M. lUoiitrevîlle, * Il n'a mis que ■ sa carte , et il a bien fait , » dit madame Troupeau ; « je ne me serais pas souciée de • recevoirchez moi un jeune homme qui tra » vaille dans les théâtres. — Et il est proba- 1 ble que cela lebrouillera entièrement avec 1 safemille, « dit Troupeau; -i alors, quels

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