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tEUVRE DE PAUL DE KOCK
— Oui, monsieur I oh ! elle l'a dil.
— Pai'bleu î je la verrai alors I...
Gustave a remarqué un pavillon au fond du jardin. Ce bâtiment n'a qu'un rez-de-chaussée, et au travers des jalousies qui garnissent les fenêtres on doit apercevoir dans lintérieur. JNolre jeune homme descend
aussitôt au jardin; il approche du pavillon, il écoute; personne n'y est encore ; mais pour ne pas effrayer la jeune dame par sa présence, il s'éloigne un peu et s'assied derrière une épaisse charmille.
Bientôt il entend marcher ; il écarte légèrement a charmille, et aperçoit une dame donnant la main à la petite fille ; mais un voile épais couvre une partie de son visage, et elle entre dans le pavillon sans qu'il ait pu distinguer ses traits.
Gustave se rapproche du pavillon; la clef est à la porte ; ce serait une indiscrétion d'entrer, puisque cette dame ne reçoit personne; mais au moins il est jiermis d'écouler, et c'est ce que fait (iusiave. La harpe résonne; un prélude mélancolique se fait entendre : on cliante une romance dont les paroles i)eignenl les souffrances d'un cœur éloigné de ce qu'il aime. Gustave est attentif; il cherche à se rappeler où il a déjà entendu cette voix qui le charme. Il fait le tour du pavillon ; il a inutilement essayé d'apercevoir il travers les jalousies... partout les fenêtres sont garnies de ridean.x. Mais. 6 bonheur I on a cessé de chanter ]iour aller ouvrir une des fenêtres. Gustave se rapjiroche; il écarte bien doucomcul la jahiusie, et ses regards pénètrent enlin dans l'intérieur du jiavillon. Gependant il n'est pas encore entièrement satisfait : la jeune daim' est assise en face (le lui, mais elle tourne le dos ù la fenêtre où il est, et il m- peut apercevoir sa ligui»'.
Que faites-vous donc là. ma cliL-re amie.
GUSTAVE LE MAUVAIS SUJET
Ah! Gustave, dit Suzou, en prenaut la maiu Je son an
La petite fille est sur les genoux de sa mère et joue avec ses cheveux.
■ — Maman, tu ne chantes plus... tuas du chagrin... tu pleures toujours.
La jeune dame ne répond à la petite qu'en la couvrant de baisers; puis elle appuie son mouchoir sur ses yeu.x. Gustave est tremblant, il respire à peine : il lui semble que c'est lui qui fait couler les larmes de cette jeune femme.