LES ÉCOSSAIS A COMPIÈGNE
Aucun auteur français n'a mentionné que les Écossais étaient à Compiègne et qu'ils chevauchèrent aux côtés de Jeanne dans sa dernière charge, comme cela est affirmé dans l'extrait 2. Pour un Écossais, l'assertion du duc de Bourgogne et de l'extrait 7, que sir John Stewart et sir John Montgomery commandaient les Anglais qui coupèrent la retraite à la Pucelle, est pénible, étant donné que Stewart et Montgomery sont les noms de nobles maisons écossaises. Mais on ne trouve pas dans la généalogie des familles écossaises ces chevaliers sir John Stewart et sir John Montgomery. D'autre part, les Stywards ou Stewards étaient propriétaires dans les comtés de Cambridge, de Norfolk et de Sufïolk, et de cette famille est descendue la mère d'Olivier Cromwell. Lors de l'avènement au trône anglais d'un Stuart (1603), ils se réclamèrent, en vertu d'un droit problématique, comme descendants des Stewarts écossais. On peut retrouver la trace des deux chevaliers comme appartenant à l'armée anglaise longtemps avant 1430. Les Montgomery possédaient des terres dans le Hampshire, l'Essex et le Hertfordshire, depuis le temps d'Edouard III. Ainsi les deux chevaliers sont Anglais et non Écossais. Je ne veux point fatiguer les lecteurs français avec le récit des preuves et documents réunis sur ce point. Monstrelet ne mentionne pas sir John Styward ou Steward, mais il appelle Montgomery Anglais.
P. 20, 1. 5- La meilleure analyse moderne des témoignages est celle de Guy du Fresne de Beaucourt, Histoire de Charles VII, t. I, p. 166-183. M. de Beaucourt pense que « l'histoire est devenue bourguignonne >>; qu'il n'y eut aucune préméditation du crime ; que le dauphin s'était retiré de la scène quand il y eut des menaces.
P. 20, 1. 37. Vallet de Viriville, Histoire de Charles VII, t. I, passim.
P. 21, 1. 5. Anatole France, Vie de Jeanne d'Arc, t. I, p. 195.
P. 2i, 1. 8. Procès, t. IV, p. 298.
P. 21, 1. 24. Beaucourt, Histoire de Charles VII, t. I.p. 241-246.
1'. 22, 1. 12. Rvmer, F cédera, t. X, p. 3S5 ; 1710.
P. 24, 1. 14. Vallet de Viriville, Histoire de Charles VII, t. ï, p. 438-440, note.
P. 25, 1. 18. Beaucourt, Histoire de Charles VII, t. II, p. 142.
P. 29, 1. 7. Hinzelin, Citez Jeanne d'Arc; Paris, 1904.
P. 30, 1. 22. Siméon Luce, La Fra;ice pendant la Guerre de Cent Ans, t. I, p. 274.
P. 31, 1. n. Procès, t. I, p. 66.
P. 31, 1. 29. Procès, t. I, p. 132.
P. 31, 1. 3i. Procès, t. I, p. 129 et p. 219.
P. ji, L 37- Procès, Index, cf. Arc, Pierre d\
P. 32,1. 10—12. Comme à son Procès (1431), elle refusa de s'exprimer avec une certitude absolue sur son âge, Jeanne disait en effet qu'elle se croyait treize ans lors de la première visite de ses Voix ; en 1431, sept ans s'étaient écoulés depuis le début de ses Voix et de ses visions. (V. Procès, I, 52, 65, 73, 128, 215, 216, 218.) D'après une lettre d'Alain Chartier (?), de juillet 1429, ses visions commencèrent quand elle avait à peine atteint sa douzième année {Procès, V, 132). Suivant une lettre de Perceval de Boulainvilliers (21 juin 1)29). sa douzième année était révolue quand - r. >mmencèrent {Procès, V, 116). Comme en 1430-1431 les manifestations extraordinaires avaient dure sept ans, si elles remontaient à
l'âge de douze ou treize ans, elle devait être née entre 1410 et 1412, et avoir au moment de sa mort entre dix-neuf et vingt-et-un ans. Cf. I.efévre-Pontalis, Chronique d'Antonio Morosini, t. III, p. 41, note z.
P. ;.î, 1. 5. Procès, t. T. p. 46.
P- 36> 1- ?>7- Procès, t. III, p. 339-340.
P. 37, 1. 1. Pour tout l'ensemble de ces prophéties et le mélange moyenâgeux et français du prophète celtique païen Merlin avec l'historien chrétien anglais Bède, voir M. Lefèvre-Pontalis, appendice ix de la Chronique d'Antonio Morosini, t. IV, p. 316- 327, et aussi Michel et Wright, Vie de Merlin attribuée à Geoffroy de Monmouth, 1837. Les deux brochures de Geoffroy sur ce sujet sont Merlini Prophetia et Merlini Prophéties Continuatio, avec son Historia Britonum. Ce sont des œuvres du douzième siècle. Dans la traduction de M. Sébastian Evans, la prophétie de Merlin est ainsi rendue : « De la cité de la forêt de Canut, sera envoyé une vierge pour guérir par l'emploi des sangsues » (avec beaucoup de verbiage prophétique sur Calédon, Londres et tout, sauf la France). Cf. Evans, Geoffroy of Monmouth translated, p. 179. Je ne vois pas la relation entre le Nemus Canutum et Canut. Canutum veut dire <? gris » ou « gris blanc » ou « vieux. » Nemus Canutum (Bois Chenu) est «l'ancien bois»; Bois Chesnu est « le bois de chênes. 0
P. 37, 1. 5. Anatole France, Vie de Jeanne d'Arc, t. I, p. 207.
P. 37, 1. 18. Procès, t. V, p. 116.
P. 37, 1. 27. Journal d'un Bourgeois de Paris, publié par A. Tuetev, p. 237.
P. 38, 1. 6. Procès, "t. II, p. 434.
P. 38, 1. 20. Procès, t. I, p. 67, 68, 212.
P. 38, 1. 27. Procès, t. I, p. 68.
P. 39, 1. 23. M. France écrit : « Plusieurs dans le village croyaient savoir que les chrétiens allaient encore se promener avec les fées, et que le jeudi était le jour des rendez-vous. » Mais comme l'autorité citée pour cette croyance ne se trouve pas dans le passage mentionné, c'est une erreur de renvoi (A. France, t. I, p. 15, citant Procès, t. II, p. 450. qui n'en fait point mention. Cela doit être au t. I, p. 187).
P. 40, 1. 6. Procès, t. II, p. 422.
P. 41, 1. 2. Procès, t. II, p. 385, 386.
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