‹ La PucelleChapitre 79 sur 210 · V. 63. O profondeur ! ô dirine sagesse · texte numérisé non relu

V. 63. O profondeur ! ô dirine sagesse

Que tu confonds l'orgueilleuse faiblesse De tous ces grands, si petits à tes yeux! Que les petits sont grands, quand tu le veux !

Ces quatre vers prouvent combien notre pieux auteur est rempli de la plus pure substance des textes sacrés : il a trouvé le moyen de fondre, en quelque sorte, d'un seul jet, tout l'or

' * Kons sommes redevaLles de ce travail, entièrement neuf, et dont aucun éditeur ne s'était encore occupé, à M. Louis Du Bois, de Lisienx. Le poëme de la Pucelle , qui n'avait, depuis l'édition de Kehl, été l'objet d'aucune recherche , se trouve dans notre édition, en harmonie avec celui de la ffenriade , qui a été revu et annoté par M. Damiou. (Tî. D.)

de deux versets de l'évangéliste Luc et de l'apôtre Paul. Ce dernier s'exprime ainsi dans son Epitre aux Romains (ch. xi, V. 33) : « O altitudo divitiarum sapientiœ et scientiœ Dei! Quam incomprelicnsibilia sunt judicia cjus , et investigabdes viœ cjusl u Saint Luc dit en propres termes (chap. i, v. Sa) : « Dcposuit patentes de sede , et exaltuvit huinUes. »

V. 85. De plus , grand clerc en la sorcellerie , Savant dans l'art en Egypte sacré, Dans ce grand art cultivé chez les mages, Chez les Hébreux, chez les antiques sages, De nos savans dans nos jours ignoré...

Arioste {^Orlando furioso , c. xxxiii, st. v.) :

•< Quest' arte con che i nostri antichi fenno « Mirande prove a nostra etade è estinta. >•

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