‹ La Pullorose: Recherche d'une méthode de diagnostic pour la campagneChapitre 4 sur 14 · LAS · texte numérisé non relu

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Wyandotte paraît d'autant moins justifié que cette poule, aujourd’hui race fixée, résulte de la fusion de plusieurs races de poules très diverses.

Olney a constaté que des lapins nourris avec des œufs infectés de Bactérium Pullorum, mélangés à un mash, succombent à une maladie se traduisant par de la congestion de divers organes et notamment par une forte hypertrophie de la rate qui prend une teinte noirâtre. Le sérum de ces lapins agglutine le Bactérium Pullorum à 1 %. Nous devons à la vérité de dire qu’en vain nous avons tenté, tant par la nourriture que par la cohabitation prolongée de lapins sains avec des poules bacillifères, de répéter ces observations. Nos sujets ont conservé une santé normale et, sacrifiés, n'ont jamais présenté les lésions décrites. L'utilisation par des lapins de parquets souillés ne nous a donné aucun ennui, alors que la remise de volailles saines dans ces locaux que venaient de quitter les lapins a fait reparaître la ma-

ladie.

Les œufs infectés par le Bactérium Pullorum sont accusés de donner chez le lapin, le cobaye et le chat des intoxications alimentaires. Sans en avoir la preuve expérimentale, nous croyons qu'il en est de même chez l’homme.

Il y a déjà plus de trente ans que quelques docteurs spécialistes des troubles gastro-intestinaux de Genève et Lausanne, sans avoir cependant étayé leur opinion sur des constatations vraiment scientifiques, avaient remarqué que des œufs, notamment ceux consommés le jour même de la ponte, étaient la cause d’entérites et n’avaient pas hésité à jeter le discrédit sur cet aliment. Même, aggravant les conséquences de ces observations incomplètes, ïls ont, d’une manière générale, interdit la consommation des œufs à un grand nombre de malades ou d'individus fragiles : ce qui laisserait croire que, bien avant les découvertes des chercheurs qui ont pu décrire la Pullorose, nous en faire comprendre toute la gravité, et nous donner les moyens de la déceler, ces docteurs établissant une relation d'effet à

cause pressentaient déjà, dix ans avant sa découverte, l’existence de Bactérium Pullorum dans certains œufs.

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