CHAPITRE XVII
L'hiver est tardif; il n*en est pas encore question dans ce pays, que remplit une perpétuelle verdure. Cependant, l'orme du jardin qui, lui, est un arbre du nord, perd ses feuilles; c'est lui aussi qui annoncera le retour du printemps.
La vie de Véfa se poursuit, monotone, mais très douce. Ce qui l'empêche d'être tout à fait heureuse, c'est la pensée que cela ne durera pas toujours. Elle s'attriste en songeant que ses amis vieillissent, et la vision d'une chambre solitaire de « dame pensionnaire » n'est pas pour la réjouir. Mais pourquoi s'inquiéter de l'avenir? L'avenir est à Dieu, et Dieu sait ce qu'il lui faut.
En attendant, elle est de plus en plus aimée dans cette société de province, ou plutôt dans ce milieu militaire. Elle a des amies, elle sort quelquefois. Elle a assisté à une soirée chez le général, à un dîner chez le colonel. Les petites soirées, les « five o'clock » ne se comptent pas... Elle a vu un rallye qui Ta beaucoup amusée ; car il y a des chasseurs à Lancran, des chasseurs pour l'uniforme desquels elle a un faible.
Grâce à sa sœur, elle est très élégante, trop à son avis ; elle a quelque peine à faire comprendre à Isa q'.;e, n'ayant qu^une dot si petite, elle serait amèrement critiquée si elle éclipsait les jeunes filles qui l'entourent. Les cadeaux de la jeune femme ont lair simples, c'est la concession qu'elle a faite ; mais Véfa se doute que tout sort de chez les grands faiseurs et doit coûter horriblement cher, et il lui est pénible de recevoir Ce genre de présents.
Quoiqu'elle soit l'objet de sympathies auxquelles elle est loin d'être insensible, ce qu'elle préfère à tout, ce sont leurs petites soirées à eux trois, quand tante Chloé met son frère sur le chapitre de ses souvenirs. Il devient vile éloquent; il revit le passé; son expression change, ses yeux revoient les jours terribles, il dit avec
•jne simplicité étonnante des mots héroïques... L^hloé l'écoute avec un mélange d'admiration et de terreur. Elle n'est pas personnellement capable de sentir comme lui, mais elle l'aime assez pour s'annihiler, pour absorber sa propre vie dans la sienne. Et il termine ses récits toujours par les mêmes mots... Sa voix, qui était tombée tout à coup, reprend son diapason ordinaire, avec toutefois une émotion contenue, tandis qu'il dit : « Voilà pourquoi je ne peux m'endormir que tourné vers l'Est... Voilà pourquoi, aussi, mou vieux corps ne veut point se désaccoutumer de l'uniforme dans lequel il sera enseveli... »
... Un de ces soirs paisibles, Véfa tricotait un cache-nez pour un des pauvres de tante Chloé (ils avaient tous "été soldais, ses pauvres, ou du moins il le disaient). Le colonel suivit quelque temps des yeux le mouvement des aiguilles, puis dit tout à coup :
— Je mourrai content, ma chère, si je vous vois mariée à l'un de nos officiers.
Véfa sourit malgré elle de cette brusque apos^ trophe.
— Mais vous n'aimez pas, cependant, que les officiers se marient!
— Je préférerais qu'ils n'eussent pas d'autre amour que la France, pas d'autre rêve que la revanche, ni d'autre souci que l'honneur de leur métier... Cependant, je puis comprendre qu'on soit moins absolu... Comme disait votre sœur, c'est beau de faire souche de soldats. Et puis, tout dépend de la femme qu'on choisit... Vous seriez la digne compagne d'un militaire, mon enfant.
— Et, plus tard, une délicieuse générale, comme sa grand'mère, ajouta tahie Chloé, lui adressant un petit sourire.
— Il n'y a à cela qu'un obstacle, dit gaiement Véfa. Beaucoup de jeunes officiers sont pauvres, et je n'ai pas la dot réglementaire.
— Elle n'est plus nécessaire. Ils ont aussi aboli cela, dit son tuteur avec un singulier mélange de salisfaclion et de regret.
— Eh bien! reprit Véfa en plaisantant, ils ont peut-être eu tort. C'était une garantie de dignité, une mesure de prudence, et après tout, les officiers avaient encore un large choix parmi les jeunes filles possédant douze cents francs de rentes!
— Il ne vous manque que deux cent soixantetreize francs pour avoir celte dot, jadis régie-
mentaire, dont vous venez de parler avec un grand bon sens, rnon enfant, dit le colonel avec une ombre d'embarras.
— Oui ; mais, à moins de gagner un gros lot, je ne l'aurai jamais, et je crois, mon tuteur, que vous n'aimez pas les valeurs à lots...
11 ne releva pas cette plaisanterie. Il échangea avec sa sœur un regard un peu embarrassé. Mlle Lespy se mit à travailler furieusement, semblant très absorbée par un point de crochet, et lui toussa pour cacher la difficulté qu'il éprouvait tout à coup à parler.
— Nous avons une très modeste fortune, mon enfant... Il semblerait très naturel... Ohl ne protestez pas!... Je sais que vous n'y avez jamais pensé... Nous avons des preuves de votre désintéressement... Une vraie fille de soldat... Il semblerait cependant très naturel que nous vous assurions notre petit avoir; seulement.
— Colonel 1... Mon tuteur! s'écria Véfa, rougissant, des larmes lui venant aux yeux malgrC elle.
Tante Chloé vint s'asseoir près d'elle, lui prit] la main, et murmura d'une voix émue :
— Laissez dire mon frère, ma chérie... Ilj parle aussi pour moi..»
— Ce que nous possédons, nous le regardons comme un dépôt sacré, reprit le colonel d'un ton raffermi. Il appartiendra après nous à... à une personne de notre famille qui y a des droits, quoique... nous n'ayons plus de rapports avec... cette personne. Ce qu'un aïeul a amassé ne doit point, selon nous, sortir de sa parenté... Mais nous avens réalisé quelques économies, ma chère Geneviève, grâce à l'habiletéde masœur...
(Il s'inclina vers Cliloé, en disant ces mots, avec la politesse affectueuse qui caractérisait leurs rapports.)
— ... Et nous ne croyons pas manquer à notre devoir en vous disant, dès aujourd'hui, que je pourrai répondre en toute vérité, à l'officier qui me demandera votre main : « Ma pupille possède la dot réglementaire... » Ne pleurez pas, mon enfant, ne protestez pas... Ne voyez-vouspas que les larmes sontcontagieuses, et que ma sœur ensevelit son visage dans son mouchoir? C'est décidé entre nous, c'est arrangé... Non, ne me remerciez pas! D'ailleurs, ] ; suis pressé ; il y a une réception au Cercle, et il est probable que je devrai dire quelques mots... Chloé, ma chère sœur, séchez vos larmes, et faites sourire cette enfant...
Il saisit son képi et s'esquiva... Je ne voudrais pas assurer que lui-même n'ait pas, du bout de son gant blanc, refoulé une petite larme qui ne demandait qu'à couler...
Tante Chloé s'essuya une fois de plus les yeux, rendit ses baisers à Véfa, et, s'élant assurée que son frère avait quitté la maison, elle s'écria d'une voix altérée, mais avec une expression de triomphe :
— Comme il est juste et noble ! Vous l'avez entendu? Il ne fera pas tort d'un centime à son neveu, quoiqu'il se croie vraiment l'objet d'une injure grave, et d'une ingratitude qu'il juge odieuse.
— Mais le neveu auquel vous conservez votre précieuse affection ne doit pas être si coupable, tante Chloé?
La vieille demoiselle jeta à Véfa un regard reconnaissant, puis elle eut l'air perplexe et si malheureux I
— Il le dit cependant, lui, mon frère; il le croit... Sans cela, il n'aurait pas banni le lils de notre pauvre sœur, l'enfant qu'on nous apporta ians ses langes, et que nous avons élevé comme notre fils I
Elle cacha son visage dans ses mains, pleura
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encore, tandis que Véfa restait interdite, pleine de pitié, mais aussi d'embarras; puis elle prit une soudaine résolution.
— Au fait, Geneviève, je ne vois pas pourquoi Ton vous cacherait ce que toute la ville a su... Quand vous connaîtrez le cha^'^rin qui ronge mon pauvre vieux cœur, vous serez indulgente pour mes accès de maussaderie... Non, ne vous récriez pas, je sais bien que parfois je suis triste, et peut-être très désagréable... Si seulement vous aviez connu mon cher neveu, vous comprendriez quel regret désespéré il me laisse I
— Et pourquoi est-il parti, chère tante Chloé?
— Parce qu'il ne voulait plus être soldat... Véfa s'attendait si peu à cette réponse, qu'elle
ne trouva pas tout d'abord une parole à répondre. Quoi I son tuteur, si bon, si plein de cœur, si disposé à compatir aux soucis d'une pupille inconnue, chassait de sa maison le fils de sa propre sœur, uniquement parce que celuici n'avait pas la vocation militaire!
Mlle Lespy était très intuitive. Elle lut sur le visage de la jeune fille ce qu'elle pensait, et se bâta de prendre la défense de son frère. Pauvre chère vieille fille! C'était touchant de voir son embarras, partagée qu'elle était entre le désir
de plaider deux causes différentes, de justifier deux prétentions opposées, de ménager àeuT" êtres également chers.
— Il faut connaître mon frère comme moi, chère petite, pour comprendre l'ardeur de son patriotisme, l'absolu de sa passion... Plus il déplore la mutilation qu'a subie notre pauvre chère France, plus il est désireux de lui vouer des cœurs et des bras... Il avait toujours ouï dire qu'on façonne à son gré l'âme d'un enfant... Celui-ci était richement doué... Ma chère, je l'ai tant aimé ! Je vous montrerai ses photographies... J'étais Hère de lui, de son intelligence, de sa beauté, de son entrain; Hubert constatait sa vivacité, son audace... Tenez, il ne marchait pas encore seul qu'il trouvait moyen de se dresser debout sur cette chauffeuse que vous voyez là... Naturellement, il devait être soldat. Il n'avait que des jouets belliqueux; il faisait l'exercice à dix-huit mois... Et si vous l'aviez vu faire au général le salut militaire sur le Cours!... Puis il grandit... Toujours plus intelligent, plus bruyant, plus lier, plus délicieux... Des études brillantes... Il réussissait en tout, et était surtout fort en malhématiques. Oh ! ce pauvre tableau noir que vous avez vu là-haut!
Y a-l-il tracé des problèmes avec mou frère, qui avait presque les larmes aux yeux en voyant comme il était remarquable!..
Tante Chlué prit son mouchoir, et Véfa comprit pourquoi elle se gardait d'effacer les figures géométriques qui pâlissaient là-haut, sur le grand tableau noir.
— Et puis, reprit Mlle Lespy, tout changea. Il osa un jour (oh ! comment en eut-il le courage, le courage d'alîronter la colère d'Hubert, et aussi de lui briser le cœur!...) il osa lui dire qu'il n'avait pas la vocation militaire... 11 faut connaître mon frè' e pour comprendre ce qu'il ressentit de stupeur, de chagrin... Rien que par reconnaissance pour tant de bontés, le pauvre cher enfant aurait dû retenir ces paroles cruelles !
— Et cependant, chère tante, s'il avait d'autres goûts, une autre vocation?
— Hélas! ce qu'il appelait sa vocation acheva d'exaspérer mon frère! Ce n'était pas une carrière déterminée, respectable, quoique civile, qu'il voulait embrasser... Mon enfant, dit tante Ghloé, regardant Véfa avec inquiétude dans l'attente de ce qu'elle allait dire, il voulait être peintre î
Véfa sentit un petit coup au cœur, sans savoir pourquoi.
— Et n'est-ce pas une vocation respectable, vraiment belle, que l'art? balbutia-t-elle, voyant que Mlle Lespy atteudait une réflexion de sa part.
La vieille fille secoua tristement la tête.
— Hubert ne croit pas que, sauf pour de rares génies, on arrive à quelque chose de bon en fréquentant les ateliers. Ce qu'il connaissait ou ce qu'on lui avait raconté de la vie d'artiste lui était souverainement odieux. Lui, si correct, si respectueux de toutes les formes qui, dit-il, sont nécessaires à l'honorabilité, si épris de la règle, de la discipline, de la régularilé, comment n'aurait-il pas eu en horreur ce qu'il considérait comme une vie de bohème, une vie d'expédients! Il y eut des scènes bien dures... C'est à cette époque, mon enfant, que mes cheveux ont blanchi rapidement... Cependant, mon cher Michel avait un cœur d'or. Il comprit que son oncle n'agissait que persuadé de remplir son devoir; il sentit aussi tout ce qu'il lui devait, et se résigna à ce qui était pour lui le plus grand des sacrifices : il consentit à entrer à Saint-Cyr. Nous eûmes quelques années de bonheur, traversées
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cepenrlanl par la passion malheureuse de Michel... Il peignait en cachette, et quand mon frère le découvrait, il le punissait avec rigueur... croyant toujours bien faire, ma chérie... Michel fut reçu... Ohl quelle joie, quelle fierté éprouva mon pauvre Hubert I... J'aurais été heureuse, moi aussi, si je n'avais senti que mon neveu s'était sacrifié. Être ainsi placée entre deux affections si tendres, ah ! c'était vraiment dur I Et puis, pendant ces deux années de Saint- Gyr, j'étais la confidente des ennuis, des révoltes de mon cher Michel. Mon frère fermait volontairement les yeux, il était heureux, il voulait l'être ; il écrivait tout le jour des notes militaires qui devaient être utiles à « l'enfant. » Il avait ordonné de tourner aussi vers l'est le chevet de son lit... Il lui disait en souriant : « Le vestibule est petit ; mais plus tard, tes cantines y tiendront bien avec les miennes... toujours prêtes. »Que vous dirai-je Geneviève?... Michel sortit de Saint-Cyr le quatrième ; il vécut quelque temps de la vie de garnison, qu'il avait en horreur, puis, un soir, il vint ici, très pâle, très résolu... il allait donner sa démission... Ohl mon enfant, que Dieu vous préserve de voir jamais une scène si cruelle entre des êtres que
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VOUS aimez!... lyTon frère fut comme frappé de la foudre ; il ne pouvait croire ce qu'il entendait. Michel fut tendre, éloquent; il épancha devant nous ses répug-nances, nous confessa ses luttes. Il avait voulu obéir ; il avait voué sa jeunesse à des études antipathiques à sa nature ; il avait vécu trois ans de cette vie vraiment abhorée ; maintenant, il réclamait le droit qu'a tout homme de suivre sa voie... Hélas ! son éloignement pour la vie militaire, qu'il dépeignait si éloquemment, bien loin d'attendrir Hubert, aggravait sa colère. Ne pas aimer la vie du soldat ! Sentir péniblement cette sainte, cette salutaire discipline ! Cela faisait du pauvre Michel, à ses yeux, une espèce de monstre. En vain mon neveu répétait-il que si la guerre éclatait, il, serait fier de reprendre son grade, et que nul, alors, no pourrait lui reprocher de manquer d'ardeur... En vain, aussi, il rappela le sacrifice consenti par égard pour son oncle, ces années détournées de sa véritable vocation. Ce mot de sacrifice f^xaspérail mon frère, qui eut alors des mots si cruels !,.. Mon enfant, il l'appela un lâche, et le chassa de chez lui...
Tante Chioé essuya les larmes qui, à ce souvenir, inondaient sa figure pâlie.
— J'eus donc le chagrin amer de voir partir celui qui était un enfant pour moi, pauvre vieil] o fille, et la douleur de trouver mon frère injuste... Il ne faut pas que vous l'estimiez moins haut à cause de ce que je vous dis là, ma chère Geneviève... Il croyait agir selon son droit, et mémo selon son devoir. Il ne comprenait pas l'effort que fit Michel pour maîtriser sa propre coUre, en s'entendant traiter de lâche, en s'entendant dire qu'il déshonorait sonnom. Mais, vraiment, Hubert croyait que le pauvre enfant commettait un crime envers la France, et il lui aurait plutôt pardonné de lever la main sur moi... Je vous le répète, il n*eut pas un instant l'idée qu'il outrepassait ses droits, des droits que même un père n'eût pas poussés légitimement si loin... C'était de bonne foi qu'il se croyait lui-même blessé dans son honneur... Peut-être quelque indulgence eût-elle arrêté Michel; c'eût été cependant, pour peu de temps, et je puis à peine le regretter : mon cher enfant a bien le droit do suivre sa voie et d'être heureux à sa manière. Il partit, navré, blessé cruellement, ne voulant pourtant pas croire que c'était une irréparable mpture... Il ne connaissait pas Hubert... Sa chambre reste close, ses lettres sont refusées,
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— non pas par moi, cependant. Et chaque année, ma chère (la voix de Chloé défaillit), chaque année, je le revois à Lourdes, aux pieds de la Vierge de paix qui peut attendrir les cœurs et rendre le bonheur aux foyers malheureux...
Véfa embrassa silencieusement sa vieille amie. Elle avait ressenti une étrang-e impression pendant ce triste récit.
— Tante Chloé, dit-elle enfin (elle ne se rendit pas compte qu'il y avait dans les intonations de sa voix quelque chose de très doux), je crois que j'ai rencontré celui que vous aimez si chèrement... Ne s'appelle-t-il pas Michel Dalrey?
MUeLespy tressaillit, et fit un signe affirmatif, regardant avidement la jeune fille.
— Alors, je l'ai vu chez ma sœur... Il est plein d'âme, de cœur, détalent... Il se fera un nom... C'est un grand chrétien... Nous avons parlé ensemble de Dieu et de ses œuvres, et c'était très doux, dans cette maison où Dieu était si oublié...
Tante Chloé Tétreint avec une passion dont on n'aurait pas cru capable cette frêle créature à l'aspect si paisible.
— Oh 1 mon enfant, c'est Dieu qui a permis cela ! Je pourrai donc parler de lui à quelqu'un
qui l'a vu, qui sait combien il est digne de l'amour de mon pauvre vieux cœur! Je vous montrerai les photographies de ses tableaux, qu'il m'envoie en cachette...
— Le cuirassier? dit Véfa, souriant et pleurant.
Elle ne sait vraiment pas pourquoi elle pleure, à moins que les larmes ne soient contagieuses.
— Vous connaissez le cuirassier? s'écrie naïvement Mlle Lespy. C'est joli, n'est-ce pas? Mais c'est une étude; en ce moment, il prépare son envoi au Salon, un tableau beaucoup plus important... Oh! ma chère, si je pouvais aller à Paris !
Et elle est reprise de sanglots convulsifs, la pauvre tante Ghloé au cœur fidèle...