CHAPITRE IIT
Faiblesses de la méthode
TI — Accents
Des accidents de différentes gravités ont été observés au cours de la pyélographie intraveineuse et ont été attribués au procédé employé. Pourtant si l’on en croit les recherches expérimentales, les doses injectées restent bien au-dessous de la dose toxique: Actuellement, des milliers d’urographies intraveineuses ont été pratiquées, et l’on signale de moins en moins d'incidents. La préparation des produits se perfectionne et la technique devient aussi plus sûre.
Signalons de suite les cas de mort publiés, pour dire que l'injection intraveineuse ne peut en être rendue responsable. Soit par exemple un enfant de 10 ans, en état d’urémie avancée avec amaurose et somnolence, qui est soumis à l’urosélectan. Il meurt 19 heures après l'injection et à l’autopsie on trouve une double pyélonéphrite suppurée, des uretères très dilatés, etc. Peut-on vraiment accuser l'injection dans ce cas et ne semble-t-il pas pour le moins inutile de pratiquer l’urographie intraveineuse chez les moribonds ?
Des accidents seraient dus à la libération inattendue de l’iode. Laurent, de Liége, a observé une hémoptysie chez un tuberculeux cavitaire à Ja suite d’une pyélographie intraveineuse : il l’attribue à une