RACE
congestion d’origine iodée. Cette étiologie ne nous paraît pas absolument établie : un tuberculeux cavitaire peut toujours faire une hémoptysie, et il faudrait des cas multiples pour mettre le méthode en cause. Lepoutre et Stobbaerts affirment avoir pratiqué plusieurs fois l'injection d’urosélectan chez des
tuberculeux à divers périodes, sans accident pulmonaire.
Des manifestations urticariennes, des érythèmes, ont été attribués à des accidents d’iodisme, sans grande preuve nous semble-t-il.
En fait, ce que l’on observe parfois, ce sont des incidents sans gravité, qu’il faut cependant signaler.
Une douleur le long de la veine injectée, pouvant se propager vers la région précordiale ; de la fréquence du pouls ; une sensation de chaleur à la tête, une injection des muqueuses oculaires, du larmoiement, une soif vive ; telles sont les manifestations observées chez des sujets impressionnés par l’examen, manifestations toujours sans gravité.
Ogier Ward, au Congrès de Londres de cette année, fait remarquer cependant que, si dans la plupart des cas cette méthode semble inoffensive, en principe, il serait utile de ne pas l’employer à plusieurs reprises pour la même personne. Elle se préconise en parfaite sûreté chez les enfants ; cependant il serait difficile, de l’avis de l’auteur, d'obtenir des ombres d’une densité suffisante pour faire des diagnostics délicats chez les enfants d’un très bas âge. Nous n'avons pas une très grande expérience de la chose, mais dernièrement le P' Lepoutre injecta à un enfant de 16 mois le quart de la dose utilisée chez l’adulte, de ténébryl ; il n’y eut aucun accident, mais l’image obtenue fut tout à fait insuffisante. On dut recourir à la pyélographie rétrograde.
PL
IT. — PYÉLOGRAPHIE INTRAVEINEUSE