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on peut être bien tranquille pour enlever le rein malade. Notre diagnostic est complet : il est bactériologique, et nous savons que d’un côté il y a des bacilles et que de l’autre il n’y en a pas; il est Jonctionnel, et nous savons que le rein sain est capable d’assurer à lui seul la dépuration urinaire.
Mais trop souvent encore les malades viennent à une période avancée : la vessie est très malade, intolérante, saignante, sans capacité ; si on parvient à voir les uretères, la sonde est arrêtée à quelques centimètres, et on ne peut faire un prélèvement convenable. En somme, le cathétérisme des uretères est impossible, et l’on ne peut connaître avec certitude ni l’état bactériologique, ni la valeur fonctionnelle dé chaque rein séparé.
Parfois même on peut faire le cathétérisme, mais, pour une raison ou pour une autre, il est impossible d'établir un diagnostic certain de l’unilatéralité des lésions ou d'évaluer la valeur fonctionnelle du rein supposé sain. On pourra aussi, chez certains sujets, craindre un reflux vésico-urétéral susceptible de fausser les résultats entrevus.
C’est dans tous ces cas que la pyélographie intraveineuse ést souvent d’un grand secours. Par les données nouvelles qu’elle apporte, elle peut confirmer un diagnostic, fournir la lumière nécessaire à l’établissement de ce diagnostic ; elle pourra même parfois permettre au chirurgien de ne pas employer certains modes d'exploration plus ou moins désagréables pour le malade, sinon sanglants.
Les formes cliniques de la tuberculose rénale étant nombreuses, les cas particuliers peuvent être multiples et, pour plus de clarté, nous croyons devoir adopter une classification basée sur la possibilité du cathétérisme urétéral.