‹ La Pyométrie Dans Le Cancer Utérin ( Contribution Clinique )Chapitre 6 sur 16 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Docteur Ch. Platon)

Mme P..., âgée de 71 ans, extrèmement robuste et bien portante, vient en janvier 1906 pour des pertes rouges abondantes, apparues tout à coup au Théâtre une aprèsmidi, il y a 15 jours. Celte personne a joui toute sa vie d'une santé parfaite. Elle a eu quelques troubles généraux, dit-elle, vers 45 ans, époque de la diminution de ses règles qui disparurent à 48 ans. Depuis, excellente santé. En 1905, elle a eu quelques pertes blanches odorantes, parfois jaunâtres comme du pus. Elle se servit alors d'injections de feminol du docteur Charier à base de formol et d’essences végétales qu'elle trouva chez sa nièce que j'avais opérée d'une hématocèle. Ces pertes disparurent pour réapparaître vers la fin de l’année avec douleurs de ventre très marquées. Au moment de mon examen, par le toucher et le spéculum, je constatai un gros bourgeon sanieux siégeant sur tout le col et exubérant, saignant facilement sous la pression du spéculum. Il donnait tout à fait l’idée d'un néoplasme épithéliomateux. Je conseillai un raclage. Il fut pratiqué en janvier 1907. Les bourgeons se prolongeaient dans la cavité utérine. Lorsque je pénétrai dans celle-ci, la curette amena un flot de pus qui semblait accumulé derrière cette bar:rière néoplasique. Les suites de l'opération furent banales. La guérison fut extrêmement rapide. L'état général se maintint en parfaile santé et cette guérison me fit rejeter le diagnostic d'épithélioma pour faire le diagnostic

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ET VE rétrospectif de métrite fongueuse avec bourgeonnement chez une vieille femme, métrite accompagnée de pyométrie.

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