‹ La quadrature de l'amourChapitre 119 sur 178 · COLLOQUE SENTIMENTAL · texte numérisé non relu

COLLOQUE SENTIMENTAL

— Ah ça ! Pourquoi diable, t'être donnée A tant de gens, au fond, si peu dignes de toi ? — Hélas ! mon pauvre ami, si je savais pourquoi.

En serais-je plus avancée?

On ne se donne point toujours

(Ne l'oublions pas) par amour.

Ah ! ce serait trop simple ! On se donne, d'abord, Sans bien savoir si c'est par curiosité. Par faiblesse, cupidité... ou moins encor !

Dans mon cas, je crois, tout bien compté. Que ce fut par... voyons... voyons... par une espèce

D'empressement à m'acquitter D'une obligation d'amour et de tendresse Dont la nature a fait mon destin et ma loi... Et maintenant encor, en n'aimant plus que toi.

Quelquefois le remords m.e vient D'un grand devoir que je néglige ou que j'élude... Oui... le sentiment d'une affreuse ingratitude... Je ne sais pas si tu me comprends bien ? — Très bien.

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