‹ La quadrature de l'amourChapitre 166 sur 178 · DANS LE PLAN BIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

DANS LE PLAN BIOLOGIQUE

Dépouillée de son cadre et de son atmosphère, La femme, bien souvent, déçoit nos convoitises... Etre et paraître : au fond, deux termes solidaires.

Deux accords qui se neutralisent.

Rien de par soi n'existe. Et tout n'est que reflet ! Ce que nous chérissons dans la femme adorée, C'est Tailleurs, l'au-delà de nous, une envolée Qui nous emporte au loin comme un grand coup d'archet : Luxe. Voyage. Ou bien, les fleurs de solitude. L'art. Le calme bourgeois. La volupté de vivre. Risque de l'action. Le sport. Même l'étude... On ouvre un grand amour comme on ouvre un grand livre Où quelque immense coin de nature palpite. D'ailleurs, déception, espoir qui fait faillite. Voilà trop souvent le bilan de ces chimères ! Mais parfois il advient l'aventure contraire. Que par la femme un monde entier soit révélé ! Car pour nous, les rêveurs, au cœur lent ou fébrile, Qui vivons ici-bas comme des exilés, La femme, c'est toujours un peu notre Virgile... Aussi, l'ayant choisie pour maître et pour leçon, A travers la forêt des eflets et des causes, En lui tenant la main, graves, nous avançons Dans l'essence profonde des choses.

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