PREMIERE PARTIE, Par Cuanses E, Sauxoens, BA, Ph.D. Céréaliste
Le fait que les blés, ainsi que les farines, présentent des différences sonsidérables dans leurs caractères, est connu depuis longtemps, bien que les idées qui ont généralement cours quant à ces différences n'aient pas été bien définies et qu’on n’ait comparativement guère travaillé à découvrir la relation qui existe entre les particularités des grains de blé et celles de la farine qu'on en obtient, En général, les cultivateurs ont donné trop peu d'attention à la question de la qualité de la farine: ils cultivent ordinairement les variétés de blé qui donnent le rendement le plus élevé, sans égard à aucune autre considération. Ces dernières années on s'occupe toutefois davantage de cette question de la qualité, et le prix du blé est maintenant dans une certaine mesure réglé par l'opinion que l'acheteur forme quant à la qualité probable ainsi que quant À la quantité de farine que l'on peut obtenir du grain.
Dans les nouveaux districts à blé du centre et de l’ouest du Canada on a généralement reconnu l'importance qu'il y a à produire du blé de qualité sunérieure. La grande distance qui sépare quelques-unes de ces régions du bord de la mer, fait qu’il est essentiel de produire du blé de qualité supérieure afin que les frais da transport ju-qu'aux centres du commerce ne soient pes trop élevés proportionnellement à la valeur du grain. Dans certaines parties de la région des “ prairies ” la saison est trop courte pour que les variétés tardives de blé y müûrissent toujours: et, en travaillant À produire pour cette région de nouvelles sortes à maturation hâtive, il est évidemment impératif de ne jamais perdre de vue la question de la qualité, Dans les parties les plus vieilles du Canada, où l'on s'occupe d'agriculture depuis un grand nombre d'années, la tendance qu'on y a à sacrifier la qualité à la productivité, a contribué à abaisser la valeur moyenne du blé au-dessous du haut degré d'excellence qu'il aurait pu conserver si l’on avait donné davantage d’attention à cette question.
On verra done que le sujet de ce bulletin comprend deux problèmes principaux, le premier étant la production de nouvelles sortes de blé de qualité supérieure (surtout pour quelques-unes des parties les plus au nord de notre pays), et le second étant la détermination de la qualité des variétés maintenant cultivées, afin que nous puissions lonner aux cultivateurs de toutes les parties du Canada des conseils précis quant aux sortes qu'il leur vant le mieux semer, Le premier de ces problèmes, la production de nouvelles variétés de qualité supérieure, bien qu"1 soit d'importance capitale et que je m'en occupe une très grande partie de mon temps, ne demande pas à être traité au long dans ce bullet'n. La plus grande partie des pages qui suivent sera donc consacrée à la
cstion de la détermination de la qualité du blé sous les conditions ordinaires, lorsdon a une quantité suffisante de grain pur à sa disposition.
Les investigations dont il est rendu compte dans ce bulletin, ne sont nullement omplètes, quelques-uns des problèmes n'ayant encore été qu'effleurés. Les résultats ‘teints ont toutefois quelque importance, et il nous a semblé qu'il ne fallait pas en renvoyer indéfiniment la nublication. Nous nous prapesons de poursuivre encore longtimps ces recherches, cor il y a encore plusieurs points importants à étudier.