XXI. — POUR LE SIEUR CORNEILLE
CONTRE LES ENNEMIS DU ClD (1>.
Sonnet,
UI vous a meus, Esprits de haine envenimez, ^ A vomir vostre fiel sur un œuvre angelique : Ce que chacun approuve, est ce que vous blasmez, Et la gloire d'un Poëte, est ce qui plus vous picque. .
Vos Escrits outrageux, et vos discords semez, Servent à vous confondre alors qu'il vous réplique : L'attaquer en public pour en estre estimez, C'est rendre à vos dépens vostre honte publique.
Ces saillies d'esprit vous font passer pour fous, Les traits que vous lancez rejallissent sur vous. Aussi, foibles oyseaux, vous n'estes pas à craindre :
Corneille scait porter, son vol si prés dos Cieux, Que s'il ne s'abaissoit, pour vous combattre mieux, Vos coups injurieux, ne pourroient pas l'atteindre.
Au Seigneur Scudery, sur sa Victoire.
Quatrain.
TOY, dont la folie jalousie, Du Cid te veut rendre vainqueur :
Sois satisfait, ta frénésie Te fait passer pour un vain Cœur.
(i) Auteur inconnu.
Éd. frinc. A Paris, M.DC.XXXVII. In-8tf de 7 pages, titre compris. Publié d'après l'exemplaire de la Bibliothèque de l'Arsenal, 9809, B. L. Rés. |