‹ La Queste du GraalChapitre 35 sur 62 · ANDANTE · texte numérisé non relu

ANDANTE

Comme un rythme <1<' sein, la vaste mer se soulève el respire en lentes lames épandues, h son souffle ressemble à l 'oppression très douce d'une rêverie de nie.

Le ><>ii multiplié par le silence donne l'idée d'un camp nombreux aux poitrines robustes ou d'une vaste cité endormie que sillonnent an lointain <!<■ lourds chariots innombrables : lorsque les Barbares nomades déplaçaient sous la lune leur cohue dévastatrice, parfois l'Italie dut entendre, par les nuits calmes, le grand ébranlement sonore de ces peuples en marche.

Mais iv souille lointain, à l'attention, se rapproche, augmente, el c'est vus 1rs murs crénelés de sommeil, les piaffements des cavaliers d'assaut, qui se placent, pour l'attaque de l'aurore.

Si tous l«'s mouvements terrestres venaient faire la perpétuelle activité de la vaste mer comme toute l'animalité s'i-ii évase? Elle garde l'écho des douleurs el des • rimes commis dessus ses il<»is : l'eflarée Tamti, la lugubre Océane : elle a vu les bandits espagnols aiguiser en poignard la croix <\i\ Golgotha.

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