NEUVIÈME ROMAN
LA GYNANDRE
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LA GYNANDRE
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DEYOYERE DIRIS
t Sacrifier de soi et se sacrifier tout, oh ! la chose facile parce qu'elle est belle et chrétienne I Mais penser à la vanité du don de soi ! Oui. la mélancolie qui t < > m bera sur les derniers Latins n'aura jamais eu son égale daii> le passé. Jadis, l'hégémonie passait de Thèbes à Memphis, de Babylone à Ninive, d'Athènes à Ko me, puis à Byzance : Ce n'était que le fracas d'un déplacement de civilisation. Aujourd'hui, un niveau de néant pèse sur l'occidentalité : le Saxon et son fils L'Américain, le Slave et le Germain se valent; la barbarie qui parait encore en Russie, dans son instinctivité, évolue ailleurs sous la forme yank.ee et nous reprend pour nous abêtir.
« Les Latins n'ont pas changé de dieux, ils ont chassé le divin, des formules même nationales. C'est au nom du peuple français que la France légifère : la France doit périr, parce qu'une fourmilière de trente-six millions d'insectes humains ne se recommande pas d'ellemême. On proscrit le divin et le normal disparaît ; à pays athée, mœurs sodomiques, cela est régulier : l'évidence suprême une fois niée, que sont les autres infractions?... Je le sens, Nergal, quelque chose meurt dans l'humanité qui, depuis sept mille ans, survivait
à tout ; nous touchons à ces temps imprévus où le bien, le beau, le vrai seront impossibles. Vingt siècles après la venue du Christ, il n'y a plus de place pour un Messie. Les voies corrompues jusqu'à pourrir se dérobent aux pas des Théurges : l'âme du monde est damnée ! »