‹ La question agraire en BelgiqueChapitre 4 sur 14 · TR SAS RRRDS À AS GEO · texte numérisé non relu

TR SAS RRRDS À AS GEO

A FE ne

que les armes qu’on dirigeait contre nous, se retournent — comme les flèches de Saint-Sébastien — contre

nosadversaires. Les charbonniers flamands, qui font tous les jours jusqu’à deux heures de train pour aller travailler dans les mines du Borinage et du Centre, les macons, les menuisiers, les plafonneurs, qui débarquent tous les matins à Bruxelles, n’ont pas tardé à se développer, au contact de leurs camarades. Ils ont acquis les mêmes besoins, manifestent les mêmes exigences et professent les mêmes opinions. Tous les soirs, dans les trains qui les emportent, on entend des chansons socialistes, et c’est à eux, en grande parie, qu'il faut attribuer nos progrès électoraux dans les arrondissements qu’ils habitent.

Il est évident que, dans ces conditions, socialisme à la campagne et socialisme agraire ne sont pas une seule et même chose. En effet, nous pourrions fort bien avoir la majorité dans certains villages, qui ne possedent pas d'établissements industriels, sans avoir fait un seul adepte parmi les paysans et ce, grâce aux ouvriers qui ont conservé leur domicile d'origine.

Néanmoins, il est tout naturel que ces ouvriers — propriétaires, souvent, d'un lopin de terre et se trouvant en contact permanent avec les cultivateurs proprement dits — exercent une influence considérable

ñ * La din LE à .

sur les opinions des paysans qui les entourent. Et ce,

d'autant plus que les régions où ces infiltrations indus- A. trielles se sont produites, sont en même temps celles où la culture intensive et les industries agricoles — J

distilleries, brasseries, fabriques de chicorée, raffine- 4

ml PP nn

Ver KIA us Li " > Le # Le . rene cm = S S me c ares —= © co - = DCS : QT PT

FE + nn

ries, etc., — rendent la population rurale plus accessible à la propagande socialiste.

Rien de plus caractéristique à ce point de vue que l'influence de l'industrie sucrière et de la culture des betteraves — le légume révolutionnaire par excellence. L’aire de dispersion de cette culture (d’après les cartes du dernier recensement agricole) correspond exactement aux arrondissements ruraux où le socialisme a pris le plus grand développement. Cela s'explique parfaitement, étant données des transformations profondes que la dite culture produit dans la mentalité et la situation matérielle de ceux qui s’y livrent (1).

D'abord « la betterave exige une main-d'œuvre plus considérable que les céréales ou la culture herbagère; les ouvriers ruraux constituent également, à eux seuls, le personnel des fabriques de sucre : celui-ci, composé d’un petit noyau d'ouvriers à l’année, est décuplé à Pépoque de la fabrication et offre ainsi du travail aux ouvriers des champs, dont les travaux sont finis ». Il va sans dire que ce prolétariat mixte, mi-industriel, mi-agricole, épouse facilement les idées des ouvriers de fabrique proprement dits.

En outre, le contact continuel et obligé des exploitants agricoles avec les employés, ingénieurs, administrateurs des fabriques de sucre et avec les commer-

u À pan

(1) V. sur ce point Jadoul, La culture de la betterave à sucre el son rôle dans l'économie génerale de l’agriculture. — Je Congrès international d'agriculture, I, p. 805.

a tn, L d - in s,

ST SRE TS mA TRS nn DE ET AE pe ET, RSS RARES EEE on or TU he CL e LA pa he L Me ré hits dix. 7 Po LAS GHÉURe. ART J A LE R- -A FSU

Dai Los TO T

Page 1