TOTAL
Ouvriers émigrants qui n'ont point de terre
Tenanciers de moins de 1 acre
de 1 à 2 acres
de 2 à 3 »
de 3 à 4 »
de 4 à 5 »
Total des tenanciers de moins de 5 acres
de 5 à 10 acres
de 10 à 15 »
de 15 à 30 »
de 20 à 25 »
de 25 à 30 »
de 30 à 40 »
Plus de 40 »
Total de toutes les tenanciers
Total de tous les ouvriers émigrants tenanciers et non tenanciers
11 y a donc 83.6 0/0 des ouvriers émigrants de toute l'Irlande, qui ne sont point tenanciers : 81.4 pour le Gon-
{{) Report on Irish Migratory Labourers. Pari. Pap., 1904, (Cd. 2322), p. 25.
naught, 88.3 pour l'Ulster, 96.1 pour le Leinstcr, 97.7 pour le Munster. Les ouvriers émi^rants qui ont de la terre sont proportionnellement plus nombreux dans le Gonnaught que partout ailleurs, et c'est aussi dans le Connaught seulement que nous avons un nombre important d'ouvriers émigrants tenanciers de plus de 15 acres : cela s'explique par la mauvaise qualité du sol dans maints districts de cette province. Remarquons en effet, que des 9.527 ouvriers émigrants originaires du comté Mayo, 1.996, soit 21.0 0/0, ont de la terre, et que de ces 1.996 seulement 250, soit 12.5 0/0, occupent des tenures de moins de 5 acres.
Oii ces ouvriers émigrants s'en vont-ils, maintenant que nous savons d'où ils viennent? Le tableau suivant nous le dit (1):
Autre part Provinces en Irlande Angleterre Ecosôe
Léinster 487 93 112
Munster 347 119 48
Ulster 484 289 2.177
Gonnaught 77 12.301 1.325
Total . . . 1.395 12.802 3.662
Il apparaît donc que 71.7 0/0 cherchent leur travail en Angleterre, 20.5 0/0 en Ecosse et 7.8 0/0 en Irlande. Pour ce qui est desprovinces, du Léinster émigrent 692 ouvriers, dont 205 en Grande-Bretagne et /i87 en Irlande ; du Munster 514, dont 167 en Grande-Bretagne et 347 ou 67.5 0/0 en Irlande ; de l'Ulster 2.950, dont 2.466 en Grande-Bretagne et 484 ou 16.4 0/ 0 en Irlande ; du Gonnaught 13.703, dont 13.626 en Grande-Bretagne et seulement 77 ou 0.6 0/0 en Irlande.
(1) Ibid., p. 13.
Quelques-uns de ces émigranis quittent leur foyer d^s le mois de février et prennent part aux travaux ordinaires des fermes, ne revenant que tard dans l'automne ; mais la majorité ne s'en va qu'en juin. Lorsque nous nous trouvions durant le mois d'avril dans le comté Mayo, nous avons assisté à un départ de ces ouvriers émigrants. Quoique moins émouvant que celui des émigrants définitifs (nous appelons ainsi les émigrants qui partent pour toujours, aux Etats-Unis ou en Australie surtout), ce départ est bien triste pourtant: il est une preuve visible que la terre d'Irlande, dans ces districts délaissés, ne peut nourrir ses enfants. Nous étions à la gare de Kiltimagh, le vendredi 7 avril, et nous montâmes dans un compartiment d'émigrants. C'étaient des jeunes gens de 17 à 25 ans ; nous causâmes. Ils reviendraient en novembre; ils partaient le vendredi, car ce jour-là les compagnies de chemins de fer distribuent des billets à prix réduits. « Pour 13 shillings nous allons dans le Lancashire. — Et combien de temps resterez-vous là-bas? — Jusqu'à Noël. — Et vous rapporterez ? — Cela dépend ; mais en moyenne de M à 20 livres. » A Claremorris nous nous sommes quittés : je partais pour Westport ; ils continuaient vers Dublin.
Ils travaillent donc en général l'été et l'automne, à la fenaison, à la moisson, à l'extraction des pommes de terre. Ici, ils sont engagés à la semaine ou au mois, là ils entreprennent telle parcelle de terre. En sus de leur salaire en argent, ils trouvent souvent des facilités pour le logement. Généralement ils pourvoient à leur nourriture, qui consiste principalement en pain, pommes de terre, porridge, thé, lait, parfois en lard ; souvent leurs employeurs leur donnent du lait, du thé, des pommes de terre, quelquefois de la bière.
Ce qu'il y aurait de plus intéressant à savoir serait ce qu'ils gagnent. Malheureusement, c'est presque impossible à cause de la variété dans les périodes d'emploi, les conditions du travail, les allocations de nourriture dans certaines fermes. M. Fox donne quelques chiffres pour certains ouvriers, dans certains comtés (1) : ces salaires sont un peu inférieurs aux salaires que gagnent dans ces mêmes comtés les ouvriers agricoles anglais ; on peut donc induire qu'il en est de môme pour tous les comtés, et nous n'avons qu'à diminuer légèrement le salaire d'un ouvrier anglais pour obtenir celui d'un ouvrier irlandais émigrant. Dans les comtés purement agricoles, comme Oxford, les salaires tombent jusqu'à 14 shillings par semaine, tandis que dans le voisinage des villes comme Glascow ou Manchester, ou dans les districts miniers du Northumberland, du Durham ou du Lanarkshire, ils s'élèvent jusqu'à 22 shillings.
Nous croyons instructif de consacrer quelques pages à [a nourriture des ouvriers agricoles en Irlande ; le rapport de M . Fox et nos enquêtes personnelles nous en fourniront la matière. C'est donner, pensons-nous, un aperçu sur la nourriture du peuple irlandais en général, parce que la famille ouvrière agricole comme la famille ouvrière industrielle est la famille moyenne, parce que, surtout en Irlande, il y a très peu de différence entre les ouvriers agricoles et les petits fermiers si nombreux.
Les conditions dans lesquelles vit l'ouvrier agricole irlandais, varient quelque peu dans les quatre provinces : la
(1) W. Fox, op. cit., p. 141 et 142.
nourriture de la famille est produite par les ouvriers euxmêmes dans le Connaught et le Munster plus que dans rUlsIer et le Leinster. M. Fox a réuni 37 enquêtes sur ce sujet (1), et il divise la nourriture consommée par ces 37 familles d'ouvriers en deux catégories : les articles qui sont achetés, et ceux dont tout ou partie est produit par l'ouvrier ou lui est donné. La valeur de ces derniers articles a élé estimée au prix des boutiques des villages où résidaient les familles : l'enquête a été faite en 1904, nous l'avons contrôlée en 1905.
Les chiffres suivants montrent la valeur des différents aliments consommés en une semaine par un ouvrier de ferme, sa femme et ses quatre enfants : Articles achetés :
Lard 1 s. 4 1/4 d.
Bœuf, mouton ou porc 0 3 1/2
Fromage 0 0 \/2
Pain 0 10 1/2
Farine de blé, de maïs ou d'avoine . . 2 4 3/4
Thé 1 2 1/2
Sucre et confiture 0 iO 1/4
""t 0 1/4 Articles produits ou donnés :
Lait 0 Ol/Zi
Œufs 0 11
Beurre 0 11
Pommes de terre 1 2 3/4
Au total 10 s. 5 3//i d.
On voit que la nourriture d'une famille ouvrière agri-
(1) W. Fox, op. cit., p. 247.
cole est en moyenne de 10 s. 6 pence par semaine, et que de cette somme, 7 shillings ou les '2/3 représentent l'argent dépensé.
Dans le Munster et le Gonnaught, un certain échange a lieu dans les villages ; partie des pommes de terre et des œufs produits par la ferme Jsont souvent échangés contre du thé et du sucre.
Du total dépensé, 4 s. 11 d. le sont en viande et farines diverses et 1 s. 2 1/2 d. en thé. La valeur estimée en monnaie des articles totalement ou partiellement produits ou donnés monte à près de 3 s. 6 d., la valeur des pommes de terre consommées étant 1 s. 3/4 d., celle du lait H d. comme aussi celle du beurre.
La valeur de la viande, du pain, de la farine, des pommes de terre est 6 s. l 3/4 d., soit 58.6 0/0 de la valeur totale; le thé et le sucre comptent pour 19.6 0/0, et le lait, les œufs et le beurre pour 21.3 0/0. La viande est chère ; quand nous demandions quelle était la grande dépense pour la nourriture, on nous répondait invariablement: la viande. Nous avons, sous les yeux, les notes que nous avons prises sur des petites familles d'ouvriers ou de petits fermiers à Kilmacanogue dans le comté Wicklow, à Killarney dans le Kerry, tout près d'Ennis dans le comté Clare, àKiltimagh dans le comté Mayo : la viande coûte partout 9 d.la livre. Une exception pourtant dans nie d'Achill, à l'ouest du comté Mayo : la livre n'y coûte que 5 d.
Les quantités de chaque article consommé ne montrent pas une différence bien marquée entre les provinces, sauf pour les pommes de terre : la consommation est plus forte d'une stone (1) dans les provinces de l'Ouest que dans
(1) La stone est de 6 kilogs 350.
l'Ulster ; pour l'Irlande en général, 3 1/3 slones est la moyenne. La consommation des pommes de terre varie aussi grandement suivant les saisons, montant jusqu'à 5 et 6 stones à la semaine pendant l'automne. Elles sont rarement achetées, et au printemps, quand la provision est épuisée, on emploie plus de pain, de farine d'avoine ou de farine de maïs, jusqu'à la nouvelle récolte, et la consommation de ces articles est ainsi inversement proportionnelle à la consommation des pommes de terre.
Les salaires hebdomadaires des ouvriers agricoles sont, avons-nous dit, de 10 s. 9 d. Mais ils trouvent souvent un supplément par la vente de produits provenant du labour et du pâturage, ou la vente de chèvres, de porcs, de volailles. Il est cependant hors de doute qu'une très grande [)ropoi'tion de l'argent gagné par l'ouvrier est dépensée pour l'alimentation et qu'il ne reste presque rien pour d'autres dépenses.
Nous avons vu qu'en Ecosse le salaire moyen était de 19 s. 5 d. ; en Angleterre de 17 s. 5 d. Tandis que l'ouvrier agricole anglais dépense en aliments 13 s. 6 1/2 d., l'Ecossais 15 s. 2 1/2 d., l'Irlandais seulement 10 s. S 3/4 d. 11 est vrai qu'il a en général plus de facilités pour obtenir un supplément de nourriture ou gagner quelque argent (^n vendant de ses produits ou des porcs, des chèvres, des poules, des oies, des canards. M. Fox dit (1) qu'un inspecteur très expérimenté du Local Government Board lui a écrit de l'Ouest de l'Irlande que c'est avec le profit de la vente de cochons, poules, œufs, que des familles pourvoient à leur habillement et paient leur loyer. D'autres correspondants expriment la même opinion, et quelques-
(i) W. Fox, op. cit., p. 249.
15g LIVRE II. CHAPITRE III
uns disent que la vente des œufs a rapporté de 10 à 12 livres par an et celle de la volaille 2 livres. La terre est généralement moins chère en Irlande et il y a plus de terre inculte pour les chèvres, les oies et les poules. Souvent les bergers obtiennent gratuitement de la terre, parfois avec de l'engrais, les autres ouvriers aussi, mais contre une très légère redevance. Les familles sont très unies et l'esprit d'association, qui est un des traits saillants du caractère du peuple irlandais, un souvenir lointain de la communauté celtique, fait qu'elles s'aident entre elles le plus possible.
Mais l'ouvrier irlandais, s'il n'obtient pas quelque lopin de terre, a les plus grandes difficultés pour joindre les deux bouts.
Le loyer des cottages est peu élevé, 1 s. à la semaine et souvent avec un peu de terre. Quand ils sont construits en application des lois sur les ouvriers, nous avons vu que le loyer était en moyenne de 10 1/2 d., et sans aucun doute pour ce prix modique, les ouvriers obtiennent quelque chose de bien : le cottage est d'un type supérieur et toujours entouré d'un quart d'acre à un acre de terre.
Pour le chauffage, la tourbe leur est souvent donnée ; ils peuvent en tous cas se la procurer à très bon marché, la recueillant eux-mêmes.
Pour les vêtements de l'homme, de la femme, des quatre enfants, les chiffres recueillis varient considérablement : de 5 à 10 livres par an. On se dispense fréquemment de chaussures, ou tout au moins ne les porte-t-on que dans les occasions spéciales, surtout les femmes et les enfants.
Donnons, en terminant, quelques détails intéressants sur le tabac et l'alcool.
Pour ce qui est de la consommation du tabac, on peut
dire que les hommes en général fument de 1 à 3 onces à la semaine, la plupart 2 et 3 onces (l'once vaut 28 ^r. 35). Un inspecteur du Local Government Board dans l'Ulster, écrit que probablement les trois quarts des ouvriers fument, et en moyenne une demi-livre par mois (la livre est exactement 453 gr. 54). Un autre inspecteur dans l'Ouest exprime l'opinion que presque tous les ouvriers fument 1 once de tabac par semaine, à 3 d. l'once. Les renseignements que nous avons recueillis en parcourant l'Irlande corroborent ceux de ces inspecteurs : nous avons trouvé à peu près le même résultat, car le chiffre moyen que nous ont fourni nos enquêtes, nous le trouvons à propos d'un ouvrier du comté de Glare, aux environs d'Ennis, qui fume 2 onces par semaine, à 3 1/2 d. l'once.
Quant à l'alcool, on sera très étonné d'apprendre que les ouvriers irlandais boivent très peu, s'il faut en croire le rapport de M. Fox (1). Ils boivent en général du porter, et dans beaucoup de districts il n'en est consommé que dans des occasions spéciales, telles qu'un jour de foire, de marché. Ecrivant de l'Ouest de l'Irlande, un inspecteur du Local Government Board dit « qu'en général les ouvriers sont sobres, tant qu'ils se tiennent en dehors des villes et des villages. Un ouvrier peut consommer pour 3 s. de porter à une foire, mais on doit se souvenir qu'il n'en courra pas une autre pendant trois mois. En règle, pas plus d'une livre n'est dépensée par an, s'il en est dépensé autant ». Les chiffres donnés par les différents correspondants de M. Fox varient naturellement : un fermier dans le Donegal dit que son ouvrier ne boit pas, tandis qu'un autre dans le même comté porte la dépense de 3 à
(1) Op. cit., p. 250.
6 d. par semaine. Un fermier du comté Cavan pense que ses ouvriers dépensent seulement 2 s. 6 d. de porter par an. Quelques correspondants parlent de dépenses en liqueurs qui montent jusqu'à 1 s. par semaine. Mais c'est là l'exception: la majorité d'entre eux disent: de 3 à 6 d. par semaine ; un bon nombre aussi 1 s., mais alcool et tabac réunis.
A tout le moins, peut-on dire que l'ouvrier agricole irlandais n'est pas responsable de la mauvaise réputation qu'a son pays sous le rapport de l'alcoolisme.
Telle pourrait être la conclusion de M.Fox. Nous avouons que nous ne sommes pas tout à fait d'accord avec lui. Nous venons de voir quelques-uns de ses correspondants porteries dépenses de liqueurs dans leurs districts jusqu'à 1 s. par semaine. Les renseignements que nous avons recueillis dans différents comtés nous donnent aussi cette moyenne. Il se peut que nous ne soyons tombés que sur des ouvriers qui buvaient beaucoup, tandis que ceux de M. Fox boivent peu. Nous croyons cependant être plus près de la vérité, surtout si nous nous en référons aux interviews que nous avons eues avec les curés de village. D'ailleurs, que ce soient les petits fermiers ou les ouvriers agricoles qui boivent, peu importe : le fait est que la consommation de l'alcool est énorme. Puisque nous rencontrons sur notre route ce monstre de l'alcoolisme, nous ne pensons pas qu'il soit en dehors de notre sujet de ne pas nous y arrêter.
En 1904, le peuple irlandais a dépensé pour la consommation de l'alcool 14.311.000 livres ou 357.773.000 francs, dont plus de 0.000.000 livres ou 150.000.000 francs vont à l'Echiquier impérial, comme impôt sur la consommation. 11 est certain que le montant dépensé en boisson est par tête
moindre en Irlande qu'en Angleterre ou en Ecosse, mais la dépense de l'Irlande est hors de proportion avec celle de l'Angleterre ou de l'Ecosse, eu égard aux revenus des habitants des différents pays. Et puis surtout, il faut se rappeler que ces 14 millions de livres ne sont pas seulement une perte d'argent, mais leur effet de démoralisation et de dégénérescence de la race est énorme. En effet, le nombre des aliénés augmente en Irlande dans des proportions effrayantes. Nous en demandions la cause à plusieurs docteurs qui tous nous répondaient: « En première ligne, l'alcool. »
Le nombre des aliénés est en effet, d'après le recensement, quatre fois plus grand en 1901 qu'en 1851 , quoique la population ait diminué de plus d'un tiers. En 1851 il y avait un aliéné par 657 habitants, en 1871 un par 328, en 1891 un par 222, en 1901 un par 178. Cette terrible augmentation est très bien caractérisée par M. William Bailey dans le substantiel discours par lequel il ouvrait, le 21 novembre 1902, comme président, la session 1902-1903 de la Société de statistique et d'enquête sociale (1).
Si nous ajoutons à ces 14 millions de livres les dépenses de construction et d'entretien des cabarets [public houses), et surtout les frais de police pour maintenir l'ordre public troublé par les gens ivres, on arrive à des chiffres effrayants. Le nombre des individus arrêtés pour ivresse a été en 1904 de 85.000, et sur les 32.500 individus qui sont dans les prisons du pays, M 0/0 y sont pour ivresse. Le Père T. Finlay, à qui nous empruntons ces chiffres dans une conférence qu'il fit, quand nous étions à Dublin, le 20 mars 1905, disait : « Je regrette de ne pouvoir espérer
(i) Ireland siiice the famiae. Dublin, Sealy and Walker, 1902, p. 8.
B. -Il
un retour à un meilleur état de choses. Un changement en mieux a lieu en Angleterre et en Ecosse, mais la note de boissons payée par les Irlandais a augmenté de 53.000 livres. »
Il est intéressant de rapprocher ces chiffres de ce que coûtera l'achat des terres. La totalité de la terre d'Irlande, que la loi agraire de 1903 s'est proposé de transférer aux tenanciers occupants est, en chiffres ronds, sujette à une rente de 4 millions de livres. La somme totale que M. Wyndham estime devoir être nécessaire à ce transfert est de 100 millions. Or la dépense annuelle du pays en boisson est égale à 3 fois et demie Ja rente totale. On entend sans cesse des réclamations contre le paiement de la rente, on dit que c'est la grande cause de la pauvreté du pays ; mais quand on trouve qu'une taxe volontaire est payée, de plus de 3 fois et demie cette rente, quel est le résultat ? Si le peuple irlandais consentait à employer à l'achat de la terre les 14 millions ainsi stupidement dépensés en boisson, en 7 ans le rachat delà terre serait un fait accompli, et sans que les tenanciers acquéreurs restent grevés d'une annuité de remboursement pendant 68 ans 1/2.