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LES LOGEMENTS DES OUVRIERS AGRICOLES

Nous ayons eu roccasion de iaire remarquer à plusieurs reprises, au cours de ce travail, l'extrême morcellement des exploitations dans diverses parties de l'Irlande, notamment dans l'Ouest. Sur beaucoup de domaines, les fermes sont trop petites pour que les tenanciers puissent jamais y prospérer.

Pour remédier aux inconvénients de cette situation , il faut diminuer le nombre des fermiers ou augmenter la superficie susceptible de culture. C'est pourquoi le législateur de 1881 s'est préoccupé, d'une part, de l'émigration; d'autre part, d'encourager le défrichement des terres incultes.

Ce n'est pas ici le lieu de traiter la question de

rémigration irLandaise '. On saitque, depuis le commencement de ce siècle, le courant qui entraîne les Irlandais loin de leur pays ne s'est pas arrêté. S'il s'est ralenti pendant les années fertiles, les années stériles l'ont précipité : près de seize cent mille Irlandais abandonnèrent le sol natal pendant les cinq années qui suivirent la famine (1847-1851).' De 1852 à 1872, plus de deux millions d'Irlandais ont quitté leur pays pour s'établir dans des pays étrangers. Voici les chiffres des émigrants pour les der-

nières années :

émijrrants.

Les émigrants se sont dirigés surtout vers l'Amérique du Nord, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Il faut aussi tenir compte des nombreux Irlandais, qyi s'établirent dans les grandes villes d'Angleterre.

Souvent les hommes politiques anglais ont recommandé l'émigration comme le moyen le plus simple et le plus sûr de résoudre la question irlandaise.

Sans doute, une nation possède un incontestable avantage quand ses mœurs, ses habitudes, sa situa-

1 On consultera avec fruit sur ce point les ouvrn{;cs de M. de Beaumont et de Mgr Perraud : de Beaumokt (7« édition), I, r». xxviii; II, pp. 92 et ss. Perràdd, II, pp. 3 et ss.

25i LA QUESTION AGRAIRE EN IRLANDE.

tion lui permettent d'envoyer l'excédant de lu population vers des régions lointaines. Le pays qui reçoit les éniig[rants n'est pas le seul à profiter de l'émigration ; elle produit des résultats salutaires dans leur pays d'origine.

Mais ces avantages ne suffisent pas à justifier l'opinion de ceux qui font de l'émigration l'unique remède aux maux de l'Irlande. Toujours les patriotes irlandais ont élevé leurs protestations contre les desseins des politiques qui préféraient contraindre le paysan à s'exiler plutôt que d'entreprendre les réformes nécessaires pour lui permettre de vivre sur la terre natale.

L'émigration en masse ne doit être encouragée que dans un pays où la terre stérile ne suffit pas à nourrir ses habitants. Or, on verra que telle n'est pas la situation de l'Irlande. Dès lors, il est permis de dire avec Cobden : « Lorsque l'émigration pro- M vient de la nécessité de fuir la famine légale, ce M n'est plus l'émigration, mais la déportation '. » C'est qu'en effet l'Irlandais aime son pays avec passion ; s'il se résigne à le quitter, c'est pour éviter la misère.

(c Si nous abandonnons notre patrie, disait l'ar- « chevéque de Cashel, le 28 mai 1881, c'est que i( nous en sommes chassés. Nul Irlandais n'accepte- « rait de gaieté de cœur l'émigration et l'exil *. »

1 Cité par Mgr Perraud, II, p. 96. Cf. Stuaat Mill, the Irish Landy p. 85.

* Freeman's Journal^ 30 mai 1881.

Aussi les députés irlandais ont-ils combattu toutes les mesures qui tendaient à encourager l'émigration générale. A la Chambre des communes, M. Gladstone les appuya de sa parole. Il déclara n'être pas de ceux qui envisageraient avec satisfaction le décroissèment de la population. Son désir est de voir le peuple croître et se multiplier sur la terre natale, et non de le voir disparaître et s'en aller au loin. « Les « députés irlandais, ajoutait-il, ont raison de sou- « haiter que leurs compatriotes trouvent la prospé- « rite sur leur propre sol '. » On était donc d'accord pour considérer l'émigration, non comme un remède de premier ordre, mais comme un moyen efficace pour diminuer les maux de certaines régions surchargées de population.

Le législateur se propose de favoriser surtout Técnigration collective; par exemple, l'émigration de familles et même de communautés plus nombreuses. En pareil cas, M. Gladstone exprima le vœu que les émigrants pussent être transportés outre-mer sous la conduite de leurs chefs spirituels.

La commission agraire est chargée de venir en aide à l'exécution des contrats d'émigration qui seraient passés entre des Irlandais et des corps constitués des pays étrangers : gouvernements coloniaux et indépendants ou grandes compagnies commer-* ci aies et maritimes ^.

1 Séance du 12 juillet 1881.

< Land Àct^ sect. 32«

Les commissaires pourront, en échange de garan* ties efficaces, avancer les sommes nécessaires à rémigration. Le prêt sera fait, non aux émigrants, mais aux agents des corps constitués qui entreprendront l'émigration. Lorsqu'elle accordera son concours, la commission devra veiller à ce que l'embarquement, le voyage et l'arrivée des émigrants aient lieu dans des conditions satisfaisantes.

Les opérations de la commission sont placées sous le contrôle financier du Trésor. Le crédit qui est ouvert pour ces avances est limité à 200,000 livres (50 millions de francs). Les commissaires ne peuvent employer en une année plus du tiers de ce crédit. Ces restrictions attestent que le Parlement n'a point voulu provoquer une émigration générale. Il est vraisemblable que les commissaires useront avec une grande modération des pouvoirs qui leur ont été conférés.

Il est inutile d'encourager les Irlandais à émigrer, s'il est vrai qu'il y ait sur leur sol natal assez de terre à défricher pour occuper tous les bras et absorber l'excédant de la population.

Or, les terres incultes ne manquent pas en Irlande. Elles comprennent à l'heure actuelle plus du cinquième de la superficie de l'île (environ 4 millions

d'acres anglaises). C'est ce qu'ont démontré des témoignages d'une irrécusable valeur '.

Un fermier important du Donegal déclare que dans les comtés de Donegal et de Tyrone, qui figurent au nombre des plus misérables, la superficie de la terre inculte est égale à la superficie de la terre cultivée^.

M. Baldwin est d'avis qu'il y a encore une étendue suffisante de terre à défricher dans le Connemara et dans le comté de Mayo pour occuper tous les petits fermiers qui se pressent sur le sol ' : pas n'est besoin de recourir à l'émigration pour assurer la sécurité du pays. Sans doute, la plus grande partie de ces terres incultes est entre les mains des fer- • miers. Mais M. Baldwin ne craint pas d'émettre l'opinion que le législateur serait en droit de les écarter pour faire place à des fermiers disposés à transformer le sol en terre arable.

En somme, on compte au moins 2 millions d'acres abandonnées (800,000 hectares) qui seraient susceptibles d'une culture suffisamment rémunératrice. Si le défrichement n'en a pas été entrepris, c'est faute de capitaux et de sécurité. Lorsque la sécurité leur a été assurée, on a vu les paysans irlandais trans-

' Consulter sur ce point John George Mao Cartiiy, A leUer on luaste iand réclamation ; Timex^ 28 octobre 1879. — George Orme M ALLET, Journal of statislical and social Inquiry Societyy 1870, pp. 161 et ss. Ces travaux ont été reproduits à la £uite des procèsverbaux de Tenquête de 1880; Appendice F.

« Enquête de 1880, n» 8786.

3 /^/rf., no 32186.

former en terres fertiles des marais, des tourbières ou le versaut d'une motitag^ne."

Cependant TÉtat, représenté par le Bureau des Travaux publics, avait depuis longtemps offert son , concours pour l'exécution de travaux utiles à l'agriculture. L'acte de 1842, proposé par sir Robert Peel, inaugura un système d'après lequel le Bureau put entreprendre l'œuvre du drainage général de l'Irlande au moyen de fonds avancés par le Trésor. Les travaux devaient être provoqués par l'action collective des propriétaires et par l'initiative des grands jurys des comtés. Les terres améliorées étaient affectées à la garantie des avances consenties par l'État '.

Les travaux d'amélioration avaient pris un développement considérable, lorsqu'ils furent arrêtés par la famine et les désastres qui en furent la conséquence. Depuis lors, un nouveau système organisé par des actes de 1863 et des années suivantes est venu remplacer les lois votées sous l'influence de sir Robert Peel *. A partir de 1863, le concours de l'État se manifeste par des avances consenties aux propriétaires agissant individuellement : l'État se borne à seconder les efforts locaux, il ne dirige plus un tra-

* 5 et 6, Vict., c. 89. Cet acte fut suivi d'une série d'actes cités par Bagenal : À compendium to the Acts referring to Isatis as obtained through the Board of Works {Ireland) (Dublin, 1875), p. 32. Cf. les documents indiqués plus haut.

* 26 et 27, Vict., c. 88, et les autres acteç cités par Bagenal. Voir aussi le Land Act de 1870, sect. k% En 1880, divers actes ont été passés pour faciliter les prêts, à raison de la situation désastreuse de l'agriculture.

tk Q^JESTION A'GRAIRE EN IRLANDE. 259

Tail d'ensemble. L'acte de 1863 autorise en outre les propriétaires à former des syndicats pour le drai- , nage de leurs terres*.

L'État prête son concours pour l'exécution de tous les travaux utiles : drainage, irrigation, construction de chemins d'exploitation, de bâtiments de ferme, etc., et enfin défrichement de terres incultes.

Rien ne saurait être plus large ni plus libéral que .* la définition des travaux pour lesquels l'État est autorisé à consentir des prêts. Des sommes importantes ont été ainsi avancées depuis la grande fa-

mine '

Cependant les progrès se sont ralentis dans les vingt dernières années. Le défrichement des terres incultes ne s'opérait que lentement ; quatrç -vingt-dix mille acres seulement furent gagnées à la culture de 1863 à 1879. Il était nécessaire de donner uq, encouragement nouveau aux efforts des propriétaires et à l'industrie des paysans. Tel fut le but que se proposa un député irlandais, M. John-George Mac-^

1 Voir plus haut, p.89. En Tannée financière 1880-1881 (!«' avril 1880 au 31 mars 1881), près de 5 millions de francs ont été prêtés aux propriétaires, pour travaux d'amélioration, en exécution des anciens actes. Environ 1,850,000 francs ont été avancés pour des travaux de drainage. De plus, en exécution d*actes passés en 1880 pour la période de détresse, près de 18 millions de francs ont été avancés, pour améliorations, aux propriétaires irlandais. Ces avances sont consenties h des conditions très -avantageuses pour les emprunteurs. Ils doivent en effet rembourser le capital par des annuités payables pendant trente-cinq ans, dont chacune n'atteint pas 3 1/2 pour 100 de la somme prêtée. Cf. Report from the Com^ missioners of Public Works in Treland, 1880-1881, p. 9 et 10.

260 hH QUESTION AGRAIRE EN IRLANDE.

Carthy, dans deux bills qu'il présenta à la Chambre des communes en 1875 et 1878. Ces bills établissaient une commission chargée d*acheter les terres incultes y d'en opérer le drainage et de les revendre par parcelles aux paysafis, qui s'acquitteraient au moyen d'annuités et achèveraient le travail du déFHcliement. Les deux projets échouèrent devant la Chambre des communes; mais, soutenus par tons les députés irlandais et par bon nombre de députés 4' anglais, ils avaient obtenu une forte minorité.

Le Land Act de 1881, qui laisse en vigueur les Hnciens actes ayant pour objet l'amélioration des terres, contient deux dispositions destinées à faciliter la mise en culture des terres vagues et abandonnées *.

1^ L'État pourra désormais seconder les efforts des compagnies qui se formeraient pour le défrichement des terres incultes. Le Bureau des Travaux publics est autorisé à prêter à ces compagnies une somme égale à celle qu'elles-mêmes consacreront à l'amélioration de la terre et à des travaux de drainage.

2° Avant la promulgation du Land Act de 1881 , le Trésor ne pouvait consentir d'avances qu'aux propriétaires, ou aux tenanciers ayant un bail d'une durée assez longue pour constituer une garantie suffisante. Désormais tous les fermiers, quelle que soit leur tenure, pourront avoir part aux prêts consentis par le Bureau des Travaux publics, à la seule con-

» Sect. 31,

dition de fournir les sécurités nécessaires pour assurer le remboursement par annuités des capitaux uvancés.

La population agricole ne se compose pas seulement des fermiers. Auprès d'eux vivent des ouvriers^ qui, sans cultiver la terre pour leur compte, sont employés à la journée , au mois ou à Tannée sur les terres d'autrui.

Ces ouvriers sont moins nombreux en Irlande qu'en d'autres contrées. En effet, l'Irlande étant un pays de petite culture, il arrive fréquemment que le fermier et sa famille suffisent aux besoins de l'exploitation, sans qu'il soit nécessaire de recourir à des étrangers. Quoi qu'il en soit, les ouvriers agricoles constituent en Irlande une classe nombreuse dont, en beaucoup d'endroits, la situation laisse à désirer.

D'après les témoins de la dernière enquête, les ouvriers agricoles sont souvent logés sur les terres dépendantes de la ferme ; alors leur salaire est diminué d'une somme égale au loyer de l'emplacement qu'ils occupent. Ailleurs, le fermier leur paye leur salaire en entier, à charge par eux de se loger à leurs frais. Dans quelques domaines, le landlord s'intéressant au sort des ouvriers leur a construit des habitations qu'ils tiennent directement de lui.

En général, les ouvriers agricoles sont très-misérables. Irrégulièrement employés et mal payés par

les fermiers, ils ont beaucoup souffert des dernières années de crise. « Leur état présent est une honte « pour le pays » , dit un des témoins de Tenquéte '. « Les ouvriers agricoles qui résident dans le comté

« de Clare sont dans une grande misère Ils n'ont

« point de travail suffisant pour les soutenir Ils

« ne pourraient vivre si leurs femmes n'allaient

« continuellement mendier dans le pays '• Leurs

■ habitations consistent en une seule pièce, qui leur

« sert tout à la fois à préparer les aliments et à

« prendre leur repos '. » Beaucoup la partagent

avec les bestiaux, porcs ou volaille. Ils sont très-mal

vêtus et n'ont guère de literie. Leurs chaumières

sont k peine closes; quelquefois il n'y a point de

vitres pour fermer les ouvertures; un trou dans le

toit laisse sortir la fumée. « Les laboureurs sont ma

« payés, n'ont que de misérables habitations, dit le

« colonel King Harman ^ ; ils les tiennent des fer-

« miers qui leur payent, en les logeant, une partie

a de leurs salaires ^. » Le fermier ne fait que donner

aux ouvriers un emplacement, ils se construisent

eux-mêmes des logements; ils les bâtissent de terre

glaise et de chaume *.

Presque partout les ouvriers agricoles vivent dans

1 Enquête de 1880, n» 30733.

« Ibid., no 23396.

3 Jbid.y no 23412.

* Lord-lieutenanc du comté de Roscommon.

^ Enquête de 1880, n» 14258.

Ibid., no 31521.

une dépendance étroite des fermiers. A l'heure présente , les relations entre les deux classes sont devenues difficiles. Il y a plus de mécontentement encore parmi les ouvriers que parmi les fermiers, disent plusieurs témoins de l'enquête agricole.

« Le fermier tient l'ouvrier à sa discrétion , il est « plus arrogant que ne le serait un membre de Taris- « tocratie foncière *. » En effet, il est le supérieur de l'ouvrier, quoique vivant à ses côtés; en pareil cas, le joug qui pèse sur l'inférieur lui paraît d'autant plus pénible que la distance est moindre entre lui et son maître.

Misérables et mécontents, beaucoup d'ouvriers se sont associés à l'agitation provoquée par la ligue agraire. Eux aussi se sont organisés et ont produit au grandjour leurs réclamations. Pendant l'été de 1881 , ils chargèrent une députation de les exposer au soussecrétaire d'État pour l'Irlande. En septembre, ils faisaient entendre leurs vœux au congrès général de la ligue agraire à Dublin. En octobre 1881, ils résumaient leurs demandes en un manifeste. Ils expriment le désir d'obtenir de meilleures habitations avec quelques acres de terre pour y cultiver les légumes nécessaires à leur subsistance, et d'acquérir ainsi l'indépendance.

La question du logement des ouvriers s'impose donc à l'attention du législateur. Déjà divers actes

1 Enquête de 1880, no 31524.

avaient autorise l'État à consentir des avances aux propriétaires pour les aider à construire des chaumières d'ouvriers.

L'acte de 1870 avait dispense le landlord de l'obligation de payer l'indemnité pour trouble de jouissance, quand il reprenait pour y construire des habitations d'ouvriers une partie de la terre occupée par le fermier : en ce cas, celui-ci n'avait droit qu'à une diminution proportionnelle de rente. Toutefois le landlord ne pouvait reprendre pour ce motif une étendue de terre supérieure au vingt-cinquième de la superficie occupée par le fermier '.

Plusieurs clauses de l'acte de 1881 ont trait aux intérêts des ouvriers agricoles. Pour leur construire des logements, le landlord, s'il obtient l'approbation de la commission agraire, est autorisé à reprendre possession de la terre affermée en vertu d'une tenure parlementaire *, Quoique le fermier qui jouit d'une tenure parlementaire ne doive point sous-louer, il peut avec la permission des commissaires disposer d'une demi-acre en faveur des ouvriers attachés à sa ferme *.

La section 59 de l'acte organise un moyen qui sans doute sera employé dans la pratique pour déterminer les propriétaires et les fermiers à construire des chaumières. Lorsque le juge crée une tenure parlementaire, il peut, soit d'office, soit à la

1 Sect. 10.

^ Sect. 5. En pareil cas, le landlord ^it indemniser le fermier.

3 Sect. 18.

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requête du landlord oii du fermier, leur imposer, quand il fixe la rente, l*t)bligation d'améliorer les logements d^ouvriers établis sur la ferme ou d'en construire de nouveaux. La loi nouvelle donne au fermier le droit qu'avait déjà le landlojrd dç faire appel au concours de TÉtat pour exécuter ces constructions; fi peut, à cet effet, obtenir des avances jusqu'à concurrence de 100 livres *.

Tel est l'ensemble des mesures prises en faveur des ouvriers; la plus efficace sera vraisemblablement celle qui permet aux membres de la commission a(][raire d'ordonner la construction de logements sur les terres affermées.

1 Sect. 19.

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