‹ La question agraire en Italie, le latifundium romainChapitre 26 sur 41 · Cf. I demani popolari. Rome, 1906, p · texte numérisé non relu

Cf. I demani popolari. Rome, 1906, p

constitution et leur fonctionnement depuis 1894.

Le but de la loi du 4 août 1894 était « de conserver en vie, en leur donnant des raisons de vivre, les universités et communautés agraires préexistantes, d'infuser de la vie à la masse inorganique de ceux qui, avant la loi de 1888, exerçaient les droits d'usage sur les terres et, après In loi, en échange de ces droits, eurent la propriét»' d'une partie ou de la totalité des terres... » ; « d<' conserver les collectivités en les adaptant au progrès des temps, à l'orientation nouvelle ^e l'agriculture, à de nouvelles formes juridiques, à dr nouveaux buts sociaux ». De telles collectivités « auraient dû greffer le principe moderne de la coopération sur le tronc vieilli des communautés écloses au moyen âge* ». Or il semble que la pensée du législateur n'ait pas été bien comprise, ou du moins que ses intentions n'aient pas été respectées par la population car on peut noter des indices très nets d'individualisme dans le fonctionnement des domaines collectifs.

Jadis les usagers trouvaient en face d'eux, dans l'exercice de leurs droits, le propriétaire qui s'opposait à l'exploitation abusive du fonds ; cet obstacle a disparu lorsque le propriétaire privé a été remplacé par une association collective « el la cupidité des particuliers s'est manifestée sous toutes les formes, toujours aux dépens de l'association à laquelle personne ne se sent appartenir, et de la chose commune que chacun considère comme la sienne propre et prétend exploiter à

. Relazione suW andamento dei domhùi colleUivi,p. 21.

son propre avantage en excluant autrui ' ». Les professeurs d'agriculture se plaignent du mauvais état dans lequel se trouvent les biens communs par suite d'une exploitation abusive etanarchique. et la plupart de ceux que j'ai vus considèrent les domaines collectifs comme un obstacle au progrès agricole et au développement de la richesse publique.

11 arrive souvent que les universités agraires n'observent pas leurs règlements et que leurs membres se partagent amiablement les biens de l'association. Certains règlements admettent d'ailleurs la concession emphytéotique, le partage et la vente des terres -, et parfois ces règlements ont été approuvés par les commissions provinciales, en violation formelle de la loi, ce qui dénote une complète ignorance ou une singulière insouciance tant de la part des administrateurs des universités que de la part de l'autorité chargée de les contrôler, à moins que cela ne soit la conséquence de nécessités économiques plus fortes que les prescriptions législatives, ou l'indice d'aspirations à la petite propriété de la part des paysans.

Nous avons déjà signalé la mauvaise volonté apportée par les syndics à l'exécution de la loi et l'opposition qu'y font les municipalités. L'intervention des administrateurs communaux n';i pas peu contribué à faire dévier les dispositions législatives parce que, « au lieu de s'employei' dans l'intérêt exclusif des usagers qu'ils doivent

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