‹ La question agraireChapitre 145 sur 189 · X. — LA CONCURRENCE DES PRODUITS D’OUTRE-MER, ETC · texte numérisé non relu

X. — LA CONCURRENCE DES PRODUITS D’OUTRE-MER, ETC

Année

Pays d’origine

Total

Canada

États-Unis

République

Argentine

Autres

pays

ob2 od2

Parmi les moutons importés vivants en Angleterre provenaient :

Années

de

Belgique

de

Danemark

fec

et!

d’Islande

des

Pays-Bas

des

États-Unis

du

Canada

de la

République

Argentine

des

Autres Pays

Dans le domaine de Papprovisionnement de moutons vivants, l’Europe s’est trouvée éliminée du marché anglais par les pays d’outre-mer plus tard, mais alors avec d’autant plus de rapidité.

La viande ne pouvait guère, il y a 20 ans, voyager sur mer que sous forme de conserves, viande salée, viande fumée. Depuis, les méthodes employées pour conserver par le froid la viande fraîche se sont perfectionnées à tel point, que l’importation en Angleterre de viande fraîche d’outre-mer croît constamment. En 1876, 34 640 quintaux anglais de viande de bœuf fraîche étaient importés; en 1895, au contraire, 2191 037 ; en 1897,3 010 387. La plus grande partie provenait des Etats-Unis.

La viande de mouton fraîche n’est indiquée à part dans la statistique du commerce anglais que depuis 1882. L’importation s’élevait alors à 190 000 quintaux; en 1895, elle fut de 2 611 000 quintaux ; en 1897, de 3 193 276. Sur

l’agriculture dans la société capitaliste

ce chiffre, 1 671 000 quintaux provenaient d’Australie, 715 000 quintaux, de la République Argentine.

De môme que dans la production des céréales, les Etats-Unis ont sans doute déjà dépassé dans la production de la viande le point culminant de leur exportation. L’exploitation extensive de pâturages, qui seule rend lucrative la production de bestiaux pour l’exportation outre-mer, réclame d’immenses étendues de terres, étendues de terres que l’accroissement de la population réduit de plus en plus. On comptait aux Etats-Unis :

Population

Vaches

Bœufs et autres animaux de race bovine

Moutons

Porcs

Seules les bêtes laitières augmentent en nombre ; le nombre des bêtes que l’on élève pour la boucherie diminue. Mais ce n’est pas l’Europe qui en a l’avantage ; ce sont la République Argentine et l’Australie, où d’immenses domaines 'permettent l’extension de l’exploitation de pâturages. Ces deux pays sont ceux qui contribuent déjà le plus à approvisionner l’Angleterre de moutons et de viande de mouton ; mais leur exportation de bœufs et de viande de bœuf est aussi en train de se développer avec rapidité.

En 1890, 150 000 tètes de bœufs furent exportées de la ' République Argentine ; en 1894, 220 500.

Indépendamment de la production de viande, on compte sur la production de lait, de fruits, de légumes et l’élève des volailles pour venir en aide à l’agriculture dans sa détresse.

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