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X. - LA CONCURRENCE DES PRODUITS D’OUTRE-MER, ETC

« Il peut être nécessaire aussi clans les coopératives de fabrication d’établir certaines prescriptions concernant les fourrages, en particulier de limiter l’emploi de ceux qui exercent une influence sur le goût et la consistance du beurre.

« § 5. Les heures de trayage doivent être établies de telle sorte que le lait soit immédiatement expédié de bétable à la coopérative, etc.

« § 6. Pendant le trayage il faut observer les règles de la plus grande propreté, etc.

« § 7. Les membres du conseil de surveillance (et ceux du Comité) ont le droit d’inspecter, en tout temps, sans annoncer leur visite , chez les différents membres, les étables à vaches et les locaux destinés à la conservation du lait ; ils ont le droit d’assister au trayage etde prendre des échantillons du lait trait. Les hommes de confiance sont autorisés à exiger des membres ou de leurs remplaçants les renseignements les plus exacts sur les fourrages donnés aux bêtes à lait, sur la façon dont elles sont traitées et autres choses semblables (1) ».

« Dans le Danemarck, les laiteries coopératives donnent des préceptes relatifs à Paffourragement et à l’entretien des vaches, afin d’assurer l’uniformité de la qualité, l’absence de tout arrière-goût désagréable et la production régulière du lait pendant l’hiver (2) ».

Le paysan cesse donc d’être le maître dans son exploitation agricole; celle-ci devient une annexe de l’exploitation industrielle, sur les besoins de laquelle elle doit se régler. Le paysan devient un ouvrier partiel de la fabrique.

Souvent il tombe aussi sous la dépendance technique de l’exploitation industrielle en tant que celle-ci, comme nous l’avons déjà remarqué, lui livre du fourrage et des engrais.

d) P. 102-104. Cf. aussi, p. 40.

(2) Bericht der parlamentarischen Agrarhommission in England 9 1897, p. 126.

404 l’agriculture dans la société capitaliste

Parallèlement à cette dépendance technique se produit encore une dépendance purement économique du paysan vis-à-vis de la coopérative. Celle-ci ne fournit pas seulement les moyens d’améliorer l’exploitation agricole et de couvrir ses déficits possibles, elle devient aussi, dans la mesure où cette dernière s’adapte à ses besoins, l’unique acheteur des marchandises produites par le paysan. L’exploitation agricole ne peut plus exister sans l’exploitation industrielle ; celle-ci devient sa base, et l’écroulement de cette base industrielle produit la ruine de l’exploitation agricole.

Or, un tel écroulement ne se produit que trop facilement.

Plus grands sont les profits que donne une industrie agricole, et plus grande est la quantité de capitaux qui se tournent Vers elle. De grands profits ne peuvent plus être réalisés aujourd’hui, dans la règle, que par des exploitations qui, par l’importance de leurs capitaux, dépassent de beaucoup la moyenne, de manière à ce qu’elles puissent, au point de vue technique et au point de vue commercial, triompher de toute concurrence. Ils peuvent être réalisés ensuite dans des domaines qui comportent, soit par nature soit par suite de circonstances spéciales, une monopolisation, ou enfin dans des domaines qui, du fait de révolutions techniques ou économiques, ont été récemment créés ou du moins récemment ouverts à l’exploitation capitaliste, comme par exemple aujourd’hui le domaine de l’électrotechnique. Mais les grands profits de ce dernier genre ne durent pas longtemps; bientôt le domaine récemment ouvert est aussi encombré et la surproduction devient constante. Les premiers venus prennent la crème, il ne reste plus aux autres que le lait maigre, et souvent pas même cela.

Ici encore se trouve, en ce qui concerne l’industrie agricole, un avantage que le grand propriétaire, surtout s’il est capitaliste, a sur le petit propriétaire et ses coo-

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