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X. — LA. CONCURRENCE DES PRODUITS D’OUTRE -MER, ETC

péralives. Il est plus mobile, plus entreprenant, plus perspicace, moins lent à prendre un parti que celui-ci ; il peut bien plus rapidement fonder une industrie agricole, là où les conditions nécessaires sont réalisées, à l’heure où elle est encore avantageuse.

Pour toute industrie agricole aussi bien que pour toute autre arrive tôt ou tard lq moment où elle est surchargée, où les prix sont pressés, où la concurrence fait ses ravages et où les plus faibles et les moins habiles spnt éliminés, où enfin des crises temporaires, les unes générales, coïncidant avec le mouvement général d’essor et de crise économique, les autres particulières, provoquées par des transformations spéciales d’ordre technique, économique ou législatif, secouent la branche d’industrie en question.

Plus la puissance de l’Etat prend fait et cause pour ces industriels, plus elle leur procure d’avantages, dans l’intérêt de l’agriculture, aux dépens de l’ensemble de la population, et plus vite ce moment arrive. La fabrication européenne de l’eau-de-vie et celle du sucre montrent cela clairement. L’une comme l’autre a été stimulée de la manière la plus vive, en Allemagne aussi bien qu'en Autriche, en Russie, en France, par des avantages de toutes sortes, en particulier par des primes à l’exportation qui se présentèrent sous forme de remboursement des impôts payés.

De 1872 à 1881, dans le domaine des impôts de l’Empire allemand le nombre des distilleries qui exploitaient des substances farineuses ou de la mélasse ne s’éleva que de 7011 à 7280, mais le nombre des distilleries payant plus de 15 000 marcks d’impôt sur l’eau-de-vie s’éleva de 789 à 1492 ; il doubla presque.

l)e 1880-81 à 1885-86, la quantité de pommes de terre exploitées pour faire de l'eau-de-vie s’éleva de 1 982 000 a 3 087 000 tonnes.

La conséquence de ce brillant essor fut une crise, qui

commença en 1884. Certes celle-ci eut ce résultat immédiat que le régime bismarkien donna un coup d’épaule à l’industrie nécessiteuse. 11 réussit finalement à emporter le vote de la loi fiscale de 1887, qui assure aux distilleries le « don charitable » de 40 millions de marcks par an et s’oppose de la manière la plus énergique à la surproduction ; en 1895, cette loi fut complétée par une nouvelle loi qui oppose une digue plus forte encore à la surproduction d’alcool, et renchérit davantage encore, afintérieur,. le prix de l’eau-de-vie afin que le produit de l’impôt permette de payer une prime àl’exportation de 6 marcks par hectolitre pour l’eau-de-vie exportée. Et malgré tout cela, le spectre de la crise de l’alcool ne veut pas disparaître !

Non moins que l’alcool, le sucre a tout lieu de se réjouir de la sollicitude des gouvernants ; — aussi bien sont-cede hauts seigneurs qui le produisent. La conséquence est un énorme accroissement de la production du sucre. Il y avait dans l’Empire allemand :

Fabriques

travaillant

les

betteraves

Quantité

de

betteraves travaillées .

Nombre de tonnes

Quantités de betteraves produites par les exploitations agricoles dont font partie

les fabriques

Tonnes

Quantité

de

sucre brut obtenu

Tonnes

Au contraire on avait dans l'Empire allemand :

Consommation de sucre

Tonnes

Exportation de s uure

Tonnes

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