X. — LA CONCURRENCE DES PRODUITS D’OUTRE-MER, ETC
Pour
Nombre
1 000 habitants
absolu
Mais la laiterie se développe rapidement aussi en dehors de l’Europe. Les pays qui entrent ici particulièrement en considération sont le Canada pour le fromage etl’ Australie pour le beurre . La quantité de fromage exporté par le Canade était :
en 1891 . 106 200 000 livres (anglaises)
en ,1895 . 146 000 000 » »
En Australie la laiterie fut favorisée non seulement par la baisse des prix des céréales, mais encore par des primes à l’exportation (la plupart du temps 2 pence par livre de beurre et 1 penny pour la livre de fromage), dans le territoire de Victoria (jusqu’en 1893), dans l’Australie méridionale (jusqu’en 1895), dans le Queensland (jusqu’en 1898) La Commission agraire du Parlement anglais rapporte, sur la production australienne du beurre : « Dans le territoire de Victoriale progrès de l'industrie laitière fut caractérisé par l’extension du système des fabriques. D’après les rapports officiels les plus récents il y avait en 1895 dans ce pays 155 fabriques de beurre et de fromages, au lieu de 74 en 1892, et de la production totale de 35580 000 livres de beurre en 1895, 27 000 000 provenaient des fabriques ( dairy factories). L’accroissement de l’exportation de beurre du territoire de Victoria fut le suivant :
en 1889/90 . 829 000 livres
» 1892/93 . 8 094 000 livres
21 024 000 livres (p. 80)
414 l’agriculture dans la société capitaliste
Des rapports semblables sur le rapide accroissement de l’industrie laitière arrivent du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud ; dans cette dernière colonie la production du beurre s’est élévée de 15 500 000 livres en 1889 à 27 359 000 li vres en 1895.
Notons ce passage remarquable du rapport sur la Nouvelle-Galles du Sud. « 11 semble que l’industrie laitière ne soit plus limitée, comme auparavant, aux paysans (, farmers ), vu que beaucoup de grands éleveurs de bestiaux ( graziers in a large way of business ), particulièrement dans la proximité des côtes, ont tourné leur attention, dans ces derniers temps, vers cette industrie.
« Au début de l’établissement du système des fabriques, la plupart des fabriques étaient coopératives, et les opérations de l’écrémage du lait et de la fabrication du beurre étaient faites dans la même exploitation. Cette façon de procéder cessa peu à peu et les anciennes fabriques de beurre sont remplacées par des fabriques centrales de beurre qui reçoivent leur matière première d'endroits nombreux où se fait l'écrémage. Les avantages de ce changement sont, dit-on, considérables. Dans chaque centre on fait du beurre d’une seule qualité, et les frais de production sont considérablement diminués par l’accroissement de l’échelle de la production et par l’emploi des machines et appareils perfectionnés, que les grandes entreprises peuvent employer avec avantage (1). »
De même que le sucre allemand exporté, le beurre allemand exporté est, pour la plus grande partie, consommé en Angleterre. Des 7 101 000 kilogrammes de l’exportation allemande de beurre (1896) 5 570 000 furent expédiés en Angleterre; des 3 716 000 kilogrammes de l’année 1897, 2 766 000. Mais ces chiffres montrent déjà que le beurre allemand suit sur le marché anglais une regres-