X. — LA CONCURRENCE DES PRODUITS D’OUTRE-MER, ETC
D’autre part on comptait :
Comme distilleries employant la pomme de terre
Comme quantité de pommes de terre travaillées.
En tonnes
Comme quantité de pommes de terre travaillées dans chaque distillerie.
En tonnes
Depuis 1887-88, dans le domaine des impôts de l’Empire, la production d’eau-de-vie de pommes de terre est restée en moyenne, pour chaque exploitation, au meme niveau, mais il faut remarquer que les plus petites de ces distilleries ont subi une régression caractérisée.
La production s’éleva :
Eu 1890/91
En 1894/95
Diminution ( — )
Accroissement(-f )
A 50 litres .
dans 1800 dist.
dans 513
De 50 à 500 litres. . .
De 500 à 5 000 litres . .
De 5 000 à 50 000 litres .
Au-dessus de 50 000 lit.
Les laiteries sont naturellement soumises de la même façon à la loi d’évolution de la grande industrie moderne ; pour elles aussi le progrès technique se poursuit, aussi dans leur domaine la fabrication à la main cède la place à la fabrication à la machine, les machines s’accroissent, la quantité des produits fabriqués par'une machine s’accroît, s’accroissent les locaux employés à la production et les lieux de dépôt, s'accroissent les marchés et en même temps s'accroît pour elles la nécessité d’avoir leurs propres vendeurs, des vendeurs pourvus d’une sérieuse culture commerciale, tels qu’une grande
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exploitation, donnant lieu à beaucoup d’affaires, peut seule les employer.
Nous avons vu plus haut comment, dans la Nouvelle- Galles du Sud, les laiteries deviennent toujours plusgrandes. On nous rapporte le môme fait au sujet de la Belgique : Colard Bovy, dans un rapport prononcé devant le Congrès International d’Agriculture, en 1895, fit cette constatation : Les petites coopératives, insuffisantes et mal conduites, disparaissent de plus en plus devant les plus grandes « qui peuvent au plus bas prix et dansles meilleures conditions travailler de grandes quantités de lait et livrer des produits cj^une uniformité constante. Si un agent capable dirige l’exploitation^ ces avantagesatteignent leur point culminant (1). »
Le développement de l’industrie des denrées alimentaires dans l’Empire allemand est rendu sensible par le tableau suivant, qui s’appuie sur les chiffres de la statistique des professsions de 18S2 et 1895. On avait pour cent directeurs d’exploitation (propriétaires et employés), comme ouvriers salariés et fonctionnaires :
(1) Cité par Vandervelde' dans' son article sur « le Socialisme agraireen Belgique », Neue Zeit , XV, 1, p. 755.
(2) Conserves, légumes comprimés, chicorée, cacao, fécule, pâtes moulées.
(3) Poissons salés, préparation de lait conservé, fabrication de beurro et de fromages.