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VII. — LES LIMITES DE L EXPLOITATION CAPITALISTE

Dans les Etats du centre-sud :

Années

Nombre

total

des fermes

Fermes de 500 à 1000 acres

De plus de 1000 acres

Accroissement .

Dans les Etats de l’ouest :

Années

Nombre

des fermes

Fermes de 500 à 1000 acres

De plus de 1000 acres

Accroissement .

Enfin dans les Etats du centre-nord, les vrais Etats à blé :

Années

Nombre

total

des fermes

Fermes de 500 à 1000 acres

De plus de 500 à 1000

Accroissement .

Ces derniers chiffres n’indiquent pas précisément un recul de la grande exploitation. Là où, en Amérique, l’agriculture moderne progresse, les surfaces augmentent de façon à former de grandes exploitations. La petite exploitation ne Remporte que là où l’agriculture cesse d’être profitable, là où la grande exploitation précapitaliste entre en concurrence avec l’exploitation paysanne.

Mais toujours, bien qu’en Amérique jusqu’ici révolution agricole se soit faite avec une plus grande rapidité qu’en Europe, bien qu’elle se montre plus favorable à la

grande exploitation qu’on ne le croit en général, on ne peut cependant pas parler d’une disparition de la petite propriété devant la grande.

Il serait cependant très prématuré de conclure de ces chiffres et de chiffres semblables, que le développement économique se fait en agriculture dans une toute antre direction que dans l’industrie.

Les chiffres prouvent ! — C’est vrai, mais il faut se demander ce qu’ils prouvent. Avant tout, ils prouvent ce qu’ils disent directement, mais c’est, en général, peu de choses ce que disent les chiffres d’une statistique. Prenons, par exemple, les chiffres qui doivent démontrer que le bien-être de la masse augmente dans la production capitaliste. Entre autres choses, on a recours, pour le prouver, à l’augmentation des fonds déposés dans les caisses d’épargne. On ne peut pas discuter les chiffres, mais que prouvent-ils irréfutablement? Que ces dépôts vont en augmentant, ni plus ni moins, mais sur les causes de l’augmentation ils nous laissent dans le doute le plus complet. On peut, mais on ne doit pas, l’attribuer à une augmentation du bien-être. De tout autres causes peuvent amener le même résultat.

. Par exemple, le nombre croissant des occasions qui se présentent de placer les économies dans les caisses d’épargne, peut produire une augmentation des .dépôts de fonds dans ces caisses. L’hindou enfouissait jadis ses épargnes dans la terre. Maintenant qu’on a fondé des caisses d’épargne dans les Indes orientales, il préfère y déposer ses économies. Cela prouvè-t-il qu’il peut faire aujourd’hui plus d’économies, que son bien-être est supérieur? La famine chronique, là-bas, prouverait plutôt le contraire.

Les caisses d’épargne sont plus anciennes en Europe. Mais, en Europe, les occasions se multiplient d’y faire des dépôts sans perte de temps excessive ; en même temps, les caisses d’épargne se développent à la campagne, la

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