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Y11I. — LA PROLÉTARISATION DES PAYSANS

C’est en général ce qui se passe en France. On y trouvait :

Nombre des exploitations

Catégories d’exploitations

Répartition proportionnelle

De moins de 1 hectare

— 1 à 5 hect

— 5 à 10 hect.

— 10 à 20 hect.

— 20 à 30 hect.

— 30 à 40 hect.

— 40 à 50 hect.

— 50 à 100 hect.

— 100 à 200 hect.

— 200 à 300 hect.

De plus de 300 hectares ;

Pour eent

?;ooj

Pour cént

Nous avons donné, p. 201, les chiffres concernant l’étendue de chaque catégorie d’exploitations.

Le nombre des exploitations de moins de 1 hectare s est accru de 67 000, celui des exploitations de plus de 100 hectares a augmenté de 4 000. Le chiffre des exploitations de 1 à 100 hectares a diminué de 40 000.

En Allemagne, on a constaté cette tendance plus tôt, et avec beaucoup de netteté. En 1882, von Miaskowski est arrivé « à ce résultat, que l’accroissement considérable du capital mobile, joint à d’autres circonstances, a amené de nos jours, d’un côté, un accroissement et un arrondissement de la propriété foncière et, d’un autre côté, un morcellement et une diminution. » Ces deux tendances semblent, il est vrai, s’exclure l’une l’autre au premier abord, mais, à y regarder de plus près, cette contradiction apparente se résout harmonieusement, puisque ces tendances opposées agissent à des époques différentes ou dans différentes parties de l'Allemagne, ou bien elles ruinent la propriété foncière moyenne quand elles

l'agriculture dans la société capitaliste

se rencontrent à la même époque et dans le même pays.

« Tandis que les propriétés ont plutôt, sinon exclusivement, une tendance à s'agglomérer dans le Nord et le Nord-Est de l’Allemagne, ce n’est le plus souvent que dans le Sud et dans le Sud-Ouest qu’elles ont une tendance à se morceler, bien que ce morcellement se produise aussi d’une manière sporadique dans d’autres régions.

« Ces tendances contraires, et qui se répartissent dans des régions différentes, ont ce caractère commun que, dans les deux cas, l’accroissement et la diminution de la propriété foncière se produisent surtout aux dépens de la propriété moyenne. Dans les deux cas, c'est elle qui est la victime (1). »

Les chiffres suivants, établis pour la Prusse et donnés parSering (La colonisation intérieure) (2), prouvent bien que c’est aux dépens de la propriété moyenne que la grande et la petite propriété se développèrent simultanément. Ils se rapportent aux provinces orientales (Prusse, Poméranie, Brandebourg, Posen, Silésie) et aux provinces de Westphalie et de Saxe.

Entre 1816 et 1859, les propriétés paysannes moyennes :

(1) Das Erorecht , u. s. av.

(2) Die innere Kolonisation.

Ont diminué

Surfaces perdues par la propriété, moyenne et gagnées par la

Ensemble

petite propriété

grande propriété

Nombre

absolu

Arpents

Arpents

Arpents

Prov inces orientales. .

Westphalie .

Saxe . . •

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