Acte ni, Se. vi -^ La Question d'Argent
monsieur Giraud est bien bon, en effet, car une fille pauvre, cela ne s'épouse pas, cela s'achète. J'aurais donc bien tort de ne pas Tépouser.
C'est juste, je n'avais pas pensé à tout cela, et je dois me trouver trop heureuse ! Merci, monsieur 5 de Charzay, vous m'ouvrez les yeux ; je ne voyais pas la vie sous cet aspect ; un mot de vous a fait plus sur moi que n'auraient fait peut-être les prières de mon excellent père. {£lle sonna,) Eh bien, c'est dit... 10
René. Que faites-vous?...
ÉusA. Je suis le conseil que vous venez de me donner. (Au domestique qui entre.) Priez mon père et monsieur Giraud de se rendre ici. {Le domestique sort) 15
René. Adieu I
Élisa. Oh ! ne vous en allez pas ; je veux que tous ceux qui ont intérêt à mon bonheur sachent clairement à quoi s'en tenir sur ma vie. (De Roncourt et Giraud entrent^ ao