C. Rouen
e. — dans les paroisses qui en seront suceptibles : C. Montde-Marsan.
/*. — dans tout canton ou paroisse qui powTu le comporter :
Ta. Exmes.
g, — dans les campagnes : N. Amiens ; — Ta. Paris-hors-lesmurs, Poitou, Pont-à-Mousson (éc. de filles), Rennes, Senlis.
/* . — dans les villes : Ta. Sens (frères des éc. chr. et ursulines). i. — dans les villes et bourgs : Ta. Guérande, Ploermel. j. — dans les bourgs : Tb. Nantes.
k. — dans les paroisses de cent feux : C. Mantes (maître et
maltresse).
/. — dans les paroisses au-dessus de cent feux : Ta. Paris
intrà-muros (maître et maîtresse).
iw. — dans les paroisses au-dessus de cent cinquante feux:
NT. Péronne.
M. — dans les paroisses de deux cents feux et au-dessus : G.
Étampes ; — Tb. Roissy-en Brie.
o. — dans toutes le^ paroisses inriistinctement : To. Bourg-en- Bresse, Marches communes de Poitou et de Bretagne. — C. Aix, Dourdan, Caen, Labourt, Lille, Lyon, Màcon, Maine, Monde, Montreuil-sur-Mer, Paris-hors-murs, Paris intràmuros. Perche, Saumur, Soûle, Toulouse, Vendôme, Verdun, Vermandois, Yillers-Cotterets, chapitre de Garrouge ; — N. Blois, Clermont-en- Beauvoisis, Paris (14* départ.) ; — Ta. Auxerre, Bigorre, GhàtellerauU, Dourdan, Êtampes, Évreux, Gisors, Lyon, Maine, Nancy, Nemours, Orléanais, Perche, Poitou, Provins, le Puy, Saint-Flour, Versailles ; — Tb. Angervilliers, Antony, Beauregard, Belleville, Besons, Bonneuil-sur-Marne, Ghevannes, Ëssonnes, Fosses, Garches-lès-Saint-Gloud, Limours, L6gnes-en- Brle, Les MoUères, Montlhéry, Morsang-sur-Orge, Sainte-Geneviève-des-Bois, Saint-Nom- de-Lé vy, Saulx-Marchais, Thiais, Villebon, Villemoison-sur-Orge, Villiers-ie-Boi, Wassigny.
tout rintérôt du clergé. Il serait bien à désirer que dans chaque paroisse il y eût un maître d'école éclairé et honnête, propre à donner à la jeunesse des leçons sages, une instruction gratuite. Dans les paroisses un peu considérables, il faudrait ajouter une maîtresse. » Le premier ordre demande à Clermont- Ferrand, « que dans toutes les paroisses où il n'y a point d'écoles pour l'instruction de la jeunesse, il en soit formé; » à Auxerre « que, conformément à la déclaration de 1724, on établisse dans toutes les paroisses du Royaume des maîtres et des maîtresses d'école; » à Paris- hors-murs, « qu'il soit pourvu à l'établissement de maîtres et de maîtresses d'école dans les paroisses de campagne qui en manquent ; » en Vermandois, « que dans chaque paroisse il soit établi des écoles pour les deux sexes; » à Villers-Gotterets, « qu'il soit fondé dans toutes les paroisses un maître d'école suffisamment doté et un bâtiment pour les écoles etque l'instruction de la jeunesse soit gratuite ; » dans le pays de Labourt, « que chaque paroisse soit tenue d'avoir un ou plusieurs maîtres à ses frais. »
Le Clergé ne se contente pas d'exprimer ainsi en termes très clairs ses vœux pour la diffusion de l'enseignement populaire. En bien des lieux, il les motive et donne les meilleures raisons qui puissent militer en faveur de leur accomplissement. A Glermont-en-Beauvoisis par exemple, « que pour le bien des mœurs et de la religion, il soit pourvu à l'établissement des maîtres et des maîtresses d'école dans les paroisses où il n'y en a pas; » à Dourdan, « l'instruction des gens de la campagne étant précieuse à l'État, il est bien à désirer qu'on établisse dans chaque paroisse des maîtres et des maîtresses d'école; » à Mantes, « dans les mêmes vues de répandre la lumière de tous côtés et d'avancer les progrès de la religion et des mœurs.
Somme toute, 117 cahiers, dont 76, parmi lesquels 30 cahiers ecclésiastiques, proposent la solution la plus libérale.
il sera pourvu à ce qu'il y ait dans chaque paroisse de cent feux, un maître et une maîtresse; wàMâcon, « ordonner Texécution de Tédit de 1698, en ce qui touche les maîtres d'école si utiles et si désirés dans les campagnes ; » dans le Perche, « établir des maîtres et des maîtresses dans les campagnes en assignant pour cet établissement des fonds fixes et non d*une manière vague, comme dans les édits de 1698 et 1724; cet article est d'autant plus intéressant qu'il prépare de dignes sujets pour la formation des municipalités ; » à Montreuil-sur-Mer, « rien de plus intéressant pour Tordre public et les bonnes mœurs que l'instruction des enfants. Les habitants ne sont qu'autorisés à se procurer des maîtres et des maîtresses d'école, on doit les y obliger. » Je citerai enfin le vœu du clergé du pays de Gex ; « Ordonner dans toutes les paroisses l'établissement de petites écoles. Le Clergé affligé de l'ignorance des peuples des campagnes qui lui sont confiés et les soins qu'il leur donne n'avoir pas tout le succès qu'il désirerait, en a, depuis longtemps, recherché la cause et demandé les moyens de la faire disparaître. C'est à ses sollicitations que Ton a accordé l'établissement des petites écoles dans différents villages. Cet établissement nécessaire dans ce pays oh nos paroisses voisines de Genève ont besoin de plus de connaissances, ne s'y rencontre presque nulle part. C'est pour l'obtenir, conformément à la déclaration du Roi, de 1724, que le Clergé renouvelle aujourd'hui ses instances. »
Je pourrais multiplier les citations. En voilà assez, je crois, pour donner surabondamment la preuve du zèle du clergé de France pour l'enseignement populaire. ;De tout temps il l'avait considéré comme une œuvre essentielle et avait fait de sa propagation un des devoirs préférés de son ministère. Dans ses dernières assemblées (i), il avait périodiquement appelé
(I) Procès-verbaux des Assemblées générales du Clergé de France, t. IV, p. 725, t. YJII, Pièces justificatives.p.liy 202, 203, 204, 306.
Tattention du gouvernement sur ce grand intérêt; au moment de disparaître dans la tourmente révolutionnaire, à cette heure solennelle où pour la dernière fois, elle élevait, comme corps politique, la voix devant le pays, rÉglise servait encore avec éloquence la cause sacrée pour laquelle elle s*était dévouée pendant des siècles.
Parmi les vœux émis par la Noblesse pour la multiplication des petites écoles, il n'en est pas, je crois, où l'on puisse relever de particularités bien notables (1). Je passe donc aux cahiers du Tiers-État qui me semble avoir mieux compris l'intérêt d'une question qui du reste le touchait plus directement. De nombreuses assemblées de bailliages ou sénéchaussées ont émis des vœux analogues à ceux du Clergé pour la multiplication du nombre des écoles et leur établissement dans les paroisses qui n'en possédaient pas encore. «Que l'on établisse pour les habitants des campagnes, disent à Ghâtellerault les électeurs du troisième ordre, des écoles où les enfants apprennent à lire; 1° afin qu'étant hommes ils soient moins exposés à être surpris; 2°afln qu'ils puissent se délivrer eux-mêmes des frais de baux, de quittances et de testaments qu'ils sont toujours obligés de se faire faire par des notaires » . L'assemblée du tiers-état de Paris « veutqu'il soit établi dans chaque paroisse ayant plus de cent feux un maître et une maîtresse d'école pour donner des leçons gratuites aux enfants de l'un et l'autre sexe. » En beaucoup d'autres assemblées électorales, les Communes demandent que « dans chaque paroisse », que « dans toutes les paroisses, » des écoles pour les deux sexes soient « établies » ou « multipliées » et, de même que le Clergé, elles réclament la stricte exécution des déclarations royales de 1698 et 1724, dans l'Orléanais par exemple et à Saint-Sever de Rustang dont
(1) n faut faire exception pour le cahier de Saint-Mihiel que j*ai cité plusieurs fols.
PETITES ÉCOLES. iOl
voici la formule : « ordonner de plus fort Texécution des règlements portant qu'il sera établf, dans chaque paroisse, des maîtres et des maîtressee d'école pour l'instruction et Téducation de la jeunesse. »
Un grand nombre de villages de la prévôté de Paris ont inséré dans leurs cahiers un article sur l'enseignement primaire. Quelques-uns réclament pour euxmêmes des écoles qu'ils n'ont pu fonder encore; d'autres, tout en constatant qu'ils jouissent de cet avantage, souhaitent qu'il soit étendu à toutes les paroisses des provinces moins favorisées.
Parmi les cahiers des communautés rurales, il convient d'accorder une mention spéciale à celui du village de Chevannes qui fut rédigé, comme celui du bailliage, par Dupont de Nemours. L'économiste disciple de Turgot, le doctrinaire solennel, l'utopiste même se retrouvent dans cette pièce fort longue dont j'extrais quelques lignes qui touchent directement à mon sujet. « Une grande partie des maux dont nous avons souffert, n'auraient pas existé ou n'auraient pas été durables si les habitants des campagnes sur lesquels ces maux ont principalement et presque uniquement porté, avaient été plus instruits, avaient pu lire habituellement les lois bonnes ou mauvaises et rédiger des observations claires sur le bien et le mal qui en résulterait pour eux... ce serait donc un grand bien public, un grand service pour l'administration, un grand remède contre une foule d'abus que de mettre les habitants des campagnes en état de lire, d'écrire et de calculer avec facilité. Les longues soirées d*hiver en rendraient plusieurs appliqués et studieux. Ils se communiqueraient alors d'une province à l'autre leurs lumières sur la culture Les propriétaires et habitants de la paroisse de Chevannes pensent donc qu'il serait très utile qu'il y eût dans chaque village un bon maître d'école capable d'apprendre bien aux enfants à lire et à écrire et les principes du calcul, de l'arpentage et du toisé. »
Le lecteur aura sans doute observé que les rédacteurs des Cahiers, dans les vœux qu'ils ont émis au sujet de la multiplication des écoles, ont, d'ordinaire, demandé pour chaque paroisse, non seulement un mailre, mais encore une maîtresse. L'Église et l'État sous l'Ancien régime, s'étaient également préoccupés de la grave question des écoles mixtes et les deux pouvoirs avaient édicté de nombreux règlements prescrivant sous des peines sévères la séparation absolue des sexes ou du moins les moyens d'atténuer les inconvénients de leur réunion. Dans un certain nombre de bailliages, le Clergé surtout a touché expressément ce point important. « Dans les paroisses un peii nombreuses, dit-il à Beauvais, il faudrait ajouter une maîtresse d'école. La réunion des deux sexes, même dans l'enfance, est trop souvent une source de vices et de désordres. » Dans le Boulonnais, il s'exprime plus fortement encore : « Contre le bien des mœurs et la teneur des règlements, il n'y a souvent qu'une même école pour les enfants des deux sexes... Pour remédier à ces inconvénients, le clergé du Boulonnais ose supplier Sa Majesté avec toute l'énergie du zèle le plus pur pour l'instruction des enfants, le bien de la religion et des mœurs, d'ordonner qu'il sera établi des écoles distinctes pour les deux sexes (1). »
On peut dire, ce me semble, d'après les textes que j'ai allégués et ceux bien plus nombreux dont j'ai simplement indiqué la source, qu'en pleines ténèbres monarchiques, nos pères ont eu la perception très nette de l'importance sociale de l'enseignement populaire et de la possibilité de le répandre partout en établissant dans chaque village des écoles pour les deux sexes. La Convention, ceci est un fait incontestable, ne crut pas pouvoir aller aussi loin. Des lois qu'elle a votées sur l'enseignement primaire, il en est deux seulement
(1) Cf. C. Amiens, Paris intra-muros^ Toul;— N. Par» (14« départ.)* — Ta. Senlis ; — Tb. Marcoussis.
PETITES ÉCOLES. i09
qui aient été appliquées. Celle de brumaire an III qu'inspira Lakanal n'admettait qu'une école avec un maître et une maîtresse par mille habitants. La loi de brumaire an IV, dont Daunou fut le rapporteur, en exigeait vaguement une ou plusieurs par canton. Dans la discussion de Tan III, Dubois-Grancé proposant rétablissement d'une école par commune, vît son amendement vivement combattu et facilement écarté (1). La loi de l'an IV fut appliquée en restreignant d'ordinaire au minimum le nombre des écoles à établir (2). Dans la Gironde, par exemple, on se contenta d'abord d'une école par canton (3). On en vint bientôt à regretter l'Ancien régime. Le conseil des Cinq-Cents entendit, le 11 frimaire an VI, Ehrmann demander que chaque commune pût arriver à posséder son école « comme cela arrivait dans la ci-devant Alsace (4). » Et un an plus tard, en ventôse an VII, dans la même assemblée, Santonax, après avoir déclamé contre les écoles libres et antirépublicaines qui s'ouvraient de toutes parts, ajoutait : « Une seule école primaire par canton ne me parait pas suffisante. Autrefois chaque commune avait son maître d'école; le curé ou son vicaire se chargeait de ce respectable emploi. C'est dans les campagnes que l'instruction doit être près du peuple (5). » — Quand fut discu tée la loi de floréal an X, d'après laquelle (Titre II, art. 2) « une école primaire pourra appartenir à plusieurs communes à la fois, suivant la population et les localités de ces communes » et qui d'ailleurs n'assurait aux maîtres que « le logement et la rétribution scolaire, » on entendit un
(1) Moniteur du 27 brumaire an III.
(2) Voir les chiffres allégués par MM. V. Pierre, A. Babeau, Poiseox, Fayet, Ricordeau, Bellée, Maggiolo, etc., et que j'ai résomés et discutés dans un article des Lettres chrétiennes (sepieoi'' bre 1882) : Les écoles primaires de l*an III à Van X,
(3) ArcbiTes do la Gironde. L. Instruction publique, placard In-f».
(4) Moniteur du 17.
(5) Moniteur du S Tentôse an VL
ilO LA QUESTION D'ENSEIGNEMENT EN 1789-
des pédagogues de la Convention, Fourcroy, déclarer Timpossibilité absolue pour un grand État de fournir à chaque commune une école gratuite : « Quel est le gouvernement qui peut soutenir un pareil fardeau? Il est hors des limites du possible qu'une pareille organisation existe chez un grand peuple (1). » II est vrai que bien des choses s'étaient passées de mars 4789 à floréal an X, et notamment que la dotation des établissements d'enseignement (2) et les biens de l'Église qui avait tant fait et aurait pu faire tant encore pour l'instruction du peuple, avaient été engloutis dans la banqueroute de la Révolution.
Les rédacteurs des Cahiers ne se sont pas contentés d'émettre des vœux platoniques pour la diffusion de l'instruction primaire, sans se donner la peine de rechercher les moyens de traduire en actes leurs vues bienfaisantes. Ils ont étudié toutes les questions concernant la dotation des écoles, le choix et la préparation des maîtres, leur condition matérielle, la gratuité, et même, exceptionnellement il est vrai, l'obligation. Je vais exposer sommairement et par ordre, les idées qu'on rencontre dans les Cahiers relativement à ces divers objets.
On ne pensait pas en 1789, qu'il fût possible d'inscrire au budget de l'État les sommes nécessaires à la dotation des écoles nombreuses dont on réclamait la fondation. Je ne rencontre cette idée que dans un seul cahier, celui d'une communauté rurale des en-
(1) Archives parlementaires, 2® série, t. III, p. 551.
(3) En 179?» Romme n*estimait pas à moins de 12 millions dô revenu les subventions des fabriques, celles des municipalités, les fondations, les mois dés enfants et le salaire des maîtres particuliers enseignant, dans les villes et dans les bourgs « l'aritlimétique, Tarpcntage, un peu de grammaire, de géométrie et d'histoire. » [Œuvres de Condorcst, Paris, 1847, in-8,t. VII, p. 571-572).
virons de Paris, Brétigny : « Employer aux besoins publics des municipalités, tels que les écoles paroissiales, une partie des impôts désignée pour Tirnpôt municipal. » Partout ailleurs, on entend subvenir aux nécessités de cet important service en généralisant l'emploi des moyens divers jusqu'alors en usage.
J'ai déjà parlé , à propos des vues générales, de l'application aux petites écoles des biens de l'Église, application réclamée par le tiers-état rural avec une singulière âpreté de convoitise, par les cahiers de bailliage du troisième ordre et de la Noblesse avec plus de modération, admise dans une certaine mesure par le Clergé qui n'entendait pas se départir, au moment des réformes, de ses habitudes de générosité.
Il y avait ensuite les fondations extrêmement nombreuses en beaucoup de provinces, et qu'on désirait voir affranchir, dans une mesure plus large encore que par le passé, des formalités onéreuses imposées par le fisc. C'est le vœu du clergé de Caen « qu'il soit permis à la piété chrétienne de fonder des écoles gratuites en dérogeant aux édits et déclarations qui peuvent la gêner ». Nous retrouvons les mêmes vues dans les cahiers du tiers-état des bailliages de Coutances et Saint-Sauveur-le-Vicomte, que je cite l'un après l'autre : « Que pour favoriser les établissements des écoles de charité, les actes de dotation desdites écoles jusqu'à la concurrence de 300 livres de revenu dans les campagnes et de 600 livres dans les villes soient exempts des droits de fisc et dispensés des formalités prescrites par l'édit de 1749 et autres subséquents (1). » — « L'éducation de la jeunesse est un objet de la plus haute importance pour l'État; beaucoup de paroisses sont privées d'écoles parce que les frais énormes qu'il faut faire pour les fonder rebutent
(I) Le Clergé avait, à plusieurs reprises, insisté dans ce sens auprès du pouvoir royal et non sans succès. Voir Durand de Maillane, aux mots Amortissement et Établissement.
les personnes pieuses et bien intentionnées qui donneraient des biens pour des fondations d'écoles. Le tiers-état demande qu'il soit permis de donner des biens-fonds et des rentes, jusqu'à concurrence de la somme de 300 livres de revenus d'école, sans être assujetti au payement d'aucuns droits, à aucunes formalités. »
On compte aussi sur les impositions communales au marc la livre de la taille, autorisées par les déclarations de 1698 et de 1724. Cette idée émise surtout par le Clergé se retrouve sous une forme analogue dans les cahiers du tiers-état de Paris intra muros : « les fonds pour le payement des maîtres d'écoles et sœurs de charité, approvisionnement de livres et papiers pour l'école seront pris par addition sur les fonds destinés aux réparations des églises et presbytères (1) ; » et dans les doléances de l'université d'Orléans : « il est nécessaire que les maîtres soient suffisamment dotés aux dépens des paroisses lorsqu'il n'y a pas de dotation ou qu'elle est insuffisante. »
Deux villages de la prévôté de Paris, Cbevilly et Lay, demandent que les seigneurs de paroisse soient chargés du payement des maîtres. Enfin divers cahiers des trois ordres se contentent d'appeler sur cet objet l'attention du gouvernement et des États généraux, qui devront chercher les moyens les meilleurs pour assurer le service de l'enseignement primaire (2).
(1) Généralement on associait les taxes locales concernant les réparations d'églises et de presbytères, les honoraires des régents, des prédicateurs, oie. Dans les archives de la généralité de Bordeaux (actuellement aux Archives de la Gironde, série G) les pièces concernant ces divers objets sont toujours réunies.
(2) J*ai essayé de me rendre compte avec précision des moyens proposés par les Cahiers pour la dotation des petites écoles. Voici le résumé synoptique de mes recherches sur ce point :
a. Faciliter les fçndations : G. Caen, Goutances; -— Ta. Goutances, Saint-Sauveur-le-Vicomte.