‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 21 sur 112 · VŒUX DU CLERGÉ [A. AGEN-ANGOUMOIS · texte numérisé non relu

VŒUX DU CLERGÉ [A. AGEN-ANGOUMOIS

laquelle ils ont droit par leurs travaux, ils aient encore la perspective consolante d'une retraite honorable lorsque, après des succès, ils seront hors d'état de continuer leurs utiles fonctions (I. 732),

31. On désire aussi, dans les villes épiscopales au moins, un établissement pour former les maîtres et les maîtresses d'école sous l'inspection immédiate de Monseigneur l'évoque ou de celui qu'il voudra bien commettre, afin qu'étant à sa nomination seule dans les campagnes, ils fussent aussi beaucoup mieux instruits et astreints à une plus grande régularité, leur traitement devant être plus avantageux. La séparation des deux sexes dans les écoles se trouvant également réclamée, on demande encore un établissement pour un objet d'une si grande importance pour les mœurs (I, 734).

32. Sans vouloir porter aucune atteinte aux privilèges des universités, on demande qu'on ne prodigue pas si facilement le titre de gradué pour les bénéfices à charge d'âmes (I, 735).

33. La vertu indigente languit sans espérance de secours et ne peut quelquefois suivre sa vocation faute de moyens. On désirerait les trouver dans les unions de bénéfices qui fourniraient aux pensions des jeunes élèves trop peu fortunés pour entrer dans une carrière qu'ils ne peuvent courir sans être aidés et encouragés dans leurs premières études (I. 734).

Amont en Franche- Comté {Bailliage d*). — 34. Même vœu que celui des trois ordres de Vesoul (ci-dessus, n* 15).

35. Aucune personne ne pourra désormais faire les fonctions de maître et de maîtresse d'école sans le consentement du curé de la paroisse (I. 762).

Angoumois. — 36. L'instruction de la jeunesse ayant toujours été la base des vertus sociales et religieuses, S. M. sera suppliée de jeter un regard attentif sur l'état déplorable des collèges et d'ordonner qu'il soit pourvu à leur prompt rétablissement par les ad-

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minislrations provinciales de concert avec les seigneurs évêques, et Ton pense qu'il serait avantageux de ne confier l'instruction qu'à des corps permanents, tels que les réguliers, en les assujettissant à la juridiction de l'ordinaire, et, relativement au collège d'Angoulême, S. M. sera suppliée de considérer que depuis l'extinction du corps qui l'administrait (1), les écoles sont désertes et les pères de famille obligés d'envoyer à grands frais leurs enfants dans des collèges éloignés (II, 3).

37. Et attendu qu'en vertu des lettres patentes de François P% le collège de la ville d'Angoulême avait été érigé en titre d'université, la province désire tenir de S. M. le rétablissement du même privilège ou l'agrégation du collège d'Angoulème à quelque université {Ibid,).

38. Il sera pourvu par des réunions de bénéfices à des pensions gratuites au séminaire, en faveur des pauvres ecclésiastiques [Ibid,).

Anjou. — 39. Que les États prennent en considération l'objet important de l'éducation publique ; que les maîtres soient doués du talent d'instruire, de mœurs irréprochables, professant tous la religion catholique et choisis, autant que possible, dans l'ordre du Clergé ; que pour attacher les professeurs aux pénibles fonctions de leur état, on leur assure un traitement de quatre cents livres (2), et qu'après vingt ans d'exercice, leur émérite(3)soit au moins dedouze cents livres ; que dans le cas où Ton n'aurait pas de fonds suffisants pour récompenser leurs services, ils soient promus aux bénéfices du diocèse ainsi que MM. les vicaires; qu'il soit fait un plan d'études; qu'on réforme les abus qui subsistent dans les universités et notamment le droit du septennium (II, 30-31),

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